An de grasce 1459

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

An de grasce 1459

Message par andaine le Jeu 20 Jan 2011 - 23:33

01-01-2011 La Garde quoi ?

Paris (AAP) - La Garde épiscopale est une entité militaire au service de la Sainte Église Aristotélicienne, regroupant de fervents serviteurs de la Foy.

Avec les nouvelles menaces hérétiques sur les terres Aristotéliciennes, notamment en Savoie avec le conflit opposant cette dernière à Genève, la Garde épiscopale a été mobilisée. La Garde épiscopale est une entité militaire Sainte œuvrant notamment à la défense des lieux de culte, à l'escorte des Hommes d'Église et des fidèles ainsi qu'à la chasse des hérétiques qui envahissent les terres Aristotéliciennes. Celle-ci peut cependant être appelée à se mobiliser durant les Saintes Croisades afin d'aider les Armées de l'Église dans leurs luttes contre l'hérésie.

Comme toute les organisations ralliées à l'Église -et toutes les organisations militaires– cette garde a plusieurs principes et fondements, et d'ailleurs, il faut, pour l'intégrer, remplir quelques conditions :

Un Garde épiscopal se doit de servir l’église et de la défendre
Il reconnaît, respecte et est fidèle à l'Eglise Aristotélicienne.
Il reconnaît, respecte, croit et applique et fait appliquer ce qui est contenu dans le dogme aristotélicien.
Il doit être un fervent Aristotélicien et ne jamais remettre en cause la primauté de la papauté n’importe quelle autre couronne.
Il doit être baptisé.

Ces quelques lignes sont tirées des lettres de recrutements qui circulent dans les quatre coins du monde connu. Les dites-lettres décrivent la garde comme une famille indivisible, comme une protectrice de la paix, fraternelle et joyeuse. Il existe de nombreux points de recrutement de par le monde, contactez les hommes et femmes d'Eglise de votre région ou dirigez-vous vers la [ulr=http://garde.forums-actifs.com/forum]citadelle pour rejoindre la garde épiscopale.

Th, pour l'AAP
avatar
andaine
Maitresse des lieux
Maitresse des lieux

Messages : 1510
Date d'inscription : 14/10/2010
Age : 584
Localisation : Sent Bertran de Comenge

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: An de grasce 1459

Message par andaine le Jeu 20 Jan 2011 - 23:37

16-01-2011 Quel statut pour le domaine royal ?

PARIS (AAP) - Alors que l'effervescence de la première élection royale de France est à peine retombée, il existe une catégorie de personnes qui ne partage pas l'excitation générale : les étudiants en droit. Et plus particulièrement, ceux qui s'arrachent les cheveux sur la répartition des pouvoirs dans Royaume de France, à l'intérieur et à l'extérieur du domaine royal.

Car le domaine royal, qu'est-ce, ou plutôt qu'était-ce jusqu'à une date récente ? L'ensemble des possessions de Levan III l'Abdicateur, en partie héritées de son père et prédécesseur sur le trône, Levan II, en parties gagnées à la pointe de l'épée. La charte et les statuts du Royaume, tout comme les lois héraldiques révisées par l'ex-Roy d'Armes Llyr di Maggio, distinguaient clairement la personne royale de l'institution qu'est la Couronne. Statutairement, le domaine royal appartenait donc à Levan III indépendamment de sa condition de Roy de France, et il ne l'aurait transmis à son éventuelle descendance que comme un héritage et non un privilège afférent au Trône.

Seulement voilà, il n'a rien transmis, et ce sont des élections qui ont placé la Couronne sur la tête de Béatrice de Castelmaure. Quid alors du domaine royal ? Considérant que Levan III a renoncé au domaine royal en même temps qu'au Trône, une stricte application des lois héraldiques en l'absence d'héritiers aurait abouti au retour de la Normandie, de la Champagne, de l'Alençon, du Maine et de l'Orléanais à leur statut initial, celui de simples provinces vassales de la Couronne de France. Il apparaît de toute évidence que ni lesdites provinces, ni la Reyne fraîchement élue ne sont partisanes d'une telle solution.

L'incertitude pèse également sur les fiefs de la Reyne. Le codex Levan prévoit que l'acquisition de terres par le souverain fait rentrer ces dernières dans le domaine royal, mais puisque le Trône accueillera à l'avenir des postérieurs sans liens familiaux entre eux, faut-il comprendre que le domaine royal actuel s'agrandira progressivement grâce à des enclaves dans les provinces vassales ? Ou plus probablement, que des terres s'y grefferont et le quitteront au gré de la valse des élus ? Nul n'a à l'heure actuelle la réponse à ces questions. Un paysan bourguignon résume, fataliste et un peu inquiet : "La reine qu'on nous a dit qu'on l'avait maintenant, elle a des terres en Bourgogne. Nous, on les connaît, les terres de Bourgogne, vu qu'on trime dessus depuis des générations. Donc, ça veut dire que si elle veut les garder, elle va retirer des bouts de Bourgogne pour les donner au domaine royal ? Mais nous, on veut qu'ils restent en Bourgogne, ces morceaux-là !"

