Licence en théologie

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Re: Licence en théologie

Message par Oree le Lun 11 Jan 2016 - 17:34

chentyt a écrit:

Ma fille, il manque un élément essentiel dans votre réponse. Je pense que vous avais bien saisi que le pécheur ira en Enfer et subira les tourments éternels de la damnation, mais le vertueux ira au Paradis, où il connaîtra la félicité éternelle. Le sort de l'âme de celui qui meurt dépend de sa vie dans notre monde. Il a été vertueux et qu'il a su se repentir de ses fautes avec sincérité, Dieu sera clément avec lui.

Quant à la 4em question Votre réponse est juste et vous avez bien cerné l'essentiel. Il faut juste noter, pour être complet, que c'est un cadeau que Dieu fait à celui qui est mort, en lui donnant une seconde chance, une occasion de vivre une vie plus vertueuse.

Nous pouvons poursuivre



Leçon 10 : La Fin des Temps

Le chapitre "La Fin des Temps" est divisé en 5 sections:


  1. Le rêve
  2. Le château
  3. L'église
  4. Le jugement divin
  5. Les questions



Résumé


Ce chapitre relate le rêve que Dieu inspira à Ysupso, croyant Egyptien. Ce rêve commença par la vision des archanges et de tous les humains qui avaient accédé au Paradis solaire, ainsi que celle de paysages idylliques riches en ressources et bonheurs. Le Très-Haut dit alors : “Ceux que tu vois ici sont ceux qui ont su gagner le Paradis, suivant la parole que J’ai confiée à Aristote et à Christos. Mais sache que l’avenir ne sera pas aussi radieux pour tous”. Puis Dieu demanda à Ysupso de regarder une flaque d'eau dans laquelle il vit un beau pays.

Puis l'horreur apparut. Un déluge s'abattit pendant plusieurs jours sur le pays et la mer détruisant bâtiments et récoltes. La pluie laissa alors place à la neige puis à la grêle. Lorsque le came se fit les gens sortirent de leur cachette et se rendirent auprès du Seigneur et du curé afin de trouver réponse à leur question. Mais un tremblement de terre gronda et le duc disparut sous les ruines d'une tour. Beaucoup décédèrent et seule l'église de la ville semblait épargnée. Le calme revint de nouveau et  les survivants s’attroupèrent donc dans la maison du Très Haut. Le curé prêchait la repentance des fautes commises et tous écoutaient comme ils ne l’avaient jamais fait auparavant.

La troisième calamité s'abattit sur eux. Un vent puissant s'engouffra dans l'église qui céda, s’effondrant sur ses habitants, dont seuls quelques survivants parvinrent à s’échapper. Ils assistèrent alors à la dernière calamité. La ville n’était plus qu’un champ de ruines au sol craquelé, la mer était déchaînée sous un ciel d’encre fendu par les éclairs, les champs, les pâturages et les vergers étaient noyés. Tout s'embrasa et les flammes emportèrent les malheureux infortunés, ne laissant plus rien de leurs corps.

Ysupso leva alors les yeux de ces images impressionnantes et Dieu lui dit : "Vois, comment risque de finir le monde que tu aimes tant. Il sera détruit par l’eau, la terre, le vent et le feu. Mais n’aie crainte, car si vous vous montrez vertueux, vous pourrez éviter ces inutiles souffrances. Et que ceux qui vivent dans la vertu ne s’inquiètent pas, car jamais Je n’oublie ceux qui M’aiment.” Alors les hommes et les femmes qui avaient vécu les atrocités sortirent du monde en volant rejoignant leur Créateur. Derrière eux, le monde disparu sous une explosion. Les humains s’installèrent en file le long des étoiles. Dieu dit :“Vois. Ces hommes et ces femmes qui sont maintenant unis dans l’attente du jugement de leur âme. Je vous ai faits aspirant à la vertu et J’ai fait celle-ci de telle manière que si l’un d’entre vous la pratiquait, elle se communiquerait aux autres. Il y avait un but à cela, Me servir, M’honorer et M’aimer, mais aussi vous aimer les uns les autres. Je suis la main invisible qui guide vos pas, mais nombre d’entre vous se sont détournés de Ma Parole. [...] Si, encore une fois, vous vous détournez de Moi en trop grand nombre, ce que tu as vu dans la flaque s’accomplira. Si vous oubliez à nouveau l’amour que J’ai pour vous et que vous ne m’aimiez plus à nouveau, cela sera vérité. Si Ma parole, révélée par Aristote et Christos n’est plus écoutée, Je détruirai le monde et la vie, car l’amour n’en sera plus le sens. Alors, prends garde à ne pas laisser Ma parole se perdre dans les gouffres de l’oubli.”

Mais Ysupso avait encore bien des questions, dans Sa grande miséricorde Dieu accepta d'y répondre. Il lui expliqua ainsi que les humains étaient en cours de jugement tout au long de leur vie, chaque pensée, parole et action influant sur Sa décision finale qui sera prise à notre mort. Lorsqu’un humain accède au Paradis ou à l’Enfer, le corps qu’il avait sur le monde est abandonné pour nourrir la vie et un nouveau corps lui est donné en échange. Celui-ci est à l’image de l’esprit de l’humain: il en représente soit la beauté soit la laideur. Ensuite il lui expliqua que le baptême permet à la vertu de racheter le péché, permet à l’amour de vaincre l’acédie. Un vertueux qui n’est pas baptisé ne se verra pas effacer ses fautes, mais le fait d’être baptisé n’autorise pas à pécher sans vergogne. Ce sacrement n’est que le moyen de vivre dans la vertu. Mais tous ceux qui n’ont pas été baptisés, qu’ils soient enfants ou adultes, si ils n’ont absolument jamais péché, pourront de même accéder au Paradis. Le rêve s'acheva sur les réponses du Très-Haut et Ysupso décida d'écrire ce qu'il avait vécu et appris afin que ces révélations nous parviennent.

Extrait


Livre de la Fin des Temps
Chapitre IV - « Le jugement divin » 

 
1 Je levai les yeux de la flaque d’eau où toutes ces images horribles venaient de s’offrir à mes yeux. Je tremblais de toute mon âme, les cris de souffrance des pauvres victimes de ces quatre calamités résonnant encore dans mon cœur. Je pleurais de chaudes larmes, tant était horrible le sort de ces pauvres malheureux.

2 Alors, Dieu, d’une voix douce et apaisante, me dit: “Vois, comment risque de finir le monde que tu aimes tant. Il sera détruit par l’eau, la terre, le vent et le feu. Mais n’aie crainte, car si vous vous montrez vertueux, vous pourrez éviter ces inutiles souffrances. Et que ceux qui vivent dans la vertu ne s’inquiètent pas, car jamais Je n’oublie ceux qui M’aiment.”, me dit le Très Haut. Je vis en effet les nuages s’en aller, les vents se calmer, les flammes mourir. Mais la terre trembla de plus belle.

3 Et les hommes et les femmes qui avaient vécu les atrocités que j’avais pu voir dans la flaque sortirent du monde en volant. Ils étaient innombrables, debout les uns près des autres, tels une mer d’humains. Malgré le temps indéfinissable qu’ils avaient attendu sous terre, ils avaient l’air de retrouver une nouvelle jeunesse. Ils s’envolèrent en un magnifique nuage d’êtres venant rejoindre leur Créateur.

4 Derrière eux, je vis le monde, gigantesque boule de matière. Tous les humains l’avaient quitté. Sa surface se mit à se craqueler, des flammes titanesques surgissant des crevasses ainsi formées. Puis, le monde tout entier s’embrasa. Il illuminait les autres astres d’une puissante lumière rouge. Enfin, dans une incommensurable explosion, il acheva la mission que Dieu lui avait confiée.

5 Les humains s’installèrent le long des étoiles, sur ce que l’on appelle la voie lactée. Ils s’organisèrent alors en une file qui semblait interminable. Certains avaient l’air heureux d’attendre le Jugement Divin, d’autres versaient de chaudes larmes, regrettant de n’avoir pas su écouter les paroles divines transmises par le prophète Aristote et Christos, le messie. Les anges attendaient patiemment les humains sur le soleil. Et sur la lune, les démons crachaient leur haine à la face des futurs jugés.

6 Et Dieu me parla: “Vois. Ces hommes et ces femmes qui sont maintenant unis dans l’attente du jugement de leur âme. Je vous ai faits aspirant à la vertu et J’ai fait celle-ci de telle manière que si l’un d’entre vous la pratiquait, elle se communiquerait aux autres.” Je reconnaissais là l’enseignement d’Aristote et les paroles de Christos! “Il y avait un but à cela, ajouta-t-il, Me servir, M’honorer et M’aimer, mais aussi vous aimer les uns les autres. Je suis la main invisible qui guide vos pas, mais nombre d’entre vous se sont détournés de Ma Parole.”

7 “Vous êtes jugés un à un lorsque vous mourrez, mais cela ne sera pas toujours le cas. En effet, j’ai laissé la créature à laquelle Je n’ai pas donné de nom prouver ses dires, selon lesquels c’est au fort de dominer le faible. Si, encore une fois, vous vous détournez de Moi en trop grand nombre, ce que tu as vu dans la flaque s’accomplira. Si vous oubliez à nouveau l’amour que J’ai pour vous et que vous ne m’aimiez plus à nouveau, cela sera vérité. Si Ma parole, révélée par Aristote et Christos n’est plus écoutée, Je détruirai le monde et la vie, car l’amour n’en sera plus le sens. Alors, prends garde à ne pas laisser Ma parole se perdre dans les gouffres de l’oubli.”

8 Voilà pourquoi je vous révèle cela. La vertu doit guider chacun de nos pas. Chacun doit la transmettre à son prochain. Telle est la Parole de Dieu. Ne vous échappez pas de la sage voie de sa main, ou viendra le jour où le monde disparaîtra et où nous seront tous jugés !


 Ysupso


Questions :



  1. En quel cas le monde sera-t-il détruit par les quatre éléments ? Pourquoi ?
  2. Quand a lieu le Jugement Divin?
  3. En quoi ce texte peut-il être rattaché aux valeurs d'unité ou de sociabilité ?
  4. A votre avis, qu'est ce qui rentre en compte dans le Jugement Divin ?
  5. Le baptême assure-t-il un accès au Paradis Solaire?

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Re: Licence en théologie

Message par Oree le Lun 11 Jan 2016 - 17:35

Questions :



  1. En quel cas le monde sera-t-il détruit par les quatre éléments ? Pourquoi ?

    Le monde sera détruit par les 4 éléments si les hommes se détournent du Très Haut en trop grand nombre. S'ils oublient l'amour qu'Il a en eux et qu'ils ne l'aiment plus à nouveau, si la parole révélée par Aristote et Christos n'est plus escoltée. Parce que l'amour ne sera plus le sens de la vie.

  2. Quand a lieu le Jugement Divin?

    Le jugement divin a lieu tout au long de notre vie, chaque pensée, parole et action influant sur la décision finale du Très Haut, qui sera prise à notre mort.

  3. En quoi ce texte peut-il être rattaché aux valeurs d'unité ou de sociabilité ?

    Le Très Haut a fait les hommes aspirant à la vertu de telle manière que si l’un d’entre eux la pratiquait, elle se communiquerait aux autres. Les hommes se doivent de Le servir, de L’honorer et L’aimer, mais aussi s'aimer les uns les autres.

  4. A votre avis, qu'est ce qui rentre en compte dans le Jugement Divin ?

    Vivre dans la vertu, aimer le Très-Haut, car oncques Il n'oublie ceux qui L'aiment.

