An de Grasce 1467

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An de Grasce 1467

Message par andaine le Ven 4 Jan 2019 - 21:02

03/01/1467 Le conseil limousin fait son beurre de missel.

Limoges (AAP) - L'histoire, au départ, pouvait se résumer à un conflit de personnalités entre l’Évêque Grégory de Festigny et les notables conservateurs du Conseil comtal. Une armée comtale a donc pris le diocèse d'assaut le 21 octobre dernier, comme l'AAP l'avait rapporté dans l'article « Limoges: main basse sur le vin de messe ».
L'Évêque Gregory de Festigny, qui s'est depuis retiré en retraite spirituelle, est devenu un bouc-émissaire facile à charger. Ainsi, Arry Zolen, Comte actuel du Limousin et de la Marche, affirme-t-il qu'« on gagnerait à avoir des évêques qui n'usent pas de leur droit de veto pour écarter la concurrence, tout comme on gagnerait à avoir des évêques qui ne placent pas leurs amis au conseil diocésain & utilisent les écus des paroissiens pour offrir des cadeaux à leurs proches ».
Ces insinuations ne font que s'ajouter à une longue liste : en Limousin depuis des mois maintenant, les attaques contre l'Évêque sont très en vogue parmi les membres du pouvoir en place. Pourtant les preuves de ces supposées malversations n'ont été affichées à la vue de chacun.

Quoi qu'il en soit, depuis maintenant plusieurs mois, la situation semble s'être enlisée : le conseil comtal garde toujours la main-mise sur les affaires et l'argent du Diocèse. On en est arrivé au point où les raisons avancées pour l'action initiale ne sont plus importantes, car il n'est à présent plus question que de l'ingérence d'un pouvoir laïque dans les affaires de l'Église. Selon les mots de Son Éminence Estevan de Mortelane, Cardinal Chancelier de l'inquisition Romaine et 1er Vice Primat de l'Assemblée Épiscopale de France « le religieux devient esclave du politicien ».

Mais l'affaire va plus loin. Ainsi, le Comte Zolen, réformé notoire, demande à ce que les Évêques limousins soient élus par les paroissiens, puis nommés par la Couronne, jugeant que « laisser Rome décider de la nomination des évêques n'est ni sain, ni juste ». Affirmation qui amènera grand nombre d'aristotéliciens à se poser certaines questions : les évêques étant finalement des intermédiaires entre l'Église et les croyants, n'est-il pas logique qu'ils soient nommés par elle ? L'Église est une autorité indépendante, pourquoi le choix de ses représentants devrait-il être dicté par un pouvoir séculier ?
Il faut savoir qu'actuellement, comme nous l'explique monseigneur Estevan, « pour qu'une personne soit appelée évêque, elle doit être nommée par le Souverain Pontife, ou bien par la couronne de France après validation par l'église Aristotélicienne Romaine, sans quoi cette personne ne peut pas se dire évêque. Pourquoi ? Parce qu'il faut nécessairement que cette personne respecte le dogme Aristotélicien, qui lui seul définit comment on devient évêque. Et qui sont les évêques. »
Sur ce sujet, les points de vue de l'Église et du pouvoir comtal semblent nettement inconciliables.

Début novembre, l'affaire a été portée par Monseigneur Estevan devant sa Majesté Rose de Leffe, Reyne de France, dans l'espoir de trouver une solution à ce conflit certes local, mais qui remet potentiellement en cause la confiance fragile existant, à ce jour, entre la Couronne de France et l'Église Aristotélicienne Romaine.
Un semblant de compromis aurait été trouvé : il a été proposé par la Grâce David Stanislas Kronembourg de la Duranxie, Grand Maître de France, que l'argent du Diocèse soit recueilli par la Reyne. Mais la situation ne semble pas évoluer : malgré un accord de façade, l'argent n'aurait pas été rendu.
Selon l'estimation fournie par Dame Nessty La Vilaine, actuelle Connétable diocésain que l'Armée n'a pas pu expulser, il serait question d'une « somme totale de 7 400 écus diocésains qui est à ce jour en possession du comté du Limousin. » La somme serait bien sûr nettement moins importante aux dires du Comte Zolen.
Le jour de la Saint Noël, l'Armée comtale conservait toujours les postes de Camérier et de Sénéchal diocésains, deux postes clefs concernant la gestion pécuniaire du Diocèse. Le Diocèse reste ainsi sous la tutelle financière du Comté.

Toutefois, de nouvelles avancées dans la résolution de ce conflit semblent possibles : selon les déclarations du Comte Zolen, le dossier serait à présent entre les mains de la Dauphine, son Altesse Royale Elisabeth Stilton.

Conséquence de ces tensions, l'ambiance de la ville se dégrade. La réputation de Limoges d'être une ville vivante et agréable à vivre est chaque jour mise à mal. Ainsi, un limougeaud nouvellement arrivé nous explique que l'on « peut sentir dans les rues le désaccord entre le pouvoir temporel et spirituel ».
L'évidence s'impose : les tavernes sont nettement moins fréquentées que l'année dernière à la même époque. Concernant justement les tavernes, notre nouveau limougeaud le constate : « les deux parties ne fréquentent pas les même établissements. Mais ce qui n’empêche pas d'entendre quelques noms d'oiseaux voler par ci, par là ».
Le conflit transparaît aussi sur le marché, chaque "camp" accusant l'autre de spéculer. Quoi qu'il en soit, le marché, bien que très fourni à première vue, semble effectivement être approvisionné par intermittence en denrées de première nécessité.

Laissons le mot de la fin au Comte Zolen : « Globalement, la situation stagne. »

Danelle, pour l'AAP.

Dépêche AAP :
http://www.degloriaregni.com/KAP/index.php?id_depeche=93033
Pillage du diocèse de Limoges :
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Diocèse de Limoges, remerciements et aides :
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Salle du Plaid :
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