Un des travaux prioritaires de ce premier règne électif sera donc sûrement la définition d'un statut ad hoc, permettant de pérenniser la construction politique qu'est devenue le domaine royal au fil des ans. Pour qu'enfin, les étudiants en droit puissent dormir tranquilles.

Nicolas de Firenze, pour l'AAP
avatar
andaine
Maitresse des lieux
Maitresse des lieux

Messages : 1510
Date d'inscription : 14/10/2010
Age : 584
Localisation : Sent Bertran de Comenge

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: An de grasce 1459

Message par andaine le Sam 29 Jan 2011 - 17:32

21-01-2011 La Guilde des Herboristes ou la formation d'un savoir légendaire
PARIS (AAP) - La Guilde des Herboristes reste un nom inconnu pour grand nombre de personnes. Qu'est-ce donc que cette organisation ? Groupuscule hérétique liant sorcellerie et magie noire ? Association d'enchanteurs et autres magiciens ? Non, n'en déplaise aux amateurs de chats noirs et nez crochus, cette guilde n'est rien de moins qu'un lieu de formation pour qui désire apprendre, connaitre et utiliser le savoir des plantes.

La guilde a ouvert ses portes afin que le grand public puisse découvrir la science des herbes et peut-être une future vocation. Cette organisation est soumise à une discipline quasi martiale mais, semble-t-il, reste bon enfant C’est en effet ce qu'assure dame Garriguette, maître herboriste de son état : « Vous savez, sieur Bisac, un tel établissement ne peut fonctionner sans un minimum d'ordre et de rigueur, c'est une garantie de sérieux pour les enseignements que nous dispensons...et certains peuvent avoir du mal à s'y conformer . Mais ne vous méprenez pas surtout, ici chacun est libre et une ambiance quasi familiale règne entre les membres de la Guilde ! »

En effet, plusieurs distinctions séparent les membres de la guilde en différentes catégories (hé oui, il est loin le temps du plateau du Larzac), ces distinctions sont trois types de caducées qui marquent la personne comme « novice », « confirmé » ou « maître ». Lors du passage au rang de « confirmé », le « novice » reçoit un diplôme sanctionnant la montée au rang supérieur. A son entrée dans la guilde, le futur novice est assigné dans une chambre où un ancien de la guilde va juger ses motivations et si selon lui il possède les bonnes qualités pour devenir herboriste. Une fois accueilli au sein du groupe, le novice devra prêter serment, on parle alors du « serment de Merlin » dont les grandes lignes se résument à jurer fidélité, de ne pas faire le mal, respects des maîtres, et cætera...

La formation en elle-même se résume en un aller-retour entre ouvrages et travaux pratiques. Les novices sont regroupés en petits groupe où des maîtres vont leur dispenser leur savoir. La guilde recèle de nombreux ouvrages couvrant, c’est évident, toutes les facettes de l’herboristerie, on apprend ainsi comment soigner, les plantes, les cataplasmes, les huiles... A la question combien de membres compte la guilde ? On répond que c’est assez difficile de juger, on compte cinq maîtres herboristes (eux seuls peuvent dispenser des enseignements) et plusieurs confirmés.

Néanmoins, il existe une toute autre facette de la Guilde, une facette moins publicitaire. En effet une réunion fut mise en place afin de statuer sur l’avenir de la Guilde. Plusieurs membres dirigeants s’interrogent sur le futur de l’organisation, c’est ainsi que dame Gariguette présente la chose : « Si j'ai souhaité provoquer cette réunion, c'est que, je ne vous le cache pas, nous sommes quelques uns à nous interroger sur le devenir de cette Guilde ! Personne ne peut ne pas s'être aperçu de la douce léthargie dans laquelle celle-ci semble être plongée depuis quelques temps ! Les cours se passent dans un ronronnement quasi religieux, les formations s'étalent comme du miel sur une tartine, le nombre de stagiaires fond comme neige au soleil... » C’est un bien triste constat que tire le maître herboriste. La Guilde serait-elle devenue une organisation vieillissante ? Dont les dirigeants rechignent à former des stagiaires peu nombreux ? On essaye alors de donner des solutions : recensement complet des herboristes confirmés, promotion de l’établissement dans le Royaume... Le problème majeur de la Guilde selon les maîtres herboristes est le manque d’implication des confirmés, et par extension de l’ensemble de la communauté, qui, une fois leur diplôme, en poche s’en vont dans leur village ou dans les forces armées dispenser leur connaissances mais ne restent au sein de la Guilde.