  5. Le baptême assure-t-il un accès au Paradis Solaire?

    Le baptesme est un sacrément qui permet de vivre dans la vertu. Si vous estes baptisé et que vous péchez sans vergogne vous n'aurez pas accès au Paradis Solaire mesme si le baptesme permet à la vertu de racheter le péché, permet à l’amour de vaincre l’acédie.
    Mais tous ceux qui n’ont pas été baptisés, qu’ils soient enfants ou adultes, s'ils n’ont absolument jamais péché, pourront de mesme accéder au Paradis.
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Re: Licence en théologie

Message par Oree le Lun 11 Jan 2016 - 17:35

chentyt a écrit:
A proprement parler, nous préférons dire que le jugement divin stricto sensu se fait à l'heure de notre mort. C'est bien la décision finale dont nous parlons, comme le verdict d'un juge.
Cependant, il est vrai que Dieu, grâce à son omniscience, prend le temps de regarder le déroulement de nos vies. Tout cela lui permet de prendre cette décision finale.

C'est bien poursuivons !



Leçon 11 : La vita d'Aristote

Le Livre I du Livre des vertus s'achève sur les apports d'Oane et la description des Archanges ainsi que des Princes démons. Nous allons donc passer au Livre II intitulé le Duo prophétique, dont le premier chapitre est consacré à Aristote.

S'ouvrent alors 5 livres racontant La Vita d'Aristote :


  1. Dialogues
  2. Panégyrique
  3. Récit de Collagène de Mégare
  4. Le siège d'Aornos
  5. Les logions


Etudions particulièrement le livre des Dialogues.


Résumé


Alors que les sages astrologues venaient de repérer une comète inconnue et que l'assemblée se réunissait sur l'agora, tentant de découvrir le message que les cieux voulaient transmettre aux hommes, imaginant la venue d'un Dieu païen parmi eux, Aristote naquit. Son père le prit dans ses bras et dit : " Puissances célestes, je vous confie mon fils. Donnez lui une vie droite et juste. Que son cœur soit pur, son intelligence éveillée et sa vertu sans faille. Que votre sagesse guide ses pas et ses pensées, afin que son existence soit comme un chêne solide à l’ombre duquel les malheureux viendront se reposer. ".

Un jour où le jeune Aristote, âgé de cinq ans, se rendait au temple du faux dieu Apollon, une force l'immobilisa et un éclair brisa le bâtiment. Dans l'esprit de l'enfant une voix retentit : "Voilà ce que ma puissance réserve aux idoles qui se font honorer comme des dieux. Cherche le Dieu unique, cherche la Vérité et la Beauté, car un jour viendra celui qui restaurera tout". L'enfant questionna alors sa mère cherchant la Vérité, mais elle était incapable de lui répondre et ne pouvait lui offrir que son amour.

Aristote vivait désormais en Macédoine et suivait les préceptes de son maître Epimanos. Il se questionna alors sur la différence entre les hommes et les animaux et établit que l'homme devait avoir un esprit, contrairement aux animaux qui ne peuvent pas changer de comportement par eux mêmes.

Plus tard, alors que le roi de Macédoine est mourant, toute la population prie les faux Dieux, Aristote quant à lui se questionne de nouveau. Cette âme unique que l'homme possède et qui nous différencie des animaux, survie t'elle à cette vie? Qu'advient-il de l'âme immatérielle après la mort matérielle? Aristote conclut donc que la vie future de l'âme, celle qui viendra après la mort et la destruction des chairs, se prépare dès aujourd'hui.

A l'âge de 15 ans, en observant les mœurs d'un paysan révéla qu'il n'était pas raisonnable de prier plusieurs dieux, et qu'en toutes choses, l'unité est préférable à la division. Aristote se rendit plus tard à Athènes où il rencontra Platon. Le professeur Platon le testa et fut impressionné de sa maîtrise inné du syllogisme. Ainsi il devint le disciple préféré de Platon et pu apprendre à ses côtés. Mais un jour il décida de quitter son maître n'étant plus en accord avec lui. Aristote pensait que l’esprit ne fait qu’observer et constater et qu'alors les idées ne sont que la faculté de l’homme à voir ce qui l’entoure, rendant intelligible l’essence des choses.

Il est maintenant temps pour Aristote de fonder sa propre école fondée sur la logique et la métaphysique.  Il démontra que Dieu est unique et nota ensuite le mouvement parfait des astres, les astres étant de nature divine. Lors d'une discussion avec l'un de ses disciples le questionnant sur la morale, Aristote révéla que la nature de l’homme est de vivre en collectivité.
Le bien de l’homme, c’est à dire ce qui tend à réaliser la perfection de sa propre nature, est donc une vie vouée à assurer les conditions de l’harmonie au sein de la cité. L’homme ne fait le bien qu’en s’intégrant pleinement à la cité. Aristote fait alors le rêve d'une cité merveilleuse où tous vivaient en parfaite harmonie. Cette cité s'appuyait sur l'équilibre de trois classes : celle des producteurs, celle des gardiens et celle des philosophes rois.

Aristote laissa la responsabilité de son école à ses meilleurs élèves et entreprit un voyage.  En Attique, Aristote rencontra un ermite qui pensait être heureux de vivre ainsi à l'écart, sans avoir besoin de rien ni de personne. Alors Aristote lui expliqua que la vertu est une pratique qu'on ne peut exprimer qu'avec les autres affirmant ainsi la nature sociale de l'homme et l'importance de l'amitié. C'est d'ailleurs à propos de l'amitié que lors d'une réception Aristote dit : "L'amitié est le plus grand bien de l'homme. Elle noue les liens des communautés. Et les communautés forment à leur tour la Cité. [...] Le juste milieu, celui de la vertu, c'est de savoir s'entourer d'amis véritables, de gens qui peuvent compter sur vous et sur qui vous pouvez compter. "

Aristote était maintenant au soir de sa vie, il corrigea les dires d'un jeune philosophe. Mais le prophète craignait que ces idées se propagent rapidement et espérait que d'autres viendraient pour poursuivre son œuvre, prophétisant la venue de Christos. Aristote mourut à Chalcis, empoisonné par un esclave originaire d’Athènes.


Extrait


Dialogues
V. L'errance



Aristote ayant atteint l’age de quinze ans, il perdit père et mère, et fut confié à la tutelle d’un proche parent, Proxène, lequel vivait dans des contrées reculées, entre Stagire et Athènes. Le jeune orphelin était éduqué au rude travail de la terre. Cette condition ne le satisfaisait guère, persuadé que son esprit était plus capable que ses mains. Il faisait souvent la rencontre d’humbles paysans, avec lesquels Proxène travaillait. Il admirait certes leur goût pour la vie simple, loin des fastes somptueux et du luxe qui, il le pressentait, conduisaient certainement au vice. Mais Aristote s’étonnait cependant de leurs coutumes.

 Un jour, il vit l’un d’eux se livrer à la prière. Aristote se souvint de son dernier dialogue avec Epimanos, et voulut prendre le paysan en défaut.

 Aristote : "A qui adressez –vous vos prières, brave homme ?"

 Le paysan : "Et bien aux dieux, mon jeune ami."

 Aristote : "Aux dieux ? Mais qui sont-ils ?"

 Le paysan : "Ils sont Aphrodite, Apollon, Arès, Artémis, Athéna, Déméter, Dionysos, Hadès, Héra, Hermès, Héphaïstos, Poséidon, et le plus grand de tous, Zeus. Chacun siège à Olympe."

 Aristote : "A Olympe, où est-ce ?"

 Le paysan : "C’est une cité merveilleuse, perchée en haut d’un mont que nul n’a jamais vaincu. Vois-tu le mont Athos ? Et bien l’Olympe est cent ou mille fois plus élevé, un truc du genre."

 Aristote : "Mais vous même, n’avez vous jamais tenté de grimper sur cette montagne ? N’êtes-vous pas curieux de voir de vos yeux ces divinités que vous priez chaque jour ?"

 Le paysan : "Oh non, jeune homme. Je ne suis qu’un humble paysan. Ma place est ici, non sur l’Olympe."

 Aristote : "Mais alors, comment pouvez vous croire en la réalité de ces dieux, si vous n’avez point constaté leur existence de vous même ?"

 Le paysan : "Parce qu’on m’a enseigné qu’ils existaient, et qu’il fallait que je les prie pour que ma récolte soit meilleure, et que mes vaches deviennent grasses."

 Aristote : "Voilà bien une chose étrange, vous ne priez pas par amour pour le divin mais par appétit terrestre. Je pense pour ma part qu’il est irrationnel de rechercher le matériel dans le spirituel. Mais à dire vrai, il n’y a pas que ça que je trouve irrationnel dans ce que vous me dites."

 Le paysan : "Que me reprocheras-tu encore ?"

 Aristote : "Et bien, il y a une chose que je ne comprends pas : pourquoi donc prier plusieurs dieux ?"

 Le paysan : "Ainsi que je te l’ai dit, c’est ce qu’on m’a enseigné, qu’ils étaient plusieurs, et c’est ainsi depuis la nuit des temps."

 Aristote : "Voilà bien une chose compliquée inutilement. Au lieu de plusieurs divinités, ne serait-ce pas plus pratique de n’en louer qu’une seule ?"

 Le paysan : "Tu commence à me courir, jeune voyageur. Je t’en pose des questions, moi ? Je te demande si tu mets des braies ou des frocs ? Maintenant, laisse moi à mes méditations."

 Aristote : "Non, non, je n’en ferai rien. Tu dois d’abord admettre, brave homme, que prier un seul dieu serait plus logique. Qu’attend t-on d’un dieu, sinon qu’il soit tout puissant et omniscient, qu’il soit un ? Rendre grâce à plusieurs dieux, c’est comme fragmenter en autant de parties le pouvoir qu’un seul pourrait réunir en lui. Je crois qu’en toutes choses, l’unité est préférable à la division."

 Le paysan : "Peut être."

 Aristote : "Non, certainement. Le divin est un Tout unique et le divin est la perfection, donc la perfection est unité. L’unité est la forme idéale des choses.

 Le paysan : "Mouais, enfin moi, jeune homme, je suis bien trop stupide pour entendre ton charabia. Je suis loin d’être lettré. Si je te donne un conseil, me laisseras-tu en paix ?"

 Aristote : "Et bien oui, cela me convient."

 Le paysan : "Prends la route d’Athènes, si Proxène te le permet, et tu y trouveras un professeur qui saura t’écouter. On le nomme Platon."

 Aristote : "Merci, brave homme."

Et Proxène d’envoyer Aristote, les dix-huit printemps révolus, à Athènes, trop heureux que ce piètre paysan le quitta.


Questions



  1. Pourquoi l'ermite ne peut-il pas être homme et ne peut-il pas être heureux?
  2. Quel est la nature de l'homme? Comment s'accomplit-il?
  3. D'après Aristote, qu'est ce qu'un véritable ami?
  4. Expliquez cette phrase : "Je crois qu’en toutes choses, l’unité est préférable à la division".

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Re: Licence en théologie

Message par Oree le Lun 11 Jan 2016 - 17:36


Questions



  1. Pourquoi l'ermite ne peut-il pas être homme et ne peut-il pas être heureux?

    Vous ne vouliez pas dire seul à la place d'homme ? La vertu est une pratique que l'homme ne peut exprimer qu'avec ses pairs affirmant ainsy sa nature sociale et l'importance de l'amitié.

