An de Grasce 1466

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An de Grasce 1466

Message par andaine le Dim 25 Nov 2018 - 19:01



28/09/1466 Genève désenchantée ?

Genève (AAP) - Opiniâtre lobbyiste de la Très Sainte Eglise Aristotélicienne Universelle et néanmoins Romaine, Monsieur Hobb, Edler von Kornwald, Baron von Saltara, a reçu ce matin à 4h36, entre laude et prime, la charge de curé de Genève des mains même de l’Évêque Aristotélicienne Réformée Charlotine Durand. La passation s'est déroulée sereinement sur le perron du presbytère, sans le moindre chicot, la paix religieuse étant enfin assurée depuis que les oies pourprées du Capitole ont été écartées des affaires par l'Empereur Freas Ier - Que soient louées trois fois ses poulaines ! Là où qu'il soit ! Entre mille et une houris délicieuses et quatre marmottes siffleuses !

Dans 16 jours encore, le mandat épiscopal de Charlotine s'achèvera également, laissant le nouvel Empereur Thibaud Ier régler sa succession comme convenu entre la République et le précédent - Que les Trois prophètes accompagnent son dernier voyage sur les rivières de miel et du lait de nos vaches mauves ! Notre antépénultième lecteur et les deux suivants ne sauraient plus ignorer que l'investiture du diocèse de Genève, paroisses de Genève-ville et Annecy, a été retirée du giron de la mère romaine endimanchée dans des chasubles trop grandes pour elle car incapable de fournir des candidats en nombre et en qualité, tant en Castille qu'en Navarre, France et Empire.

Sans os à ronger et avoinés par le triste sort d'une Confédération réduite à un Etat voyou sans relief complaisamment engraissé par des adorateurs du veau d'or réunis en sabbat des XII, les pères fondateurs de la Réforme et pas mal de suisses ont quitté vallées, datcha sur pilotis et le monde, laissant le vieux chevalier teutonique se faire prier sans scrupules. Le règne annoncé de la Grande Maquerelle Romaine et ses sbires en chasuble dans la ville enchantée annonce-t-elle la réalisation des plus sombres prophéties Armageddoniques ta mère ? Ou plus malheureusement encore, la succession d'aubes maussades, comme sur ce perron de presbytère, dans les frimas d'un petit matin de 28 septembre insipide.


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Re: An de Grasce 1466

Message par andaine le Dim 25 Nov 2018 - 19:04



03/10/1466 France, les raisons de la colère

Genève (AAP) - Même les apothicaires reconnaissent ne pas bien la comprendre, on s’accordent pour dire que tous, nous réagissons à certains éléments déclencheurs de colère. Ce qui ne veut pas dire grand chose, soit dit en passant. Dans le Royaume de France, les déclencheurs possibles ne manquent pas. Pourquoi ? Citons le manque de considération et l’égoïsme ambiants. Le Livre des Vertus apocryphe avait annoncé : “ Dans les derniers jours, [...] les hommes seront amis d’eux-​mêmes, amis de l’argent, arrogants, orgueilleux, [...] entêtés, gonflés d’orgueil. ” (2 Timothée 3:1-5). Or, quand des individus égocentriques n’obtiennent pas ce qu’ils veulent, c’est souvent l’explosion. Détaillons-​en quelques-uns.

En Rouergue, Namaycush de Salmo Salar réclame justice et les écus qui vont ailleurs. Puissant féal en délicatesse avec la Couronne, s'il est parfois écouté, il n'est jamais entendu. Assemblant les reliefs de son étoile et les partisans de l'ordre ancien, il maltraite les disciples de la paix au fond du potager. A la tête d'une coalition hétéroclite de fidèles soudards, pourfendeurs d'hérétiques et Réformés suisses pour la forme, il navre inlassablement et avec une fortune diverse, la Monarchie et ses champions. En Touraine, Rose de Canabixas réclame pour sa part, justice et les écus qui vont avec. Condottiere au verbe haut et à l'honneur atrabilaire, elle entend obtenir du Duc de Touraine la tête de Monsieur Balt1 qui lui contrit ses navires. En intelligence avec quelques traîne-rapières de fortune, mercenaires suisses encore et affidés de l'Anjou libre, elle enquiquine Chinon à coups de latte dans la tronche.