L’avenir de la Guilde est-il à mettre en doute ? Est-elle sur la pente glissante et dangereuse de l’oubli et du désintérêt ? La question est, aujourd’hui plus que jamais, d’actualité...

Bisac, pour l’AAP
avatar
andaine
Maitresse des lieux
Maitresse des lieux

Messages : 1510
Date d'inscription : 14/10/2010
Age : 584
Localisation : Sent Bertran de Comenge

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: An de grasce 1459

Message par andaine le Sam 29 Jan 2011 - 17:33

21-01-2011 Entretien avec la Reyne
Paris (AAP) - C'est le quatrième jour du mois de Janvier 1459 que Béatrice de Castelmaure a été élue première Reine de France, l'AAP est partie à la rencontre de celle qui va gouverner le Royaume pour les six mois à venir.


AAP : Bonjour, Merci d'avoir accepté de répondre aux questions de l'AAP Votre Majesté. On ne vous présente plus aujourd'hui, mais une courte description relatant votre parcours peut être ?

Béatrice de Castelmaure : Nous sommes née dans un couvent comtois, à Baume-les-Dames, de Lhise de Tapiolie, qui était Pair de France et Vicomtesse de Chastellux. Nous y avons grandi pendant quinze ans, ayant tué notre mère en naissant. Nous l'avons quitté à quinze ans pour la Bourgogne, où nous nous sommes installée. Après quelques voyages et la mort de notre père Charles de Castelmaure, également Pair de France, nous avons pris la charge de Présidente du Collège de la Noblesse de Bourgogne que nous avons tenue jusqu'à notre mariage avec Guise von Frayner. Nous avons été tenue de le suivre en Empire pour quelques mois, durant lesquels nous y avons rempli les charges de Héraut puis de Maréchal d'Armes Impérial, dirigeant la Hérauderie Impériale francophone et hollandaise. Nous nous y sommes découvert des capacités certaines d'écoute et d'action. Ayant rempli notre devoir de donner un fils à notre époux, nous avons alors quitté nos charges pour rentrer en Bourgogne, dont nous avions grande nostalgie. Nous y avons repris la tête du Collège de la Noblesse et une vie sereine, jusqu'à ce qu'on apprenne l'abdication de Lévan III de Normandie. La suite est connue.

AAP : Quelle a été votre réaction à l'annonce de l'abdication de Levan III et l'instauration de la monarchie élective ?

Béatrice de Castelmaure : Et bien... Qu'un jour un Roi ait à se faire élire, c'était à prévoir depuis que Lévan III a refusé de se remarier. C'était prévu depuis bien longtemps par la Charte du Royaume, seules les modalités d'élections ont été revues pour laisser le choix également au peuple et au Clergé. Quant à l'abdication... Personne ne s'y attendait, tant Sa Majesté nous avait habitués à ne pas gouverner, ou si peu. Rien ne laissait prévoir qu'il songerait soudain à officialiser son désintérêt pour les affaires du monde.

AAP : Quel est votre avis, vis à vis du règne de Levan III de Normandie ? de ses institutions ?

Béatrice de Castelmaure : Lévan III de Normandie n'avait pas le caractère pour régner, et l'abolition de la monarchie héréditaire est en cela une bonne chose. Elle évitera désormais à la France des souverains qui avaient toutes les volontés, sauf celle de gouverner. Quant à ses institutions, elles ont, nous semble-t-il, cherché à faire au mieux pour mener un bateau sans capitaine. Si elles ont fait des erreurs, aucune n'est irréparable à ce jour, et on ne peut les en blâmer. Le tout est désormais de regarder vers l'avenir, non le passé.

AAP : Quels sont vos projets principaux pour le royaume maintenant que vous etes Reine de France ?

Béatrice de Castelmaure : A terme, réécrire les statuts du Royaume, non pour y changer seulement les quelques détails qu'exige le nouveau statut de la monarchie en France, mais pour y inscrire noir sur blanc la différence entre le Domaine Royal et les provinces vassales, c'est-à-dire les prérogatives et les prétentions légales de chacune de ces deux entités. Si nous avons un reproche à faire aux précédents gouvernements c'est d'avoir agi comme s'il n'existait pas ou peu de différences entre ces deux entités, hormis le fait que le Domaine Royal était sujet à l'impôt royal et indiqué pour pourvoir aux finances royales. Le Domaine Royal a bien davantage de prérogatives et d'attributions ; les provinces vassales, pour leur part, jouissent d'une forme de liberté sujette à leur allégeance à la Couronne de France, leur donnant droits et devoirs. C'est autant cette liberté souvent niée que ce serment d'allégeance aux conséquences souvent mal comprises que nous voulons réexpliquer et bien définir dans les statuts du Royaume.

AAP: Concrétemment, qu'est ce qui fera la différence entre le Domaine Royal et les vassaux, hormis le Conseil du Domaine Royal et le prestige ?