  2. Quel est la nature de l'homme? Comment s'accomplit-il?

    La nature de l'homme est de vivre en collectivité. Il doit vouer sa vie à assurer les conditions de l’harmonie au sein de la cité. L’homme ne fait le bien qu’en s’intégrant pleinement à la cité.

  3. D'après Aristote, qu'est ce qu'un véritable ami?

    Un véritable ami est une personne qui peut compter sur vous et sur lesquel vous pouvez toujours compter.

  4. Expliquez cette phrase : "Je crois qu’en toutes choses, l’unité est préférable à la division".

    Parce que l'unité fait la force. Une force pour combattre le mal. Une force de conviction. C'est sans doute sur l'unité que repose la vie en communauté. Parce que l'unité c'est le partage. Le partage de la foy. Parce que l'unité permet d'avancer justement sur le chemin de la foy.

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Re: Licence en théologie

Message par Oree le Lun 11 Jan 2016 - 17:37

chentyt a écrit:Ce que veut dire Aristote, c'est que l'homme a besoin de vivre entouré de ses semblables pour être réellement un homme. S'il vit entouré d'animaux ou de plantes, comme l'ermite, il n'est pas pleinement un homme, car il ne vit pas entouré de ses pairs et ne peut exercer sa capacité à vivre vertueusement. Car, bien sûr, comme vous l'avez montré, seul un homme en société, donc entouré de ses pairs, peut être réellement vertueux. Ainsi, il est facile de ne pas être avare quand on vit sans argent et sans bien ou de ne pas faire du mal à son prochain quand il n'y a pas de prochain autour de nous. C'est pour cela qu'Aristote montre que l'ermite ne peut finalement pas être vertueux et qu'il ne peut pas être pleinement un homme pour cela.

Poursuivons !



Leçon 12 : Le Statut de Christos

Le second chapitre du Livre II (Le duo Prohétique)du Livre des Vertus est consacré à Christos. Cependant, afin de mieux comprendre la place de Christos au sein de l'Eglise Aristotélicienne, nous allons nous pencher sur le texte de référence dogmatique intitulé "Le statut de christos".


traduit à l'abbaye Cistercien de Noirlac le 2ème jour du mois de janvier de l'an de grâce 1454

Le statut de Christos.


Chapitre premier: La nature de Christos

Dans son infinité bonté Dieu tout puissant n'a pas voulu que l'homme resta abandonné à lui même...

Aristote, le grand prophète qui eu accès à la révélation divine, avait prédit qu’un homme élu de dieu incarnerait l’amitié vertueuse en vouant sa vie aux autres. « Aimez-vous les uns les autres » allait être sa devise.
En effet, jusqu'à l'arrivée de ce messie, les règles de la "solidarité" seront internes à l'ethnie; au-delà de l'ethnie se trouvent des populations à exploiter.

Cet homme élu de Dieu arrivera dans une période de débâcle, manifestera la volonté d'aller "enseigner toutes les nations" et il aura contre lui ceux qui refusent cette vision et il comploteront contre lui jusqu'à vouloir le tuer. L’élu aura le choix entre « rentrer dans les rangs » ou se sacrifier pour montrer à dieu que l’homme peut atteindre l’amitié parfaite, vertueuse et unitive jusqu'à se sacrifier pour les autres sans rien attendre en retour.

Chapitre deuxième: les titres de Christos

Il est messie, guide et miroir de la divinité.

Chapitre troisième: Le Salut.


C'est ainsi que Christos est venu parmi nous, mais la haine qui obscurcit les esprits aveuglât les hommes, et rejettant le message d'amour ils le crucifièrent comme on égorge un agneau sans défense. Lui, aimant jusqu'à la fin, Homme parfait pur de tout péché accepta ce sort avec humilité, afin de réparer par son sacrifice volontaire les péchés de tous les hommes passés, présents et futurs et pour établir à jamais l'amitié entre les hommes et avec Dieu.

C'est donc par ce sacrifice que Christos apporta le salut aux hommes, afin qu'ils puissent être sauvés en accomplissant les œuvres de Dieu, c'est à dire:

L'adhésion à l'Eglise Aristotélicienne qu'il a fondé, la Foi en l'enseignement d'Aristote, et l'union, l'obéissance et l'imitation de Christos, qui est venu sur terre pour donner force et majesté aux enseignements de Dieu consignés dans les livres de la Révélation.


Questions



  1. Expliquez l'expression "Aimez-vous les uns les autres".
  2. Pourquoi Christos accepte-t-il le sacrifice?
  3. Qu'a fondé Christos?

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Re: Licence en théologie

Message par Oree le Lun 11 Jan 2016 - 17:38


Questions



  1. Expliquez l'expression "Aimez-vous les uns les autres".

    L'amour est vertu première. Aimer devient un impératif et non plus un sentiment que l'homme dispense au gré de ses affinités. Dieu aime tellement Christos qu'il consent à le livrer pour le salut des hommes sans rien attendre en retour. Christos aime à la manière du Très Haut. Je dirais qu'aimer c'est faire perdurer l’œuvre de Dieu. Et puis avant l'arrivée du messie les règles de la solidarité étaient internes à l'ethnie.

  2. Pourquoi Christos accepte-t-il le sacrifice?

    Si Christos accepte le sacrifice c'est pour montrer à Dieu que l’homme peut atteindre l’amitié parfaite, vertueuse et unitive jusqu'à se sacrifier pour les autres sans rien attendre en retour.

  3. Qu'a fondé Christos?

    Christos a fondé l’Église Aristotélicienne.
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Re: Licence en théologie

Message par Oree le Lun 11 Jan 2016 - 17:39

chentyt a écrit:

Leçon 13 : La vita de Christos

Passons à l'étude de la Vita de Christos.


Résumé


Prologue
Trois siècles après qu’Aristote a révélé la parole divine, ceux qui avaient foi en l'éternel étaient encore confrontés à la toute-puissance de divers cultes païens qui sacrifiaient à leurs multiples faux dieux et dont certains s’étaient approprié les enseignements d’Aristote pour mieux les détourner. Mais la vraie foi n’était pas absente des âmes des hommes et des femmes de l’époque, elle se confrontait chaque jour aux convictions erronées de ces pécheurs. Tous les vrais croyants attendaient que la prophétie d’Aristote se concrétise et que le messie arrive pour confirmer le message de l’éternel.

Enfance
Jeshua naquit à Bethléem, en Judée, il semblait, à tous ceux qui le virent, être touché par la grâce divine, car il rayonnait de douceur et de calme. Le Roi Mistral IV entendit parler de la prophétie qui entourait Jeshua, voici ce qu'on lui avait dit : " Jeshua est le messie, le guide, le miroir de la divinité. Il est annoncé par Aristote et, selon sa prophétie, il apportera aux hommes la bonne parole et confirmera les préceptes Aristotéliciens. Son influence sera grande et ses disciples nombreux, qui se reconnaîtront en lui et en Aristote pour les millénaires à venir. Vous pourrez le trouver à Bethléem. " Il lança donc ses gardes à la poursuite de l'enfant, leur ordonnant de l'assassiner. Prévenue en songe, Maria pris la fuite. La famille s'installa à Chypre jusqu'à ce que la menace fut levée, lors de la mort de Mistral. Maria et Giosep rentrèrent en Judée et décidèrent de renommer leur fils Christos. Christos passa donc son enfance à Nazareth, où Giosep et Maria enseignèrent à leur enfant les principes de la vertu. Christos faisait preuve dans ce domaine d’une réceptivité extraordinaire. Il ne faisait pas qu’appliquer ces préceptes: il les vivait pleinement. Il respirait la vertu et tous les habitants du village étaient inspirés par son exemple.

Retraite dans le désert
Ayant atteint l'âge d'homme, Christos décida de quitter ses parents pour parcourir le monde et aider son prochain. Débutèrent ainsi les premiers prêches, sa force de persuasion était telle que tous ceux qui croisèrent sa route furent convaincus. Mais Christos ressentait lui-même le besoin de se retirer pour se recueillir et mieux contempler le monde. Aussi, il pénétra dans le désert.  Pendant son périple dans le désert, la créature Sans-Nom tenta de le dévoyer, mais Christos lui dit : “Dieu nous a fait ses enfants car nous sommes les seuls à savoir aimer sans rien attendre en retour. Il ne t’a pas donné ce titre, vile créature, car tu n’as pas de cœur, car ton âme est noire comme le jais. Certes, le monde, créé par Dieu, est source de mille plaisirs. Certes, c’est lui rendre hommage que de savoir les apprécier à leur juste valeur. Mais ces plaisirs doivent être dégustés et non dévorés. Seule la vertu, telle que nous l’a enseignée le prophète Aristote nous permet d’apprécier les plaisirs du monde sans tomber dans le vice et le péché. Car le péché est la négation de la perfection divine. L’abandon total aux mille plaisirs s’accompagne du détournement de l’amour de Dieu, alors que le goût simple et mesuré de la création divine ne peut se faire que dans l’amour de son créateur. Alors va t'en!" Aussitôt, la créature sans nom, qui rampait à ses côtés, disparut, le laissant aux portes du désert. Sa retraite avait ainsi durée quarante jours.

Les apôtres
A cette époque, les habitants du pays de Judée vivaient dans un état de péché permanent et détournaient de plus en plus leurs regards de la transcendance et du Très-Haut. Christos était redescendu dans la civilisation, et prêchait la bonne nouvelle et le message d’Aristote sur les places des villages. Il disait : " Repentez-vous ! Confessez-vous de vos pêchés, car le Très Haut n’aime pas voir le vice envahir la cité des Hommes. " ou encore " Suivez-moi. Vos métiers, vos biens, vos outils pourront attendre que vous terminiez votre mission. Car pour l'heure, je vais vous faire bâtir, en l'Eglise, le plus bel instrument de paix. Sachez le, je vous enseignerai la sagesse d’Aristote et le message de Dieu, mais vous devrez apprendre l'altruisme et l'abnégation." En se soulevant contre des païens voulant sacrifier un mouton, Christos trouva douze hommes qui voulaient le défendre et qui devinrent ses apôtres. Marchant de ville en ville Christos répandit la bonne nouvelle, il disait souvent : "Aimez Dieu comme Il vous aime et vivez en toute amitié avec les autres, comme vous l'a enseigné Aristote." ou " Croyez en l’amour que Dieu vous porte, et aimez Dieu à votre tour. " Et il répétait: "Que votre solidarité ne connaisse pas de frontières ! Souvenez vous, mes amis, qu'Aristote vivait dans un pays d'une culture peu tolérante pour les autres peuples. Aujourd'hui, vous devez savoir que toutes les nations ont droit au respect et leur peuple à la liberté et à notre amitié." Enfin, il concluait: "De même, la solidarité et l'amitié ne sauraient être restreintes par une frontière des sexes. Car les hommes comme les femmes sont les enfants de Dieu et en cela, ils sont égaux."