Quelques statistiques ? La Fondation de Genève pour la santé mentale a publié un rapport intitulé Point d’ébullition : Colère problématique et ce qu’on peut y faire (angl.). On y trouve notamment ces chiffres frappants : 84 % des sondés sont plus stressés qu’il y a cinq ans. 65 % des maires ont déjà vécu une “ rage au château ”. 45 % des gens s’énervent régulièrement au travail. Jusqu’à 60 % des absences au travail sont dues au stress. 33 % des Britanniques n’adressent plus la parole à leurs voisins. 64 % des sondés admettent ou sont convaincus que les gens en général sont de plus en plus en colère. 32 % des sondés disent avoir un ami ou un membre de leur famille qui maîtrise mal sa colère et 99% des français ne parlent pas le Schwyzerdütsch.


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Re: An de Grasce 1466

Message par andaine le Dim 25 Nov 2018 - 19:05



11/10/1466 les barbouzes du Général

Rodez (AAP) - Avec ou sans fausses barbes ? Des membres de diverses officines se pressent depuis quelques mois autour du Général Namaycush de Salmo Salar. Rodez est devenue la capitale de la barbouzerie : avec ou sans postiches, des antipodes y trinquent.

La famille d'abord. Emilie de Salmo Salar. La gamine a 20 ans. Au dire de nombre, c'est une enquiquineuse. Petite noiraude au yeux de jais, elle ne s'en laisse pas compter. Du coup, elle est bailli du Comté de Rouergue. Cameliane de Salmo Salar : elle, on la connait de ce côté-ci du Jura. Copine avec tout le monde et cette fois avec son papa. En dehors des mioches, son truc, c'est la guerre, ça l'occupe. Dans cette histoire, on la retrouve capitaine de l'armée "Aristote pardonne, pas le Carmin". Autour d'elle, quelques helvétiques fortunes s'acoquinent avec complaisance. Monsieur bien sûr : Maethor, fidèle. Tendre époux et faux bourdon. Elhann, indéfectible épée depuis les premiers âges de Genève. Il ne dit rien, il fait. Alnilam, un gars du Valais très porté sur le verbe, lui. Amateur de château de cartes, où mieux qu'en Navarre Salmosalarique pouvait-il mieux coqueter ? Suisse, la Garde rit mais ne se rend pas.

Avec ces banderas de rodeleros, les pro. Ces espingarderos pointent et piquent comme des mouches à sang pendant la sieste. Laur, la trentaine pas tassée, jadis amatrice de bonhomme de neige, de bébé manchot et d'ourson de compagnie, l'ex sergent de Mimizan a bien grandi. La Memento Mori est son foyer. Bretsinclair : un soudard sans état d'âme aux bottes crottées. Le gaillard est de tous les coups durs depuis 1664. Gwenhwyvar uí Fergus, baptisée le dimanche Pascal de l'année 1454, tout comme il faut en la cathédrale Saint-Mammès de Langres, jadis Duchesse, Capitaine royale et tant d'autres choses, condamnée et destituée sans jugement. Et puis y a Caro, deux yeux bleus clairs et perçants. La fleur de l'âge et de la rapière. Parèdre du Seigneur, elle cadence sa marche martiale et dispense la récitation. Les oreilles de velours sous un casque de fer, elle sait, entend, sermonne et semonce. Elle est le maître de chœur lorsque la piétaille braille et babille.

Enfin, quelques frondeurs des Baléares, désœuvrés, braves gars et garces en vacance sous le soleil. Turlututux, maigre et taciturne, quatre poils de moustache et trois au menton ; gyrovague peut-être de Touraine ou bien du Limousin. Barthelemi d’Ambroise, rejeton d'un Vicomte mainois et citoyen d'Artois, riche et musard. Lanza, le grognon des Krakov, prime avoyer de Navarre à Labrit. Lorelei et son paternel Makcimus, enfin. Dix-neuf printemps épanouis, la bavaroise est volcanique tant son géniteur est teutonique. Celui-là, intraitable assassin d'hérétiques, est en délicatesse avec quelques grenouilles romaines, le Monsieur a une certaine image de l'Eglise. Quant aux autres barbouzes ? Mon lecteur scrupuleux voudra bien s'adresser aux services secrets de Sa Majesté.