Béatrice de Castelmaure : Ceux dont il se donnera les moyens. Les provinces du Domaine Royal ont, c'est un fait, pour inconvénient d'être dépendante, dans les domaines institutionnels, de la Curia Regis, en ce sens qu'elles ne peuvent se soustraire à certaines obligations de mise en commun des informations, de gestion commune de leur sécurité, de leur défense, de leur prestige. Il n'y a pas de réel changement dans ces obligations à prévoir ; le changement se trouve davantage dans la façon de considérer ces contraintes et dans la façon de les utiliser. Comment dire... C'est une chance immense de pouvoir gérer ces provinces ensembles et de collectiviser les compétences ; une chance qui doit être exploitée pertinemment pour conduire au rayonnement du Domaine Royal, à sa stabilité économique et sa sécurité. Pour l'heure, la matière est là, mais trop peu mise en forme, au sein d'un système tentaculaire plutôt emmêlé ; la matière n'a pas encore de forme aboutie, et en fin de compte les provinces du Domaine Royal interagissent peu entre elles. Notre objectif est d'établir ce lien. C'est peut-être une gageure... Mais
que peut-on souhaiter de mieux que l'unité fructueuse du Domaine Royal, joyau de la Couronne ?

AAP : Parlons Eglise maintenant quelle est votre ligne de conduite face à l'hérésie ?

Béatrice de Castelmaure : En bonne aristotélicienne, l'hérésie nous est insupportable. La Couronne ne saurait accepter comme vassaux des hommes ou femmes que la Très Sainte Eglise Aristotélicienne, Apostolique et Romaine aurait déclarés hérétiques. Quant à la lutte contre l'hérésie, elle revêtira toutes les formes que les finances et la sécurité du Royaume de France permettront.

AAP: C'est à dire ? envisagez vous une lutte armée ?

Béatrice de Castelmaure : Si la sécurité du Domaine Royal, sa stabilité économique et les finances royales le permettent, c'est une éventualité plus qu'envisageable.

AAP : La France connait en ce moment de nombreux troubles liés à la coexistence de plusieurs groupes religieux face à l'Eglise Aristocelienne Romaine, notamment la réforme aristotélicienne et les spinozistes.Quelle est votre politique vis à vis de cela. Modifierez vous le Concordat de Paris, vers une diminution ou une augmentation des libertés religieuses ?

Béatrice de Castelmaure : Le Concordat de Paris se circonscrit actuellement au Domaine Royal pour la plupart des libertés ou restrictions d'ordre religieux. Il n'est pas au programme d'assouplir les tolérances religieuses dans le Domaine Royal. Nous avons l'intention, après les plus grands chantiers du Royaume (notamment la réforme des Statuts du Royaume dont nous avons parlée) de renégocier le Concordat de Paris pour y inclure certains privilèges pour le Clergé, bien nécessaires selon nous. Nous ne pouvons de même qu'inviter toutes les provinces vassales de la Couronne à combattre l'hérésie autant que le permettent leurs moyens.

AAP : Une solution pour le problème d'insécurité générale, avec des routes de plus en plus dangereuses et des groupes brigands de plus en plus importants ?

Béatrice de Castelmaure : La Couronne ne possède hélas pas la panacée. Face à des groupes de brigands de plus en plus importants, il faut apprendre à voyager en groupes de plus en plus importants ? Il n'y a pas de miracle, de ce côté-là. Il y a toujours eu des brigands et nous pouvons gager qu'il y en aura toujours. On peut s'en prémunir et en tuer quelques poignées, mais comme les fourmis, il s'en trouve toujours. Si une solutions existait, sans doute la connaîtrait-on déjà au travers du Royaume... Et sans doute les brigands auraient-ils déjà trouvé les moyens de la contourner.

APP : En ce qui concerne le grand banditisme ? Des mesures juridiques ? Militaires ?

Béatrice de Castelmaure : Un tribunal a-t-il déjà arrêté quelqu'un qui avait véritablement envie de causer du tort ? On ne peut que se protéger au mieux, en gardant à l'esprit qu'hélas, entretenir des troupes coûte cher. Tout n'est qu'affaire d'argent : la protection d'une province ne fait pas exception. Et l'argent manque presque partout. C'est en retrouvant un équilibre financier, voire la prospérité, que l'on peut espérer prémunir le Royaume contre ce genre de méfaits. Mais même alors, avec tout l'or du monde, on ne saurait se prémunir des trahisons venues de l'intérieur. Quand on se rend compte que le ver est dans la pomme, il est souvent trop tard.

AAP : Quelles seraient vos pistes diplomatiques internationales ?

Béatrice de Castelmaure : La Paix, autant que faire se peut. Il y a bien assez à faire à l'intérieur du Royaume de France, pour se mêler de ce qu'il se passe hors des frontières françaises.

AAP : En cas de sécession de certaines provinces, quelle serai votre attitude ?