Création de l'Eglise
Tout le monde se pressait autour de Christos qui leur expliqua que les fidèles de Dieu, ceux qui ont appris l’enseignement d’Aristote, doivent former une communauté de vie, permettant à chacun de vivre dans la vertu si elle est unie dans l’amitié réciproque que chacun de ses membres se doit d’éprouver envers ses semblables. Christos devint donc le père de cette communauté, prenant Titus comme second, prêt à bâtir une Eglise titanesque. Christos nomma les apôtres episkopoi (évêques) leur donnant la charge du Salut de leurs ouailles. Ils devaient alors se comporter en modèles, car un mauvais guide trace une mauvaise route à ceux qui le suivent. Lorsque la foule se fut dissipée, les gardes romains arrivèrent. Ils étaient venus arrêter Christos pour avoir troublé l'ordre public. Mais, à la surprise générale un centurion romain s'agenouilla devant lui pour lui demander de faire partie de sa communauté. Alors, Christos mouilla le visage du centurion de l'eau de la fontaine en l'absolvant de ses péchés. Puis, il fit de même à ses apôtres. Il disait : "Vous voici lavés de vos péchés. A vous de Lui montrer que vous saurez vous montrer digne de cet honneur qu’Il vous fait, car le sacrement du baptême pourra être retiré à quiconque en trahit l’essence".
Les évêques devront se consacrer entièrement à Dieu, l’amour humain dans ce qu’il a de personnel leur étant interdit, se devant aimer les humains et non un humain. Ces restrictions leur permettront de mener à bien leur laborieuse tâche. Afin de les seconder, ils pourront nommer d’autres guides, d’autres bergers ayant la charge de chaque cité. Les évêques devront aussi laisser leurs armes, car les armes sont sources de violence alors que leur mission est d’enseigner l’amitié et l’amour de Dieu.

Le sacrifice
Suites aux dernières paroles de Christos, Daju quitta la table, furieux, corrompu par la Créature Sans Nom. Plus tard, il revint accompagné des gardes qui venaient arrêter Christos pour complot. Le procureur Pierre Ponce le condamne d'abord au bannissement, mais Christos répliqua que dans n'importe quelle ville il ferait la même chose qu'ici ; ce qui conduisit Pierre Ponce à le condamner à être supplicié puis crucifié. Durant tout son supplice il ne poussa pas un cri. Il pria tout au long de cette journée horrible. Il mourut au soir, et fut emporté par les anges pour rejoindre Dieu.


Extrait


La Vita de Christos - Chapitre 4

Ayant atteint l’âge d’homme, Christos décida de quitter ses parents pour parcourir le monde et aider son prochain. Il partait avec des idées mûres sur les préceptes d’Aristote et le message de Dieu.

 Ayant fait ses adieux à ses parents, il s'aventura dans le pays de Judée. Il marcha sur des chemins escarpés, grimpa des montagnes, descendit dans des plaines, traversa des cours d'eau.

 Durant ces pérégrinations, il rencontra de nombreuses personnes, souvent vêtues de haillons, qui cherchaient dans l'errance et la méditation un moyen de parvenir à une plus ample vérité. Christos échangea avec nombre de ces gens, s'enrichissant de leurs expériences et de leur humanité.

 Mais il vit aussi des farfelus et des extravagants, des fous et des reclus... Bref, nombre de ces vagabonds refusant par misanthropie la société et la vie dans la Cité.

 Alors, il essayait d'approcher ces pauvres humains; il leur parlait et leur expliquait la philosophie d'Aristote et les enseignements du Très Haut.

 " Aristote, disait-il, nous a appris que l’homme sage doit participer à la vie de la Cité. Vous mes amis, regardez-vous, êtes-vous heureux ? perdus que vous l’êtes au milieu de nulle part ? Mes amis, sachez que l’Homme est par nature fait pour vivre au sein de ses semblables. "

 Ayant dit ceci, Christos nuança tout de même ses paroles :

 " Mais n’oubliez pas, que chaque homme a aussi une individualité, chaque homme a son propre rapport avec Dieu et avec la nature. Aussi, pour ne pas oublier cela, et pour trouver en soi les ressources nécessaires à la réflexion, il plaît à Dieu que vous puissiez vous retirer de temps en temps, au-delà de la ville, afin de vous retrouver en vous même, dans la prière et le calme, la quiétude et la concentration de votre esprit.

 Les retraites sont alors un moyen pour vous de prendre du recul par rapport à la cité, et ce pour mieux la contempler, et mieux l’apprécier. "

 Sa force de persuasion était telle que tous ceux qui croisèrent sa route furent convaincus. Et après avoir parlé avec Christos, ils retournaient en Ville en suscitant chez les citadins la surprise et la joie.

 En effet, les temps étaient durs, et chacun attendait la venue d’un messie. Or, ces jours-là, beaucoup rentrèrent chez eux en disant :

 "Christos, notre sauveur, est arrivé, comme il est dit dans la prophétie d’Aristote. "

 Mais Christos ressentait lui-même le besoin de se retirer pour se recueillir. Aussi, il s’isola du monde en pénétrant dans le désert. Sa retraite spirituelle dura quarante jours.





Questions


  1. Dans le Chapitre 4, quelle nuance Christos apporte-t-il aux propos d'Aristote?
  2. Qui sont les premiers évêques? Quel est leur rôle et quels sont leurs droits et devoirs?
  3. Expliquez cette phrase : "Que votre solidarité ne connaisse pas de frontières !".

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Re: Licence en théologie

Message par Oree le Lun 11 Jan 2016 - 17:40


Questions



  1. Dans le Chapitre 4, quelle nuance Christos apporte-t-il aux propos d'Aristote?

    Pour Christos chaque homme a aussi une individualité, chaque homme a son propre rapport avec Dieu et avec la nature. Aussi, pour ne pas oublier cela, et pour trouver en soi les ressources nécessaires à la réflexion, il plaist à Dieu que l'homme puisse se retirer de temps en temps, au-delà de la ville, afin de se retrouver en lui mesme, dans la prière et le calme, la quiétude et la concentration de son esprit.
    Les retraites sont alors un moyen pour l'homme de prendre du recul par rapport à la cité, et ce pour mieux la contempler, et mieux l’apprécier.

  2. Qui sont les premiers évêques? Quel est leur rôle et quels sont leurs droits et devoirs?

    Les premiers évesques sont les apostres, Christos leur donnant la charge du Salut de leurs ouailles. Ils doivent se comporter en modèles, se consacrer entièrement à Dieu, l’amour humain dans ce qu’il a de personnel leur étant interdit, se devant aimer les humains et non un humain. Afin de les seconder, ils pourront nommer d’autres guides, d’autres bergers ayant la charge de chaque cité. Les évesques devront aussi laisser leurs armes, car les armes sont sources de violence alors que leur mission est d’enseigner l’amitié et l’amour de Dieu.

  3. Expliquez cette phrase : "Que votre solidarité ne connaisse pas de frontières !".

    Par ce qu'Aristote vivait dans un pays d'une culture peu tolérante pour les autres peuples. Aujourd'hui, Christos nous fait savoir que toutes les nations ont droit au respect et leur peuple à la liberté et à notre amitié. De même, la solidarité et l'amitié ne sauraient estre restreintes par une frontière des sexes. Car les hommes comme les femmes sont les enfants de Dieu et en cela, ils sont égaux.
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Re: Licence en théologie

Message par Oree le Lun 11 Jan 2016 - 17:41

chentyt a écrit:
IV.  Parcours pratique


Leçon 14 : La messe


Déroulement de la messe


1°) Accueil des fidèles.

2°) Prière de la confession :
Je confesse à Dieu Tout-puissant, à tous les Saints, et à vous aussi, mes Amis, parce que j'ai beaucoup péché, en pensée, en parole, en action.
Je supplie tous les Saints, et vous, mes Amis, de prier le Créateur pour moi. Que le Très Haut nous accorde le pardon, l'absolution et la rémission de tous nos péchés.

3°) Invitation à la confession au confessionnal

4°) Profession de Foi en récitant le Credo.




5°) Lecture du Livre des Vertus
Il s'agit ici de lire un passage du Livre des Vertus. Le passage choisi doit être en rapport avec le sermon. Il est donc nécessaire d'avoir lu au moins une fois le Livre des Vertus afin de pouvoir retrouver un passage qui pourrait accompagner le Sermon.

6°) Sermon
Le sermon ou homélie est un discours prononcé par le prêtre lors de la messe. Il a lieu juste après la lecture du livre des Vertus. L'homélie a pour objectif d'expliquer et de commenter le texte lu, mais également d'établir d'éventuels rapprochements avec l'actualité du village ou duché.

7°) Communion



8°) l’Envoi :
Information diverses sur la vie de la paroisse ou courte intention de prière.

ATTENTION : Il s’agit ici d’un exemple. Le prêtre peut, bien entendu, utiliser d’autres formulations et d’autres illustrations.


Travail

Vous ferez une messe comme si vous étiez devant des fidèles en suivant le déroulement ci -dessus tout en veillant à ce qu’elle ne soit pas trop longue et qu’elle donne envie d’être écoutée.
Le texte choisi doit être extrait d'un texte non étudié en cours.

De nombreux exemples de cérémonies sont disponibles à la Biblihomélie, n’hésitez pas à vous en inspirer : http://biblihomelie.bb-fr.com/forum.htm
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Re: Licence en théologie

Message par Oree le Lun 11 Jan 2016 - 17:42



Peu après son entrée dans la Cathédrale Saint Nicolas une envolée joyeuse de cloche ébranla le ciel de la capitale. La brune, comme à l'accoutumée se trouvait estre en retard. Elle pressa le pas faisant claquer ses talons sur les dalles, fit signe d'une main au bedeau dont le visage rougi par l'effort exprima incontinent le soulagement - il n'était oncques bon de trop tirer sur la corde – tandis que de l'autre désagrafait fébrilement la fibule qui retenait sa pelisse sur ses fresles épaules. Le lourd tissu glissa, happé au vol, traisné obliquement avec nonchalance avant d'estre jeté sur le premier prie-Dieu, tache écarlate sur le bois foncé. Essai, essai... il s'agit d'un essai Orée n'en fait point trop. D'ailleurs elle était parvenue devant l'autel et les fidèles se tenaient debout face à elle. Quelques coups d'encensoir successifs et la jovente se plaça devant l'ambon sur lequel le livre des vertus trosnait fièrement.

Mes bien chers frères, mes bien chères sœurs... Que la grasce d’Aristote, l’amour de Dieu le Père et la communion du Saint-esprit soit avec vous.

Nous tous ici représentons une grande communauté, ceste des croyants réunis en ce jour pour célébrer l'office dominical. Et pour estre digne de prendre part à ceste-cy, demandons pardon pour nos péchés petits et grands, afin d'ordonner nos pensées, purifier nos cuers, et alléger nos asmes...




Reprenons maintenant ensemble le Credo qui marque notre foi en la Sainte Église Aristotélicienne.



La prière effectuée, Orée se pencha sur le livre des vertus. Thomas d'Acquin ne l'avait point convaincu pendant sa licence de théologie, elle s'apensait que cela venait probablement du narrateur. C'est tout naturellement que pour ce premier office, elle avait souhaité revenir sur l'hagiographie du Sainct. Chapitre IV - « Le miroir aux princes » c'était tout à fait ce qui lui convenait de lire en la cité fribourgeoise.


1 Thomas se trouva donc au service du comte du Languedoc. Ce dernier venait chaque soir prendre conseil, soucieux qu’il était de conformer sa politique aux principes aristotéliciens, que Thomas semblait fort bien connaître.

2 Un beau jour, le seigneur vint lui annoncer sa volonté de guerroyer contre un comté voisin. « Ces pourceaux ont porté atteinte à mon honneur, je vais leur donner un bonne leçon », dit-il. Thomas exprima son désaccord en ces mots : « Monseigneur, vous ne pouvez faire couler le sang des fidèles pareillement, pour une question qui ne touche qu’à votre honneur ». Le comte fut mécontent, et demanda à Thomas quelle était la raison de ce démenti. Thomas lui répondit ainsi : « Avec tout le respect dû à votre rang, il faut que vous sachiez que votre glaive ne peut être sorti de son fourreau que sur injonction de l’église, au moins avec sa bénédiction ».