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Re: An de Grasce 1466

Message par andaine le Dim 25 Nov 2018 - 19:06



16/10/1466 un automne en Suisse

Marseille (AAP) - Parvenue en l'année 1466 de la féconde incarnation du petit Christos en pagne, la noble et fumeuse Helvétie fût en proie elle aussi, à l'épidémie mortelle. Que la peste fût l’œuvre des influences astrales ou le résultat de nos iniquités et que Dieu, dans sa juste colère, l’eût précipitée sur les hommes en punition de nos crimes, toujours est-il qu’elle s’était déclarée, quelques années avant, dans tous les pays alentours d’Orient et d'Occident, où elle avait entraîné la perte d’une quantité innombrable de vies humaines. Puis, sans arrêt, gagnant de proche en proche, elle s’était, pour nos malheurs propagée jusqu'à Fribourg. Pour la première fois de son Histoire héroïque, la Suisse passait sous les 500 âmes.

Toute mesure de prophylaxie s’avéra sans effet. On eut beau tenter de nettoyer la ville de ses ordures. On eu beau interdire l'entrée du château aux gens de Lucerne et multiplier les prescriptions d'hygiène et de gentillesses, Rien n'y fit. L'horrible fléau commença à manifester ses ravages douloureux. L'on passa la fin de l'été de XII à Quatre au Conseil, requérant vainement un bourreau qui faisait défaut. Le landamann de Solothurn faisait souverainement chancelier, maire, procureur et juge pendant que Lucerne au ban mendiait l'application de ses verdicts. Cet automne, pas moins que quatre conseillers du Palais fraîchement élus manquaient encore au Château et là même, on peinait à fourbir la fameuse triplette de l'Argenterie suisse. Pis, Genève s'était donnée un curé romain.

Mais ce ne fut point comme en Orient où le saignement de nez était le signe évident d'une mort inéluctable. Chez les Suisses, au début de l'épidémie, et qu'il s'agît des hommes ou des femmes, certaine enflure se produisait à l'aine, sous les aisselles, où en gargote on les appelait vulgairement bubons. Après quoi, le symptôme du mal se transforma en tache noire ou livide, vidant les halles et les laissant sans couleur aux flood et aux rumeurs.

Quant au traitement de la maladie, il n'était point de remède qui pût amener la guérison. La nature même de l'affection s'y opposait-elle ? Fallait-il incriminer les médecins ? Et sans parler de tous les praticiens à diplômes. Partout ailleurs on avait vu grandir dans d'incroyables proportions de nombre tous ceux, hommes ou femmes, qui exerçaient la médecine des nombres pour soigner le vide des âmes. A Fribourg, le bailli comptait et on affichait lors, la même ordonnance médicale mortifère, incapable de déceler l'origine du mal et par conséquent, de trouver le remède approprié.

L’intensité de l’épidémie s’accrût du fait que ces médecins, par leur commerce journalier avec les malades, contaminaient les individus encore sains. Ainsi en est-il du feu, alimenté par les matières sèches ou grasses qui lui sont contiguës. Ce qui propagea encore le désastre, c'est non seulement que la société et la conversation des malades le communiquaient aux personnes bien portantes, c'est que le contact des vêtements et de tout ce que les pestiférés avaient touché ou manié pour leurs compte et inventaire paraissait transmettre le mal au nouvel usager.

Ecoutez le prodige qu'il me faut vous dire. Et si je ne l'avais, comme beaucoup vu de mes propres yeux, j'oserais difficilement y croire et à plus forte raison l'écrire, l'eussé-je entendu de personnes digne de Foi. Le fléau dont je parle se transmettait de l'un à l'autre avec tant de force et de naturel que non seulement l’infection jouait d'homme à homme, mais qu'il se produisit un phénomène encore plus surprenant. Un objet qui appartenait à un malade était-il touché par un être sans rapport avec l'espèce humaine ? Non seulement cette créature était frappée, mais elle mourait à bref délai.