Béatrice de Castelmaure : Une province ne saurait déclarer unilatéralement ne pas vouloir reconduire le lien vassalique la liant à la Couronne de France. Nous ne saurions nous déclarer favorable à une indépendance qui ne serait pas le fruit d'une longue et lente décision mûrie tant au sein de la province que dans un échange approfondi et respectueux avec la Couronne de France, et consacrée par une déclaration conjointe. Autant dire que l'indépendance d'une province, cela ne s'improvise pas. Ceux qui voudraient jouer avec ce feu-là ne s'attireraient que mépris de la Couronne. Mais il s'agit, Dieu merci, souvent de quelques agitateurs ayant gagné le pouvoir, mais incapables de le conserver, car au sein même de la province s'élèvent des voix discordantes féales à la France. De telles circonstances favorisent rarement la pérennité d'une indépendance mal acquise.
Quant aux moyens à mettre en oeuvre, ils dépendraient bien entendu du contexte et des intentions manifestées par la prétendue province indépendante.
La première des mesures doit toujours être le dialogue. La suite dépend tout à fait de l'issue du dialogue...

AAP : Un mot pour la fin ? Un message à faire passer ?

Béatrice de Castelmaure :Nous espérons que de notre règne, il y aura plus d'actes que de mots qui passeront à la postérité.

AAP : Merci d'avoir répondue aux questions.
avatar
andaine
Maitresse des lieux
Maitresse des lieux

Messages : 1510
Date d'inscription : 14/10/2010
Age : 584
Localisation : Sent Bertran de Comenge

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: An de grasce 1459

Message par andaine le Jeu 10 Fév 2011 - 17:44

05-02-2011 Rencontre avec les représentants français de l'Union Spinoza

Paris (AAP) - L'AAP est parti à la rencontre de Sera et Salomon, les deux représentants français de l'Union Spinoza, l'instance qui coordonne les activités des spinozistes à travers l'Europe.

AAP : Qui êtes-vous ?

Seresa : Nous sommes cet part infinitésimal de la Nature qui n'est autre que Dieu ! Nous sommes Tous tout cela, toi comme moi comme Tout ce qui Est. Mais je suppose que vous voulez nous déclinions notre identité humaine, trop humaine. Je suis Seresa d'Ibelin-Lusignan native de Marseille, j'ai erré en toutes les provinces et puis je me suis installée en Anjou, terre de liberté.

Salomon dict Sir_Shlomo : Tu oublies de dire que tu es Tzadik spinoziste et membre du Grand Synedrion International de l'Union Spinoza où siège tous les représentants spinozistes de tous les pays.

Seresa : Exact Salomon ! A mon tour, je vous présente Salomon dict Sir_Shlomo qui est le Représentant spinoziste à la Grande Aumônerie de la Maison Royale de France et Admor de son état.

AAP : Avant d'entrer dans le vif du sujet pouvez-vous préciser aux lecteurs de l'AAP ce qu'est un Admor et un Tzadik ?

Salomon : Un Admor est un enseignant de la doctrine spinoziste. Il officie également les cérémonies. Il n'y a pas de prêtres chez nous, ni de saints d'ailleurs, rien de sacré qui ne nous mettent au-dessus des autres hommes. Il y a des enseignants ou des maîtres de parole pour qui toute vérité est relative.

Seresa : Un Tzadik en revanche est un protecteur, un défenseur de la communauté, il régule la communauté et rend la justice interne, c'est un un maître d'action. Vous pouvez le comparer à un Vidame ou un membre de la chevalerie hospitalière ou templière. Sa mission est certes de protéger, et s'il le faut par les armes, mais surtout de soigner, d'héberger, d'enrichir la communauté et d'accorder abri et gite à toute personne qui nous le demanderait.

Salomon : Tout spinoziste ayant atteint voire dépassé un certain degré de connaissance peut devenir ce que nous appelons un Tanna c'est-à-dire un Sage. Les Sages peuvent aussi des arbitres de paix, il n'y en a que très peu. En Royaume de France, il n'y a que Thamos qui occupe la Beth Tannahim ou Maison de la Sagesse, fut-un temps Le tanna Ranulf venait nous visiter mais il est reparti vivre en ermite errant dans quelques grandes villes.

AAP : Mais où donc exercez-vous ? Y-a-t-il des Églises, des monastères, un temple ? Avez-vous un siège quelconque ?

Salomon : Ah ! pas d'Église, pas de monastère ! Les Admors enseigne tout simplement dans des centres d'étude ou Écoles. Vous devez prendre ce terme d'École au sens presque grec du terme. Ce sont des Écoles à la fois pour connaitre la tradition des sages et pour apprendre à penser comme par exemple la Grande École d'Alexandrie.