3 Le comte ne partageait nullement cette position, et le fit savoir ainsi : « Mais je suis un prince. En cela, je fais comme bon me semble. Tu m’avais dit tantôt qu’il fallait bien distinguer ce qui est de la sphère spirituelle, de ce qui est de la sphère temporelle, n’est-il pas ? Voilà bien, la guerre entre comtés, une chose qui échappe à l’esprit. Il n’y a rien de plus terrestre ». Thomas lui répondit : « Certes, Monseigneur. Mais cela ne signifie pas que les deux sphères soient sur un pied d'égalité. Tout pouvoir vient de Dieu par le peuple. L’autorité temporelle n’est autonome qu’autant qu’elle conserve ce principe en mémoire. Elle ne peut donc gouverner que dans le respect de la norme qui la fonde, par là même avec l’assentiment de l’église. Elle doit conformer ses actions aux opinions du clergé, et en particulier à celle de sa Sainteté le Pape, souverain de tous les souverains ».

4 Le comte n’appréciait que moyennement ces propos, et le fit savoir à Thomas : « Ce que tu dis est faux. Je tiens mon pouvoir du peuple, certes, mais avant tout du roy qui est mon suzerain. L’église n’a rien à voir là dedans. Je veux bien qu’elle me conseille, comme tu le fais, mais qu’elle m’impose, jamais ! Mortecouille ! ». Thomas ne se démontait point, et rétorqua au seigneur : « Le roy tient aussi son pouvoir de Dieu. Et comme le peuple ne fait qu’exaucer la volonté de Dieu en vous plaçant sur votre trône, votre pouvoir est de nature divine par le haut et par le bas. Le glaive que vous brandissez vous est confié par Dieu, certes pas directement, mais Dieu étant la cause première de toutes les causes et de tous les effets, nul doute qu’il est aussi la cause de votre autorité. Or, l’église étant dépositaire de la parole divine, vous devez lui obéir. C’est ainsi, à moins que vous ne vous rabaissiez à la condition de tyran ».

5 Le comte, dans sa colère, eut ces mots : « Et quand bien même je serais tyran ! Je doute que Dieu me foudroie sur l’instant ». Et Thomas de conclure : « Certes, non. Mais vous seriez précipité en enfer par le peuple révolté. Si un titulaire du pouvoir se fait tyran, l’église doit appeler celui qui lui a confié son pouvoir, c’est à dire le peuple, à se soulever contre lui et à cliquer sur l’option ‘prendre d’assaut le château’, autrement dit à accomplir la volonté de Dieu ».

6 Le comte en eut assez de discutailler, et saisit Thomas par le col, afin de le jeter hors de son château. « Tu n’es qu’un piètre conseiller. J’en trouverai un autre. Par ma foi, tu es un boulet ! ».

7 Et Thomas de se retrouver, un fois encore, dans l’errance.


Au final il commençait à lui plaire le Thomas !

Mes très chers frères, mes très chères sœurs... Que nous apprend ce texte? Que le Très Haut est à l'origine de toute chose et que vous soyez riches ou pauvres, bien nés ou paysans, vous vous devez de mener une vie conforme à la volonté de Dieu. Naissance ou pouvoir ne donnent point de passe-droit quant au vertus à respecter et aux vices à rejeter. Nul n'est supérieur à Dieu ! Aussi, Saint Thomas, devant l'aveuglement de son comte, tenta de lui faire reprendre raison. Hélas, celui-ci se considérait au dessus des loys divines et peu lui importait d'opprimer son peuple, de balayer ses voisins et d'estre sourd à l'Eglise.

Cet homme pourra-t-il ainsy poursuivre ses méfaits sans estre inquiété ? Oh bien sur il sera jugé à sa mort car l’orgueil et l'entestement ne peuvent mener qu'à l'enfer lunaire mais le bon peuple a les moyens de faire entendre sa voix de son vivant, à se soulever pour accomplir la volonté de Dieu. Souvenez-vous tous les puissants de ce monde ont toujours des comptes à rendre, que ce soit au divin ou au bon peuple.

Priez pour les souverains qui s'égarent, et rappelez leur si besoin leur devoir envers le peuple et l'église !


Elle referma alors le Livre et s'avança vers les fidèles.

A tous, passez une semaine la plus vertueuse possible ! N'hésitez point à vous rendre en taverne mais de boire avec modération. D'ailleurs, en parlant de boisson, je vous invite tous à venir partager le pain et le vin en une famille aristotélicienne unie ! Et sous le frisson des orgues, je reste disponible si vous souhaitez vous pencher au confessionnal avant de regagner la sortie.
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Re: Licence en théologie

Message par Oree le Lun 11 Jan 2016 - 17:43

chentyt a écrit:Ma fille, je pense que tout est présent dans votre messe et c'est une bonne chose. Cependant, il est d'usage de faire la communion avant la fin de la cérémonie et d'éventuellement clôturer la cérémonie par un chant repris par les fidèles. A part cela, vous avez fait un très bon travail. J'en suis contente.
Nous pouvons continuer, dans ce cas-là.



Leçon 15 : Le baptême


Le Droit Canon


Article 1 : Le quadriptyque causal :
 La cause matérielle = Un croyant remplissant les conditions prérequises par le Droit Canon et les règles en vigueur, conforme au premier, dans son diocèse.
 La cause efficiente = Tout clerc habilité par sa charge.
 La cause formelle = La célébration, le serment de fidélité, la symbolique de l’eau.
 La cause finale = Entrée dans la communauté et la communions des fidèles.


    Informations :
  • Seul un croyant ayant compris et assimilé les bases du credo peut recevoir le sacrement du baptême. (D'où l'importance de la pastorale et de l'examen préparatoire au baptême. )
  • Les enfants et autres êtres humains étant dans l’impossibilité intellectuelle de suivre une pastorale peuvent recevoir le baptême si les parents, les tuteurs ou les parrains s’engagent à leur fournir une éducation aristotélicienne et un accompagnement spirituel conforme aux doctrines de l’Eglise. Ayant atteint sa majorité l’enfant, confirmera son baptême par une nouvelle célébration.
  • Le baptême a lieu dans la paroisse de résidence du futur fidèle, ou à défaut dans tout autre lieu consacré. (Accord du clergé local s'il s'agit d'un autre lieu consacré).
  • L'Eglise recommande au croyant demandeur du baptême d'être accompagné d’au moins un parrain ou une marraine qui l'assistera dans ses premiers pas dans la communauté. ( Le parrainage est obligatoire si la personne vient de rejeter un culte hérétique)
  • Le nom de chaque baptisé est inscrit dans les registres paroissiaux ou épiscopaux, et dans les registres généraux de l’Eglise.



Cérémonie type


1) Accueil des fidèles

2)  Confession

3) Récitation du Credo guidée par le parrain ou la marraine

4) Lecture d'un passage du Livre des Vertus en lien avec le baptême par le parrain ou la marraine

5) - Brève description de la religion aristotélicienne (Agrégation à la communauté des croyants, Illumination de l'Ame par la Foi, Début du chemin de purification, Libération de la vision purement matérielle du monde : accession au monde des Idées, Promesse du paradis.

- Arrivée devant le baptistère

- Serment d'allégeance à l'Eglise par le baptisé

- Aspersion d'eau accompagné des paroles : "Je te baptise au nom de l’Eglise Aristotélicienne et au nom du Très Haut, pour l’amitié de tous les Saint et pour l’amour du Père de l’humanité"

- Le baptisé reçoit un cierge et le célébrant le renvoie par une exhortation à porter par ses exemples la lumière aux autres et lui dit ce qu'il a gagné par le baptême et ce qu'il risque de perdre en trahissant son engagement solennel par une conduite déshonnête.

- Le baptisé reçoit aussi une médaille aristotélicienne de couleur bleu cyan, couleur des fidèles Aristotéliciens baptisés, ils pourront l’utiliser sur leurs signatures afin d’afficher leur engagement aristotélicien.

Médaille du fidèle:

Code:
[img]http://i64.servimg.com/u/f64/12/54/42/00/argenc10.gif [/img]

Médaille du fidèle théologien (étudiant voie de l'Eglise) :

Code:
[img]http://i64.servimg.com/u/f64/12/54/42/00/argenc11.gif[/img]

Toutes les médailles et les tampons de l'Eglise sont disponibles à la grande bibliothèque Romaine : http://rome.lesroyaumes.com/viewtopic.php?t=32.


6) Fin de la cérémonie, tous viennent féliciter le(s) nouveau(x) baptisé(s).



Travail

Vous réaliserez un baptême avec une personne type qui n'a pas été baptisée par le passé et qui a un parrain et une marraine.

De nombreux exemples de cérémonies sont disponibles à la Biblihomélie, n’hésitez pas à vous en inspirer : http://biblihomelie.bb-fr.com/forum.htm
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Re: Licence en théologie

Message par Oree le Lun 11 Jan 2016 - 17:44

Elle ne voulait faire usance de la biblihomélie pour l'heure. Elle préférait comme cela avait été pour l'exercice précédent faire appel à sa remenbrance. N'avait-elle oncques assisté aux Offices ? N'avait-elle point été baptisée ? Elle avait pris note des remarques de Monseigneur Chentyt puis s'était attelée à scénariser le travail suivant tout en s'apensant à la lecture du « quadryptique causal » que les termes employés avaient quelque chose d'obscur, d'inintelligible, un peu comme un discours amphigourique.

...




Ce jour là peu de fidèles avaient pris place sur les bancs de bois cirés qui occupaient le vaisseau central de la nef. La diaconesse n'ignorait point que la cérémonie qui devait avoir lieu dans quelques tours de sablier se voulait estre donnée dans l'intimité adoncques lorsque le tintinnabulement des cloches cessa, son regard effleura l'autel drapé de blanc et enguirlandé pour l'occasion, d'une succession de petits bouquets de fleurs coupées réunis par un lien de lierre, symbole d'amour divin il reliait et attachait, puis enveloppa ceux qui se trouvaient réunis céans. Sa voix s'éleva en mesme temps que le nuage de vapeur qui s'échappait de sa bouche et formait une auréole cotonneuse au dessus de sa teste.

Mes très chères sœurs, mes très chers frères, c'est avec une immense joie que je vous accueille en ce samedi 9 janvier 1464 en la cathédrale Saint Nicolas de Fribourg. Nous sommes réunis ci iluec, ce jourd'hui, afin de célébrer le baptesme de... de... Gabriel. Il s'agit d'une nouvelle étape dans sa vie et il sera accompagné dans cette démarche par sa marraine, la belle Marianne.

Elle se frotta les mains l'une contre l'autre. Les braseros se suffisaient point à réchauffer l'édifice. Pourvu que ses paroles soient empreintes de chaleur.

Mais avant cela, je vous invite tous à demander pardon pour les fautes que nous avons pu commettre car, je vous le rappelle, recognoistre ses péchés est le premier pas vers le repentir.



Après un instant de recueillement, elle poursuivit.

Je vais mander à la future marraine et à son filleul de reprendre avec moi le Credo, symbole de notre attachement au Très-Haut, à l’Église et à la Foi véritable.



Comme je vous l'ai dit au début de cette cérémonie, nous nous sommes réunis pour assister à l'entrée dans la Communauté Aristotélicienne d'un croyant, Gabriel, qui est soutenu dans sa démarche par sa marraine, Marianne. Mon Dieu qu'elle était jolie...

Gabriel est un croyant et, en tant que tel, il recognoist l'existence du Très-Haut, de l’Église, il a foi dans le dogme et respecte le droit canon. Par son baptesme, il va rejoindre la grande famille des fidèles aristotéliciens.