Voici ce que mes yeux ont un jour observé : on avait jeté sur le marché une sorte de renne nain de Noël. Buttant contre lui, deux cochons - c'est la coutume de ces bêtes - l' 'emportent en s'y frottant leurs groins, couinant de petits gémissements obscènes. Presque aussitôt, comme empoisonnés, les voila tous les deux à donner des signes de vertige et tombant morts à terre.


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Re: An de Grasce 1466

Message par andaine le Dim 25 Nov 2018 - 19:07




17/10/1466 pour Chinon, suivez La Flèche

Vulcania (AAP) - Née un peu après l'An Mil, la petite cité fléchoise de 38 habitants, réputée pour les fruits de ses vergers, bénéficie du blason « ville fleurie » chargé de trois fleurs de lys d'or et s'affiche volontiers l'un des plus beaux détours de France. Mais ce n'est assurément pas pour cela qu'une bonne centaine de routiers français y ont tenté le diable cette nuit d'octobre 1466.

Les armées royales "In Regina Nomine" commandée par la Grande Écuyère, Vicomtesse, Baronne et Chevalière Sakurahime de Valrochelles et "Chevalier de l'aube and co" du Connétable Coleen_de_colmarker, ont, par le Nord, vigoureusement sailli l'armée "Barbac" de la condottiere angevine Rose de Canabixas. Au matin du 17, les cohortes de la Reine Hellina n°1 faisaient retraite laissant le Loir ensanglanté et l'armée angevine plantée devant La Flèche entre les mains d'Eluhanne de vent d'antan, une écrevisse de 18 ans.

Notre lecteur n'ignore pas le différent océanique qui oppose l'Archiduché d'Anjou à la Couronne et Rose de Canabixas à la Touraine dont Chinon fait les frais depuis quelques semaines. Tour à tour Tourangelle, franche par le sort des armes, Angevine le temps d'un procès, puis rendue franche à nouveau, une bonne trentaine de tourlourous français commandés par le vieux Dauphin d'Eusaias 1er, Saint Jean de Freyner y ont, par l'Est, établi leurs quartiers ces derniers jours pendant que nos petits gars du Valais pêchaient dans le camp d'en face.

Adonc, tant ici que là, les fourmis dans les guibolles et la pique au pied, on y attend entre deux hécatombes que monsieur Balt-un, honorable pékin chinonais, y daigne mettre le sien à terre, réfugié qu'il est en poupe de gondole sur son bateau de plaisance et négoce. En effet, accusé à Angers d'être naufrageur et à tort par les autres, le procès initié contre lui ne peut conclure de verdict tant qu'il cuve en cale. Et l'homme est prudent et le vin est bon.

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Re: An de Grasce 1466

Message par andaine le Dim 25 Nov 2018 - 19:09




23/10/1466 la Couronne a la dent dure

Orléans (AAP) - Aucun Etat si petit soit-il, n'a autorité pour agir à sa guise par des mesures unilatérales. Le Canton de Fribourg et la Confédération helvétique plus largement, ne font pas exception à la règle, quand bien même ils auraient les mains propres, ce qui est loin d’être le cas. Au début de ce mois d'octobre 1466 Nemyt de Wurmstein se conférait pour elle-même autorité pour agir - par des moyens militaires, en entamant la construction d'une armée pour « défendre Montargis » à la barbe de son Duc qui recevait en outre pour l'occasion une leçon de législation et de libertés.

Le mépris de la primauté du droit est profondément enraciné dans la culture intellectuelle et les pratiques suisses. il suffit de se rappeler entre autres exemples, les différentes tentatives de prises de leur propre château ces deux derniers étés, cet usage illégal de la force se substituant à la règle de droit dans la régulation des conflits. Aussi, chez ces gens là, le mot négociation est un euphémisme pour capitulation. Et c'est ainsi que dans la très confortable posture du proscrit à qui l'on dit non, une petite foule de fribourgeois s'est appliquée à tenter de pourrir le Duché d'Orléans. Le 3 octobre dernier, une tentative de révolte avait lieu devant la mairie de Blois. Du haut de ces 19 ans, Arthur.D.Amahir ne s'en laissa pourtant point conter ainsi. Proclamant la loi martiale, l'appliquant à la lettre et appelant ses 230 combourgeois à défendre la patrie en danger.