Seresa : Un Tzadik s'occupe d'un Havre. Il s'agit en fait d'une Commanderie, d'un lieu où se situe l'intendance spinoziste où sont implantés nos miliciens, nos tribunaux, nos marchands comme nos banquiers, où nous accueillons quiconque cherche un lieu pour s'abriter et manger.

Salomon : Notre siège est la Grande École Havre Spinoza du Royaume de France et du SERG de langue françoise. Ne nous demandez pas en quelle province et ville nous sommes, cela n'est guère intéressant. Tout ce que je puis vous dire c'est que là où nous sommes, et en dehors de nos enceintes, il y règne un grand silence de notre part. En revanche, nos portes sont toutes grandes ouvertes à tous ceux qui font la démarche de nous contacter peu importe ce qu'ils ont fait et ce qu'ils sont.

AAP : Bien souvent le spinozisme est perçu comme difficile à appréhender. Pouvez nous dire en quelques mots en quoi consiste-t-il ? Quelles sont ces idées principales au strict point de vue de la pensée théologique ?

Seresa : Évidemment, nous refusons toute soi-disant Vérité qui se nourrit à l'auge du simplisme et de la caricature dogmatique. Nous ne pensons pas que le monde consiste à choisir entre ce qui est blanc et noir, entre le paradis solaire et l'enfer lunaire ou entre une lumière bienfaitrice et une obscurité malsaine. Hors toute superstition, nous n'éprouvons pas le besoin d'effrayer le peuple avec des fins du monde, des bestias chimériques et des apocalypses d'opportunité ! Nous ne rejetons pas le fait que parfois des choix extrêmes doivent être faits selon des circonstances exceptionnelles, mais dans la vraie vie quotidienne il y a surtout des couleurs, du soleil pour faire pousser les récoltes et la nuit pour se reposer. ce qui semble opposé en imagination, en réalité sont bien souvent complémentaire et en tout cas autant nécessaire l'un que l'autre !

Salomon : Hummm ! Pour résumer... Premier principe ! Deus Sive Natura. Il n'y a qu'un principe divin, il est unique, éternel et infini, il s'identifie à la Nature en tant que ce qui donne capacité de réalité et d'existence à toute chose.Dieu n'a pas créé une bonne fois pour toute sa création. Ce serait grande idolâtrie que de croire que notre capacité à exister serait détachée de Dieu. Que tout soit séparé. Le Divin est infiniment là, hic et nunc, ici et maintenant, il est la Substance active, la Source qui donne réalité au monde et le fait se transformer en permanence.En ce sens, nous sommes tous reliés, nous sommes donc tous une part du divin.

Seresa : C'est une bonne nouvelle, n'est-ce pas ? Cette puissance divine, ce pouvoir d'exister, est donc ce que nous devons cultiver. Alors que le libre arbitre est le pouvoir moral de la créature de choisir entre le bien et le mal, la liberté spinoziste est cette capacité divine en chacun de nous de déceler le moindre mal dans notre propre réalité, de connaitre les nécessités et les rapports qui se nouent entre chaque chose. Ainsi, par exemple, ramasser des branches mortes en hiver pour faire un feu est bon pour moi et ma famille et est un moindre mal, couper un arbre peut l'être également s'il n'y a plus de branches mortes, mais détruire une forêt entière est un acte mauvais car il serait plus que nécessaire à sa survie. Il n'y a donc ni Bien ni Mal, mais du Bon ou du Mauvais selon les circonstances.

Salomon : C'est donc la connaissance de ce qui est réel qui libère ! La Liberté nous importe plus que toute proclamation autoritaire et despotique sur la Vérité. Nous avons donc fait notre le "connais-toi toi même..." gravée au fronton du temple d'Apollon à Delphes et nous y avons ajouté "...et tu connaîtras le Divin et la Nature."

AAP : Je vais maintenant revenir sur l'actualité récente. Vous avez deux Admors particulièrement actifs. Tout d'abord, le Régent Finam par deux fois a été élu à la tête du Comté d'Anjou, il a été déclaré apostat et hérétique par l'Eglise de Rome et le Camerlingue en personne Monseigneur Clodeweck a renversé le Conseil angevin le dernier jour de son règne. Que pensez-vous de toute ces péripéties ?