C'est un choix que Gabriel a fait librement, confirmé par la pastorale qu'il a suivie, poussé par sa volonté propre.


Elle passa sa langue sur ses lèvres sèches pour les humecter.

La signification du baptesme, sacrement premier, nous a été transmise par Ysupso à qui le Tout Puissant avait fait des révélations sur différents sujets. Sur le baptesme, Il avait répondu...

Elle se pencha sur l'ambon et fit lecture du morceau choisi du livre des vertus.

Le bapteme permet à la vertu de racheter le péché, permet à l’amour de vaincre l’acédie. Un vertueux qui n’est pas baptisé ne se verra pas effacer ses fautes, car Je n’ai pas béni son entrée dans la communauté de Mes fidèles. Mais ne crois pas que le fait d’être baptisé t’autorise à pécher sans vergogne. Ce sacrement n’est que le moyen de vivre dans la vertu. Mais tous ceux qui n’ont pas été baptisés, qu’ils soient enfants ou adultes, si ils n’ont absolument jamais péché, pourront de même accéder au Paradis ».

Si maintenant la marraine veut s'avancer pour lire un extrait du Livre I - Le Mythe Aristotélicien, La Fin des Temps V - Les Questions

Le Très-Haut a répondu à Ysupso que nous avons été élus dès notre naissance car nous tendons naturellement vers Lui et que ce sont les péchés commis qui nous détournent de Lui. Par le baptême, nous sommes purifiés et nous mettons sur le chemin de la Vertu.
Pour autant, le baptême n'est pas une fin en soi, c'est la marque d'une nouvelle étape, d'un renouveau, d'une seconde naissance. Nous nous ouvrons volontairement et librement à Son amour. Mais comme le baptême n'est pas une fin en soi, nous devons être vigilants, attentifs à ne pas succomber aux boniments et aux perfidies de la Créature sans nom, ne pas nous adonner au péché.
Là réside l'essence du baptême, il donne au nouveau fidèle les prémisses de l'Amitié aristotélicienne parfaite, mouvement qui fait que nous tendons vers la perfection de notre Créateur sans toutefois l'atteindre.

Méditons ces paroles se référant à l'amitié, extraites de l'Ethique à Nicomaque.

L'amitié est ce qu'il y a de plus nécessaire pour vivre. Car sans amis personne ne choisirait de vivre, eût-il tous les autres biens. Et dans la pauvreté comme dans toute autre infortune, les hommes pensent que les amis sont l'unique refuge. L'amitié d'ailleurs est un secours aux jeunes gens pour les préserver de l'erreur; aux vieillards, pour leur assurer des soins et suppléer à leur manque d'activité dû à la faiblesse; à ceux enfin qui sont dans la fleur de l'âge, pour les inciter aux nobles actions, car on est alors plus capables à la fois de penser et d'agir.

Puis lorsque la voix de Marianne s'était tue.

On peut voir dans ce texte que, sans l'amitié, nous ne sommes rien quels que soient la fortune, les titres ou la jeunesse si nous n'avons personne avec qui les partager. Le fait d'entrer dans la communauté Aristotélicienne est pour le nouveau venu un pas vers l'amitié menant à une vie vertueuse.

La diaconesse invita la petite assemblée à la suivre jusqu'au baptistère.

Il est temps, maintenant, pour le futur baptisé, de faire son entrée dans la communauté des fidèles.

Gabriel, je t'invite doncques à te lever et à me rejoindre près du baptistère. La marraine également.


Une fois réunis devant le bassin incrusté de porphyre.

Gabriel, toi qui as exprimé le désir d'estre baptisé, je te demande de répondre à ces trois questions.

- Confirmes tu vouloir librement faire partie de l’Église Aristotélicienne .
- Désires-tu recevoir le sacrement du baptesme et ainsi entrer dans la communauté Aristotélicienne ?
- Es-tu prest à servir le Très-Haut et Son Église en toutes circonstances ?

Si tu réponds par l'affirmative, tu pourras ensuite prester allégeance.


La réponse positive fusa et Gabriel presta serment.

Je reconnais en Dieu le moteur du monde,
la pensée suprême et la cause efficiente et finale du monde.
Je reconnais l'Eglise Aristotélicienne comme mon guide dans
la connaissances de Dieu, et je jure de lui rester fidèle ainsi
qu'a son autorité, seule représentant sur Terre de l'Etre divin.
J'accepte tout cela de ma propre volonté pour le salut
de mon âme en vue de ma résurrection près de Dieux
dans la contemplation éternelle de Sa Beauté.
Je désire que mon nom apparaisse comme baptisé
et serviteur de Dieu tout puissant !

La diaconesse se tourna alors vers la marraine.

Marianne vous qui avez choisi en ce jour de devenir la marraine de Gabriel,

- Acceptez-vous d'aider votre futur filleul, de le soutenir et de l'orienter dans sa vie de tous les jours et dans la foi ?
- Acceptez-vous de le guider sur le chemin de la Vraie Foi ?
- Acceptez-vous d'estre toujours à son écoute au gré des aléas et des joies de la vie ?


Marianne répondit par l'affirmative sans d'hésitation aucune et la voix d'Orée s'éleva de nouveau.

Alors, Christos s’approcha de la fontaine, et dit encore au Centurion :
" Par la grâce de l’éternel, je vais te laver de tes péchés, te ceignant d’eau, source de vie. "

Et Christos plongea ses mains jointes sous le jet de la fontaine. Il aspergea la figure du Centurion de cette eau en chuchotant ces paroles :
" Seigneur, daigne laver cet homme de ses péchés, et lui donner ainsi une nouvelle naissance parmi les croyants ! Au nom du Très Haut. Amen "

Puis, Christos nous appela à lui, nous, ses apôtres et, les uns après les autres, il nous ceignit de l’eau de la fontaine, nous faisant naître à nouveau. Il nous dit:

" Mes apôtres, tant hommes que femmes, par la grâce de Dieu, vous voici lavés de vos péchés. A vous de Lui montrer que vous saurez vous montrer digne de cet honneur qu’Il vous fait, car le sacrement du baptême pourra être retiré à quiconque en trahit l’essence. "

Elle fit signe à Gabriel de s'approcher et de se pencher au dessus du baptistère. A l'aide d'une coupelle elle préleva de l'eau bénite qu'elle versa sur ses cheveux sombres.

Je te baptise au nom de l’Église Aristotélicienne et au nom du Très Haut, pour l’amitié de tous les Saint et pour l’amour du Père de l’humanité.

Tu peux te redresser à présent.


Elle pivota sur ses talons, saisit un cierge allumé et un petit médaillon qu'elle lui tendit.



Par cette lumière Gabriel que je te confie au nom de la communauté aristotélicienne, je t'invite à suivre les préceptes de Christos et d'Aristote. Te voici désormais éclairé par la Lumière du Très-Haut.

Reste sur le chemin de la vertu, sers Dieu ou tu retomberas dans l'obscurité, vulnérable aux tentations et aux vices. Cette lumière te guidera sur le chemin de la vertu et éclairera ton cuer lorsque la Créature sans nom tentera de l'assombrir.

Voici également la médaille des baptisés. Elle symbolise ton appartenance à notre Sainte Église ainsi que ton engagement dans notre Communauté. N'hésite point à la porter.


Et d'enchainer.

J'invite tous les fidèles à venir communier, et toi en particulier, Gabriel, puisque tu fais maintenant partie de notre communauté.

Quelques instants plus tard des trombes d'eau s'abattirent sur les fidèles au sortir de la Cathédrale Saint Nicolas. L'Orée venait de pousser la chansonnette Ding Dang Dong...
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Re: Licence en théologie

Message par Oree le Lun 11 Jan 2016 - 17:46

chentyt a écrit:
      

       
      
Leçon 16 : Le mariage

       
        Le Droit Canon


       
Article 1 : Le quadriptyque causal :
         La cause matérielle = Un homme et une femme fidèles de l’Eglise Aristotélicienne.
         La cause efficiente = Tout clerc habilité par sa charge.
         La cause formelle = L’office, l’échange des vœux et des alliances.
         La cause finale = Une union devant le Très-Haut et les hommes dans le but de fonder une famille et de trouver l’amitié aristotélicienne.

       


            Informations :
  • Le mariage est la consécration de l'accord profond entre deux personnes, créant une communauté de vie, réputée indissoluble et symbolisant l'Amitié Aristotélicienne dans l'une de ses formes les plus étroite.
           
  • Tout mariage ne peut se faire qu’avec l’autorisation du responsable de la paroisse de chacun des deux futurs époux.
           
  • Le mariage est célébré dans la paroisse de résidence des fiancés s'ils résident au même endroit, à défaut dans celle de la fiancée. (Accord nécessaire du clergé local si la cérémonie a lieu dans un autre endroit).
           
  • La présence d’au moins deux témoins, choisis parmi les fidèles, est exigée. L’un représentant le marié, l’autre la mariée. Ils seront les garants devant les hommes de l’acte du mariage.
           
  • Les fiançailles sont officialisées par la publication des bans au minimum quinze jours avant la date du mariage.
           
  • Le clerc officiant enregistre l’acte de mariage dans les registres appropriés.
           


       
        Cérémonie type


        1) Accueil des fidèles

        2) Lecture et homélie en lien avec le mariage

        3) Récitation du Credo

        4) Prêche décrivant les deux époux, ce qu'ils ont fait, les postes qu'ils occupent ou occupaient, leur place dans la ville, leur rencontre, ... (possibilité de déléguer cette partie aux témoins).

        5) Célébration du mariage

        Le mariage suppose que les deux époux s'engagent l'un vers l'autre librement et sans contrainte, qu'ils se promettent amour mutuel et respect pour toute la vie, qu'ils accueillent les enfants que Dieu leur donne, et les éduquent selon les écrits d'Aristote et la pensée de Christos. x et y, est-ce bien ainsi que vous voulez vivre dans le mariage ?
        x : Oui
        y : Oui
        x : y veux-tu être ma femme ?
        y : Oui, je le veux et toi x veux-tu être mon mari ?
        x : Oui, je le veux. Moi, x, je te reçois comme épouse et je serais ton époux. Je promets de t'aimer fidèlement dans le bonheur et dans les épreuves tout au long de notre vie.
        y : Moi, y, je te reçois comme époux et je serais ton épouse. Je promets de t'aimer fidèlement dans le bonheur et dans les épreuves tout au long de notre vie.
        x : y, reçois cette alliance, signe de mon amour et de ma fidelité.
        y : x, reçois cette alliance, signe de mon amour et de ma fidelité.


        6) Communion

        7) Fin de la cérémonie
        Informations diverses sur la vie future des mariés.


        Travail

        Vous réaliserez un mariage entre deux personnes dont vous inventerez la vie, pour remplier tous les chapitres. Cette cérémonie doit être émouvante, elle scelle une nouvelle famille aristotélicienne.