A cette pêche miraculeuse, il fit exposer sur ses gibets une bonne demie douzaine de petits et gros poissons. La précédente d'abord, condamnée ce 17 octobre à 80 écus d'amende pour trouble à l'ordre public. Et puis quelques fribourgeois, très défavorablement connus des services de police ; Lightning d'Iciouailleurs, 2 jours de fillette et 100 écus d'amende pour s'être révoltée contre la mairie d'Orléans ; Kedalith, ancien duc d'Helvétie et pensionnaire épisodique des geôles de la Couronne en était bon pour 1 nuit et 30 écus pour tapage nocturne devant la mairie blésoise ; si Machette était relaxé, Kelthus, Casone, Iranel, Coccibea de Barrayar et Vaako voyaient leur sort suspendu à un défaut de laisser-passer.

Boucles d'Or, Sakhaline et Wood avaient réussi à se faufiler hors de la nasse, mais la bande à Tonic n'avait pas eu le loisir de chiper une seule caisse. On aurait pu s'attendre à un règlement de compte impitoyable contre la triste engeance du Fatum. Le juge du Duché, Malphas, le prévôt des maréchaux, Galdra et le procureur, Wilfried Ivanohé, exposèrent plutôt l'exemplarité orléanaise. Au désordre coutumier des Helvètes, on avait répondu avec mesure et sagesse par le droit, rien que le droit mais tout le droit.


Jean Kaiser Aristote pour l'AAP agence Meuse, Saône et Rhône

[RP] Lettre ouverte à destination du château.
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Re: An de Grasce 1466

Message par andaine le Dim 25 Nov 2018 - 19:10




25/11/1466 l'Helvétie à vau-l'eau

Sion (AAP) - Sa démographie en Berne, après être passée sous la barre des 500 hommes et femmes pour la première fois de son histoire, elle a encore perdu une vingtaine d'habitants en moins de deux mois ; des mines vides, celle de Grandson menace de fermer définitivement, faute d'hommes dans un canton déserté, amputé par l'incurie des skarrides à le redresser après la saignée de 1464 ; un palais vide qui périclite entre les mains de nombrils assurés eux-mêmes de leur clairvoyance exemplaire ; une gargote désolée ; le canton de Lucerne mis au ban du Conseil des XII qui ne sont plus qu'un Quarteron, les avoyer et landamann élus ignorés ou silencieux ; des armées privées agréées à discrétion par des particuliers ; les tribunaux cantonaux abandonnés où le maire est procureur et juge, la Suisse n'en finit plus de dériver. Chacun y vit désormais retiré dans sa vallée, respirant en silence.

Dernière péripétie en date, le pillage du Valais par une secte obscure adoratrice du Sans Nom. Lanshor, également procureur du Canton de Genève, s'est emparé de près de 9000 écus, sans rencontrer de résistance notable. La somme est belle : pas un pet de Berne en halles pourtant. Tout juste lit-on sur les greffes du tribunal du "duché", une sobre mise en procès du protagoniste au nom d'un tribunal cantonal qui n'existe plus depuis des mois. On se hait et se tait en Helvétie. Faute d'avoir réglé de conserve des âneries de deux ans et préféré des petits agréments entre bandes et têtes folles, les cantons ne sont moins que l'ombre d'eux-mêmes. « C'est pas nous, c'est eux ! » soupire le Conseil palatial, gouverné avec inappétence par Notwen, Minimoods et Lordhammer, fossoyeurs de l'Helvétie, spectateurs du piteux confortablement installés dans la posture de la victime. Sic transit gloria helvetiorum.


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[RP] Sion martyrisée
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Re: An de Grasce 1466

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