Seresa : Je vais répondre seule sur ce point. Concernant le crime d'apostasie, vous comprendrez que pour nous cela regarde Rome. L'apostasie est la renonciation publique à la religion romaine. Il faut a minima être baptisé dans cette religion pour qu'elle soit constituée. Or Finam n'a jamais été baptisé. Malgré cela il a été déclaré apostat. En tout cas, pour notre part, tout ce que nous savons c'est que le Comte par mérite Finam de Montmorency a passé son primo-texto et est devenu régulièrement spinoziste puis Admor. Et tout ce qui nous importe c'est qu'il ait été élu régulièrement deux fois par le peuple angevin puis par le Conseil. Le renversement d'un Conseil légitimement élu par le Camerlingue est donc inexplicable, irrationnel. D'autant plus incompréhensible que notre Frère, Finam, ne se représentait même pas. Nous avons été rassuré de constater que la Nonciature et la Curie n'étaient aucunement informées d'un tel plan. Monseigneur Clodeweck en agissant ainsi en franc-tireur estime que sa légitimité individuelle est donc supérieure à celle de tout un peuple, alors que c'est par la voie du peuple que le Divin se manifeste. Je pense qu'au fond de lui il le regrette, inutile de rajouter de l'huile sur le feu, nobody is perfect, sachons garder raison ! Une dernière précision tout de même ! En ce qui concerne cette appellation d'hérétique dont nous sommes parfois affublés, nous rappelons juste qu'un hérétique est un fidèle qui se révolte contre sa hiérarchie et qui déforme le dogme de sa religion au point d'en modifier le culte et d'en faire une nouvelle religion. C'est exactement ce que Christos puis ses apôtres ont fait avec le spinozisme qui était l'antique religion qui a précédé Rome. Je n'ai rien d'autre à ajouter sur ce point.

AAP : Ensuite, le Seigneur de Tramecourt en Artois, l'Admor Nicolas__Eymerich, occupe selon les autorités romaines une Église (IG) illégalement. Il vient d'être condamné à deux jours de prison...

Seresa : Je vous le demande : qui y-avait-il dans cette Église avant que notre Admor n'en fasse une École ? Je vais vous le dire : rien de rien ! Des toiles d'araignées, de la poussière, des bancs retournés, des sacs de grains et des mulots qui y ont trouvé refuge. Que faut-il faire ? laisser les bâtiments tomber en ruine, laisser l'athéisme progresser par abandon ou bien occuper ces bâtiments et continuer à les utiliser pour parler de l'Être divin ?!? La réalité des faits dans cette affaire est tristement humaine. Après presque une année d'absence, l'Admor Nicolas__Eymerich est revenu chez lui en son fief, il s'est aperçu que la petite Église de son enfance était en mauvais état. De ses propres écus, il a tout fait rénover et fait nettoyer par ses gens la bâtisse. En regardant de vieux plans de la commune, il a cru qu'elle était inclus dans son fief, et y-a prononcé quelques enseignements spinozistes. Pour tout cela, il a pris deux jours de prison, c'est un comble ! mais c'est la loi... La justice n'a pas fini son œuvre et un appel est toujours possible. La question est : la propriété d'un édifice du culte relève-t-elle d'un droit d'usage ou bien d'un droit intangible accordé uniquement à Rome au péril de voir des Églises sans occupant ou pire occupé par des prêtres qui passent leur temps à voyager. Nous sommes en partie la solution...! Que Rome n'hésite pas à nous contacter et nous pourrons les aider au mieux.

AAP : Quelle est votre position sur la guerre qui sévit en Savoie entre l'Église de Rome et la Réforme de Genève ?

Seresa : C'est une tragédie ! Hélas, il semblerait que l'aristotélisme de Christos qu'il soit orthodoxe ou réformé ne puissent autrement faire que susciter le meurtre, l'assassinat, la rapine et le combat armé. Il en a été de même avec l'Angevinisme qui était également un aristotélisme et au nom duquel une guerre contre l'Anjou fut déclarée par la Sainte Église de Rome. Je dis "il semblerait" car ce n'est certainement pas une fatalité.

Salomon : Le peuple des Réformés est fondamentalement pacifique, mais bien trop souvent il est en but à des persécutions et le terrible ressentiment d'un fils qui a perdu un père ne fait que s'accroître. Et ce sont les fils vengeurs du réformisme qui emplissent les rangs radicaux du Lion de Judas qui en perpétrant leur violence contre les fidèles de Rome ne font qu'attiser la haine. C'est un cercle vicieux qui doit être brisé au plus vite ! sous peine de se répéter de génération en génération.

Seresa : C'est un appel solennel que nous lançons aux belligérants : nous pouvons concrètement si aucune autre solution que l'affrontement n'est trouvé nous proposer comme médiateur. Mais plus que cela ! nous enjoignons les hauts responsables des deux camps à se réunir en Conclave pour trouver également une solution dogmatique afin de favoriser une paix durable. En la matière, il faut voir plus loin que le bout de son nez et aller au fond des choses. Pour se faire, et parce que le spinozisme est un humanisme, l'Union Spinoza (US) Internationale pourrait aider nos amis aristotéliciens à fixer un ordre du jour sur tous les points qu'ils voudront aborder.

Salomon : Oui, bien sûr ! les 8 membres de l'US sont tout à fait prêt à aider les aristotéliciens réformés et romains ! Vous pouvez contacter : Aandra et David_bar_kocha du Royaume d'Angleterre, Arimanno et Gianlupo du Royaume des Deux Siciles, Davidhause et Endres_Wilhelmsen de la belle Hélvétie ou vos serviteurs Seresa et Sir_Shlomo. Nous sommes au sens plein du terme une obédience internationale et connaissons bien les contraintes et les rapports de force qui gouvernent nos royaumes renaissants. Chacun aura à y gagner.