        De nombreux exemples de cérémonies sont disponibles à la Biblihomélie, n’hésitez pas à vous en inspirer : http://biblihomelie.bb-fr.com/forum.htm


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Re: Licence en théologie

Message par Oree le Lun 11 Jan 2016 - 17:46

Les cloches sonnaient à toute volée en cette matinée lumineuse de givre du dixième jour de l'an neuf. Fidèles messagères, elles annonçaient à travers tout le canton la célébration des épousailles de Jeannot et Jeannette, deux enfants de l'Helvétie bien cognus des villageois. La diaconesse avait la veille au soir préparé la cérémonie et décoré l'autel en faisant la part belle aux feuillages et aux branches de baies meslées aux fleurs de saison : résistante à l'ombre et au froid, l’hellébore et la délicate perce-neige. Elle n'avait oncques su si elle devait cérémoniser en tenue traditionnelle, ignorait tout des codes vestimentaires liturgiques, des ornements et étoles mais s'empressa d'accueillir les futurs et leurs invités sur le parvis de la Cathédrale Saint-Nicolas. Puis précédée par les enfants de chœur, remonta à pas lents et solennels, la nef en procession qui menait à l'autel où la messe serait célébrée. Lorsque chacun se fut installé, la diaconesse fit signe à Jeannot et Jeannette de s'approcher et de s'agenouiller sur les prie-dieu qui lui faisaient face pour cette grande occasion.

Mes chers frères, mes chères sœurs...

Nous voici ici réunis en ce jour pour célébrer l'union de deux fribourgeois Jeannot et Jeannette. Accueillons-les, soyons les témoins de leur amour et de leur engagement devant le Très-Haut.
Le dogme précise que : « L'Amitié Aristotélicienne" au sens large est une communauté de vie. Par le Baptesme chaque baptisé serait introduit dans une union spirituelle en puissance qui serait donc un contact spirituel avec tous les autres baptisés ».

Cette union spirituelle avec tous les baptisés s'exprime plus particulièrement entre l'époux et l'épouse dans le cadre du mariage. Les époux, par un amour pur et désintéressé, sont appelés à former cette amitié parfaite qui est le gage de l'amitié aristotélicienne. Le mariage est un engagement ferme et fort dans lequel les époux se promettent de lutter ensemble contre les germes de la haine et du désordre, par delà les difficultés de la vie quotidienne. Il fonde une communauté de vie qui les conduira à construire une famille et cette fécondité de l'amour engendra une descendance.

Elle s'interrompit un court instant caressant pensivement le petit talisman qui pendouillait à son cou et par lequel elle maistrisait sa fécondité.

Cette dimension du mariage comme union spirituelle ne doit pas faire oublier que l'union des corps est aussi primordiale, en vertu de l'amour qu'elle exprime. La sexualité est le moyen choisi par Dieu pour rendre présente sur terre la fécondité de l'amour, pour assurer la fondation d'une famille unie et pour souder par les gestes intimes l'affection des époux.

Il lui était bien difficile de poursuivre dans cette voie.

Une dernière chose avant de réciter le crédo.

Le mariage n'est point une simple formalité qui serait révocable à souhait. L'union spirituelle des époux n'est jamais une chose acquise et définitive, il convient de lutter pour la construire et la maintenir. Ainsi un simple désaccord des époux ne saurait en aucun cas justifier une séparation. La voie qui mène au paradis est étroite, et demande bien des sacrifices.
Toutefois un mariage peut-estre annulé dans certaines circonstances lorsque l'amitié des époux est rendue impossible par des actes graves et définitifs. L'annulation de ce mariage ne donne toutefoys pas la possibilité de se remarier, sauf jugement contraire pour raisons exceptionnelles.


La fournée d'homélie avalée passerait mieux avec un doigt de crédo.



Elle pivota sur ses talons, enjamba les quelques marches qui menait à l'autel et s'installa devant l'ambon sur lequel reposait le livre des vertus.

Je vais vous faire lecture d'un passage de la vie d'Aristote.

En ce temps là une grande nouvelle se répandit dans la ville de Stagire : les sages astrologues venaient de repérer une comète inconnue dans le firmament. Aussitôt l’assemblée de la ville se réunie sur l'agora, tentant de découvrir le message que les cieux voulaient transmettre aux hommes. Hélas leur cœur était obscurci par leur foi erronée en de faux dieux, et ils s’égaraient dans des suggestions impies : pour l’un il s’agissait de la venue d’Hermès aux pieds ailés. Pour d’autre la foudre de Zeus allait s’abattre au milieu des hommes, et les temps touchaient à leur fin.
Seul dans l’assemblée un homme se taisait : son épouse était sur le point d’enfanter, et l’angoisse qui était la sienne ne lui permettait pas d’intervenir. Il n’était pourtant pas le moins sage, ni le moins écouté. La noblesse et la paix se lisait sur son visage, ainsi que les marques d’un dur labeur et d’une vie sans mollesse.

La diaconesse se tue puis commenta.

Vous avez dans ce texte l'exemple d'un père noble et sage, soucieux de son épouse et de l'enfant à naistre. Son existence semble empreinte de nobles valeurs humaines. Voilà l'exemple que vous devez suivre. Assurer la paix et la justice tout en menant son travail quotidien. C'est là que se trouve la clé d'une vie vertueuse. Et peut-estre alors que votre descendance, suivant vos traces, aura la sagesse d'Aristote et la bonté de Christos.

Le moment solennel était arrivé. Les futurs époux se levèrent, Orée poursuivit.

Jeannot, tu occupes en notre capitale la fonction de bléiculteur et chacun cognoit ton implication dans la vie politique de la CH.
Jeannette, pareillement, boulangère tu es cognue de tous et chacun loue la qualité de ton pain.
Vous estes ici, entourés de vos amis et des villageois qui ont voulu partager avec vous ce moment si important.

A présent, devant tous ici présents et devant le Très-Haut, vous allez unir vos vies pour toujours. Le mariage entre deux personnes consentantes impose que les deux époux s'engagent l'un vers l'autre librement et sans contrainte, qu'ils se promettent amour mutuel et respect pour toute la vie, qu'ils accueillent les enfants que Dieu leur donnera, et les éduquent selon les écrits d'Aristote et la pensée de Christos.


Elle revint vers les futurs qu'elle regarda tour a tour puis leur manda.

Jeannette, Jeannot, est-ce bien ainsy que vous voulez vivre dans le mariage ?

       Jeannot : Oui
       Jeannette : Oui
       Jeannot : Jeannette veux-tu être ma femme ?
       Jeannette : Oui, je le veux et toi Jeannot veux-tu estre mon mari ?
       Jeannot : Oui, je le veux. Moi, Jeannot, je te reçois comme épouse et je serais ton époux. Je promets de t'aimer fidèlement dans le bonheur et dans les épreuves tout au long de notre vie.
       Jeannette : Moi, Jeannette, je te reçois comme époux et je serais ton épouse. Je promets de t'aimer fidèlement dans le bonheur et dans les épreuves tout au long de notre vie.
       Jeannot : Jeannette, reçois cette alliance, signe de mon amour et de ma fidélité.
       Jeannette : Jeannot, reçois cette alliance, signe de mon amour et de ma fidélité.


Alors la voix de la diaconnesse s'éleva au dessus d'eux.

Jeannot et Jeannette, je vous déclare maintenant unis par les liens sacrés du mariage. Ce que Dieu a uni, nul ne pourra le désunir.

Les deux époux s'échangèrent les anneaux et la musique résonna sous un tonitruant.

Embrassez-vous ! Et que tous viennent vous féliciter !

Alors elle fit signe aux témoins de s'approcher près du pupitre pour signer avec les mariés l'acte officiel.

Je vous invite tous maintenant à venir partager le pain et le vin en une famille aristotélicienne unie !
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Re: Licence en théologie

Message par Oree le Mar 19 Jan 2016 - 22:07

chentyt a écrit:

Leçon 17 : Les Funérailles


Le Droit Canon


La cause matérielle = le corps d'un fidèle ou d'un croyant suivant un enseignement religieux (pastorale,...)
La cause efficiente = tous les clercs peuvent s'occuper des funérailles
La cause formelle = la messe et la mise en terre
La cause finale = dernier hommage à la dépouille et adieux au monde terrestre


    Informations :
  • Les funérailles constituant le dernier sacrement, il est capital de s'assurer que l'éradication du lien entre le corps terrestre et l'âme a bien eu lieu et est définitive.
  • Tout clerc de l'Eglise Aristotélicienne, quelque soit sa charge, peut officier mais seul l'évêque du diocèse où la cérémonie aura lieu peut donner l'accord d'inhumation.
  • Tout fidèle aristotélicien décédé a le droit à la cérémonie funèbre. Une cérémonie funèbre peut avoir lieu pour les personnes n'ayant pas encore reçu le sacrement du baptême mais ayant néanmoins suivi à leur façon le chemin de la Vertu, à la demande exclusive d'un membre aristotélicien de la famille. Toutefois seul le corps d'un fidèle pourra être présent dans l'Eglise ou en terre consacrée. Sont donc notamment interdits dans l'église, les hétérodoxes, les suicidés et les excommuniés.
  • La mise en terre : Seuls les fidèles aristotéliciens étant morts sans renoncer à leur foi et non sujets à interdit peuvent être inhumés en terre consacrée et bénéficier d'une sépulture distincte. Tous les autres devront être enterrés ou brûlés à plus de cent pas d'un lieu consacré.
  • Les funérailles d'un fidèle marié met fin à l'union matrimoniale et donne l'opportunité d'un remariage pour le survivant en regard du droit canon portant sur le mariage.
  • La transmission des titres de noblesse se fait selon les règles nationales des royaumes et territoires concernés.



Cérémonie type


1. Arrivée à l'église

A ce moment là, le cercueil (ouvert) est amené devant l'autel (éventuellement porté par des proches), le prêtre se trouve sur le parvis et psalmodie :

Le prêtre :Après tous nos regards qui ont croisé le sien, qu’il puisse enfin voir le tiens seigneur.
Les fidèles : Seigneur ne détourne pas ton regard de notre ami(e).

Le prêtre : Après l’amitié qu’il a reçu et qui a guidé sa vie, accorde lui l’amitié ultime qu’et la tienne Seigneur.
Les fidèles : Seigneur ne détourne pas ton regard de notre ami(e).

Le prêtre : Après les peines et les larmes qui ont obscurci sa vie, illumine sa route pour l’éternité.
Les fidèles : Seigneur ne détourne pas ton regard de notre ami(e).

Le prêtre : Seigneur, nous tournons vers toi nos espoirs à l’heure où disparaît le corps de l’ami qui nous est cher.
Accorde-nous l’espérance de le revoir auprès de Toi pour les siècles des siècles.

Tous : Amen

2. Les quatre signes

Après être entré dans l'église, le cercueil est déposé devant l'autel, on peut déposer des fleurs et des cierges autour, une petite corbeille est laissée à l'entrée afin de recueillir les dons pour les mendiants. Après un court accueil, l'officiant procède aux quatre signes, qui sont :


  • Le signe de la lumière

    Les cierges autour du cercueil sont allumés en silence
    "L’Amitié est la lumière du monde c’est la flamme qui réchauffe notre cœur.
    Quelle éclaire maintenant la route de < Nom du défunt > qui le/la conduit maintenant au Royaume de Dieu !"

  • Le signe de la foi
    "< Nom du défunt >, nous déposons cette croix aristotélicienne sur ton cercueil.
    Cette croix est le signe qui relie Aristote et Christos, qu'elle soit pour toi signe de salut et de vie éternelle".

  • Le signe des amis
    L’un des amis du défunt apporte la corbeille de l’amitié
    "< Nom du défunt >,nous déposons ces présent sur ton cercueil, signe de notre amitié, signe de notre prière, signe de notre cœur".

  • Le signe de la mémoire

    Ici, vous pouvez vous-même rédiger votre propre déclaration, mais inspirez vous de ceci :
    "Cet enterrement nous rappelle plusieurs choses :
    - Le souvenir d'un Ami aristotélicien qui vient de nous quitter. D'un homme/d'une femme qui avait une histoire, unique, avec Dieu. Qui était entouré de tendresse par Dieu. Qui a fait, ou non, l'expérience de cette tendresse.
    Nous voici nombreux dans cette chapelle, autour de < Nom du défunt >, pour prendre conscience de ce lien d'amour qui l'a toujours uni Dieu, qui unit Dieu à chacun de nous, à tout instant.
    - La mort viendra pour chacun de nous. pour les uns tôt, pour les autres plus tard. Pour les uns dans leur jeunesse, pour d'autres dans leur vieillesse.
    Le Seigneur nous prévient : "Soyez prêts, soyez toujours prêts car vous ne savez ni le jour ni l'heure".
    Aristote nous a guidé et Christos nous invite à prendre exemple sur lui, à trouver notre joie à vivre pour les autres, à aimer comme ils nous ont aimés.
    Notre présence ici est prière. Nous invoquons Aristote qu’il mesure les péchés de notre frère/soeur et que Christos intercède auprès du seigneur pour qu’il le reçoive en son Paradis.



3. Confession : très importante dans cette cérémonie qui doit parler de la mort et du Jugement Dernier

4. Lecture et sermon

5. Intervention de ceux qui le souhaitent
Chacun peut parler du défunt, de sa vie, ses actes, ses qualités...

6. Credo récité par un proche ou le conjoint

7. Signe d'Adieu

Juste avant de quitter l'église en direction du cimetière, un léger recueillement est conseillé, ainsi qu'une courte prière. Vous pouvez prendre ceci comme modèle :


"Avant de quitter la chapelle, nous allons dire un dernier adieu à notre frère/soeur < Nom du défunt >

Avec respect et affection, confions-le/la à Dieu dans l'espérance de nous retrouver un jour auprès de Lui.

Avec tous ceux qui nous ont précédés et qui vivent déjà auprès du Seigneur,

avec l'immense cortège des saints, nous lui souhaitons un bon dernier voyage à son enveloppe charnelle. "

8. Inhumation

Après que le cercueil ait été fermé, le cortège arrive au cimetière, tandis que les présents forment un cercle autour de la tombe.

"Nous allons maintenant confier à la terre le corps de notre frère/soeur dans ce lieu où reposent déjà tant de défunts de nos familles. Le moment est venu de lui dire "à Dieu".
C'est un moment de tristesse, mais il faut que l'espérance reste forte en nous. car nous espérons le/la revoir quand Dieu nous réunira, dans la joie de son Royaume.
Recueillons-nous en pensant à tout ce que nous avons vécu avec < Nom du défunt >, à ce qu'il/elle est pour nous, à ce qu'il/elle est pour Dieu."

Silence pendant la descente du cercueil
Ensuite, le prêtre asperge le cercueil d'eau bénite et dit :

"Cette eau, souvenir de ton baptême,
nous rappelle que Dieu a fait de toi son enfant.
Qu'il te reçoive aujourd'hui dans sa Paix !"

Enfin, chacun passe et jette une poignée de terre dans la tombe, puis chacun s'en va tandis que l'officiant présente ses condoléances à la famille et aux proches.

N'oubliez pas de reverser les dons faits ce jour là.


Travail

Vous célébrerez les funérailles d'une personne type connue dans son village en respectant le modèle donné. Utilisez quelques images, mais pas trop non plus, afin d'égailler la cérémonie. Ne choisissez pas de texte trop triste, les fidèles le seront déjà assez.

De nombreux exemples de cérémonies sont disponibles à la Biblihomélie.
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Re: Licence en théologie

Message par Oree le Mar 19 Jan 2016 - 22:08

En ce début d'année 1464, les cérémonies se suivaient mais ne se ressemblaient point. Cette fois-ci elle avait été sollicitée pour une cérémonie de funérailles. Le doyen des paroissiens s'était éteint paisiblement dans son sommeil. Draperies de deuil avaient été tendues sur le portail et à l'intérieur de la cathédrale et des cierges bruslaient à cour et éclairaient les lieux d'une lueur blafarde. Une petite corbeille avait été laissée à l'entrée afin de recueillir les dons pour les mendiants. La diaconesse avait revestu par dessus sa tenue traditionnelle les ornements conforme à sa fonction. Elle se tenait sur le parvis de Saint-Nicolas lorsque qu'elle s'ébranla processionnellement sous une envolée de cloches vers l'entrant. En teste venait le clerc portant le bénitier avec l'aspersoir, puis le porte croix enfin deux autres clerc suivaient avec leurs cierges allumés. Le cercueil avait été porté puis déposé devant l'autel par des proches. Depuis le parvis, les psalmodies de la diaconesse montaient en tremblant.

Après tous nos regards qui ont croisé le sien, qu’il puisse enfin voir le tiens seigneur.
[réponse des fidèles]

Après l’amitié qu’il a reçu et qui a guidé sa vie, accorde lui l’amitié ultime qu’est la tienne Seigneur.
[réponse des fidèles]

Après les peines et les larmes qui ont obscurci sa vie, illumine sa route pour l’éternité.

[réponse des fidèles]

Seigneur, nous tournons vers toi nos espoirs à l’heure où disparaist le corps de l’ami qui nous est cher.
Accorde-nous l’espérance de le revoir auprès de Toi pour les siècles des siècles.

Amen.


Précédée des clercs, la diaconesse remonta à pas lents et solennels la nef jusqu'à l'autel. Silencieusement, d'un signe de la main, elle invita un clerc à allumer l'encens, symbole des prières montant vers Dieu en agréable odeur et les cierges déposés tout autour du cercueil ouvert. Quelques tours de sablier plus tard, sa voix s'élevait.

L’Amitié est la lumière du monde c’est la flamme qui réchauffe notre cœur.
Qu'elle éclaire dorénavant la route de Baudu qui le conduit maintenant au Royaume de Dieu !


Le médaillon de baptesme du défunt avait été remis à la diaconesse et reposait sur un coussin de velours. Elle s'en saisit délicatement puis enchaisna.

Baudu, nous déposons cette croix aristotélicienne sur ton cercueil.
Cette croix est le signe qui relie Aristote et Christos, qu'elle soit pour toi signe de salut et de vie éternelle.


Un ami du défunct s'avança et déposa la petite corbeille qui avait reçu les dons.

Baudu, nous déposons ces présents sur ton cercueil, signe de notre amitié, signe de notre prière, signe de notre cuer.

Orée se tourna alors vers les fidèles, le visage empreint d'une tristesse non feinte.

Cet enterrement nous rappelle plusieurs choses.

Le souvenir d'un Ami aristotélicien qui vient de nous quitter. D'un homme qui avait une histoire, unique, avec Dieu. Qui était entouré de tendresse par Dieu. Qui a fait, ou non, l'expérience de cette tendresse.
Nous voici nombreux dans cette cathédrale, autour de Baudu, pour prendre conscience de ce lien d'amour qui l'a toujours uni à Dieu, qui unit Dieu à chacun de nous, à tout instant.

Que la mort viendra pour chacun de nous. Pour les uns tost, pour les autres plus tard. Pour les uns dans leur jeunesse, pour d'autres dans leur vieillesse.
Le Seigneur nous prévient : "Soyez prests, soyez toujours prests car vous ne savez ni le jour ni l'heure".
Aristote nous a guidé et Christos nous invite à prendre exemple sur lui, à trouver notre joie à vivre pour les autres, à aimer comme ils nous ont aimés.
Notre présence ici est prière. Nous invoquons Aristote qu’il mesure les péchés de notre frère et que Christos intercède auprès du seigneur pour qu’il le reçoive en son Paradis.

Récitons tous ensemble la prière du pardon.




Mes chers frères, mes chers sœurs, j'aimerais vous lire maintenant un extrait de la Vita d'Aristote. Dialogue II - La révélation.

Aristote: Mais si tu prends quelque chose qui n'est pas composé de matière, cela disparaitra t'il?

Epimanos: Il ne me semble pas: si ce n'est pas composé de matière alors cela ne peut pas se désintégrer. Cela ne mourra pas. Ainsi la pensée d'un homme comme Pythagore sera éternelle et vivra encore dans plus de mille ans.

Aristote: Donc tu penses que ce qui est immatériel ne meurt pas?

Epimanos: Avec tout ce que nous avons dit jusqu'ici, je crois que c'est une chose établie.

Aristote: Alors notre âme, qui est immatérielle, doit elle aussi, ne pas mourir. Quand nous mourons notre corps disparait, mais notre âme, elle demeure. Et c'est cette vie de l'âme qui est la vie future. C'est cette vie que notre vie présente, dans notre corps, doit préparer.

Epimanos: Le roi qui meurt va donc vivre encore?

Aristote: Oui, et c'est pour que cette vie de son âme soit heureuse que je vais prier ce soir.

Epimanos: Nous prierons ensemble alors.

Et sur ces mots les deux amis se séparèrent, Epimanos rentra dans le temple de Proserpine, pendant qu'Aristote se dirigea vers la sortie de la ville pour marcher dans la campagne.

Nous sommes réunis ce jour pour saluer notre ami avec lequel nous avons ri, pleuré ou échangé. Le corps physique de Baudu n'est plus mais son asme elle demeure. Elle s'est élevée à Dieu. Réjouissez vous car il sera toujours présent dans nos cuers.

La diaconesse se brida court avant de mander à la petite assemblée.

Si l'un de vous souhaite parler du défunt, de sa vie, ses actes, ses qualités...

Un silence assourdissant se fit. L'émotion assurément. Elle bénit le corps.

Bien entonnons sans plus tarder le credo.

Orée fit signe à l'épouse de s'avancer. Germaine Baudu s'appuya sur sa troisième jambe pour rejoindre l'autel et prit figure face aux fidèles.




Lorsque la veuve rejoignit ses proches.

Avant de quitter la cathédrale et de prendre la direction du cimetière, nous allons dire un dernier adieu à notre frère Baudu.
Avec respect et affection, confions-le,à Dieu dans l'espérance de nous retrouver un jour auprès de Lui.


[un instant de silence]

Avec tous ceux qui nous ont précédés et qui vivent déjà auprès du Seigneur.
Avec l'immense cortège des saints, nous lui souhaitons un bon dernier voyage à son enveloppe charnelle.


Le cercueil fut scellé. Il était temps de partir en procession vers le cimetière qui jouxtait la cathédrale afin que reposa le corps du défunct.



[Au cimetière]

Les proches et les amis formant un cercle autour du cercueil.

Nous allons maintenant confier à la terre le corps de notre frère dans ce lieu où reposent déjà tant de défunts de nos familles. Le moment est venu de lui dire "à Dieu".
C'est un moment de tristesse, mais il faut que l'espérance reste forte en nous. car nous espérons le revoir quand Dieu nous réunira, dans la joie de son Royaume.
Recueillons-nous en pensant à tout ce que nous avons vécu avec Baudu, à ce qu'il est pour nous, à ce qu'il est pour Dieu.


[Nouveau silence]

Aspergeant le cercueil d'eau bénite.

Cette eau, souvenir de ton baptesme, nous rappelle que Dieu a fait de toi son enfant.
Qu'il te reçoive aujourd'hui dans sa Paix !


Tous passèrent et jetèrent une poignée de terre dans la tombe, puis d'aucuns s'en allèrent tandis que la diaconesse présentait ses condoléances à la famille et aux proches. Les dons seraient reversés aux mendiants un peu plus tard dans la journée.
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Re: Licence en théologie

Message par Oree le Mar 19 Jan 2016 - 22:09

chentyt a écrit:

Voici votre diplôme. je vous félicite encore ma fille, puisse Dieu vous garder en son amour.


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Re: Licence en théologie

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