AAP : Avez-vous un dernier mot à dire ?

Salomon dict Sir_Shlomo : Dans un bâillement nous pourrions avaler le Monde ! Mais, j'ai un message qui s'adresse à toi lecteur, hypocrite lecteur, - mon semblable, - mon frère ! Que tu sois Grands feudataires, Reyne d'un Royaume temporel ou Prince d'une Église éternelle, Mécréant ou Brigand, Mendiant ou Va nu pied, appelles-nous au risque de voir s'ébranler toutes tes certitudes et d'être happé par le grand vent du désir d'exister et nous viendrons en ton patelin t'expliquer notre pensée, notre histoire et tout ce que nous sommes. Que ceux qui ont des oreilles pour entendre, entendent !

Netto, pour l'AAP
avatar
andaine
Maitresse des lieux
Maitresse des lieux

Messages : 1510
Date d'inscription : 14/10/2010
Age : 584
Localisation : Sent Bertran de Comenge

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: An de grasce 1459

Message par andaine le Jeu 21 Juil 2011 - 17:15

25-05-2011 Une reine pour le royaume germanique

Paris (AAP) - Les princes électeurs allemands du Saint Empire Romain Germanique se sont rassemblés la semaine dernière pour élire un nouveau suzerain, en l'occurrence une reine : sa majesté MaidAgrippina von Sternberg.

C'est depuis le palais de la Curie à Aix-la-Chapelle que le nom de la nouvelle reine du royaume germanique a été annoncé par la princesse électrice Ghalien de Brandebourg :

"Peuple du royaume germanique, oyez, oyez. Plusieurs décisions ont été prises, notamment celle par laquelle nous, la Curie, avons choisi entre les mains de qui nous voulons remettre les destinées de nos royaumes. Ainsi avons nous réussi, grâce à Dieu, et après de nombreuses discussions et délibérations, à trouver une personne à qui nous voulons remettre au nom du Très Haut le titre de reine des royaumes germaniques.

[...]

Peuple du royaume germanique, la Curie a élu aujourd'hui à l'unanimité, et sous le regard de notre seigneur Dieu, sa majesté MaidAgrippina, comtesse impériale de Manderscheid, comtesse de Wasserburg, reine du royaume germanique."

Quelques heures plus tard, la nouvelle reine prononçait son premier discours officiel, durant lequel elle promettait de rechercher l'apaisement des tensions entre les différentes communautés, sans se faire le défenseur d'un parti en particulier ni user de son pouvoir à tort, rappelant que le royaume allemand était leur patrie à tous. Elle s'est finalement présentée comme étant "la protectrice de l'unité du Royaume Allemand, la médiatrice des conflits".

Elle a aussitôt été confronté à un problème grave, puisque des rumeurs faisant état d'une épidémie de peste dans le burgraviat de Nuremberg l'ont contrainte à publier une nouvelle annonce, dans lequel elle appelle les allemands à ne pas céder à la panique et à la méfiance envers autrui, insistant sur la nécessité de faire confiance au Très Haut et aux médecins, qui font tout afin d'enrayer l'épidémie.

Nicolas Eymerich, pour l'AAP


traduit de l'allemand depuis les articles suivants :
Lang lebe Königin MaidAgrippina!! (18-05)
Erste Rede von Königin MaidAgrippina (20-5)
Ausbruch der Pest (20-5)
Tous trois écrits par Inrahil
avatar
andaine
Maitresse des lieux
Maitresse des lieux

Messages : 1510
Date d'inscription : 14/10/2010
Age : 584
Localisation : Sent Bertran de Comenge

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: An de grasce 1459

Message par andaine le Jeu 21 Juil 2011 - 17:16

28-05-2011 Décès du primat de France

Paris (AAP) - Au début du mois, Monseigneur Odoacre de Corinthe, primat de l'Assemblée Épiscopale Française et archevêque de Rouen s'éteignait dans son sommeil. Retour sur l'existence mouvementée d'un des représentants les plus connus de l'Aristotélisme.

C'est suite à la prise de Constantinople qu'Odoacre débarqua en Europe de l'Ouest, afin d'y transmettre les valeurs aristotéliciennes orientales. Il devint rapidement diacre, puis prêtre et devint membre de la Congrégation du Saint Office, où il écrivit plusieurs textes théologiques, notamment "Le Petit Traité d'Hérésiologie Pratique" ou encore "De L'Amour Pragmatique De Dieu".

Mais c'est en devenant évêque de Rodez qu'il manifesta pour la première fois l'originalité qui devait par la suite devenir sa marque de fabrique. En effet, plutôt que de baptiser les lieux de culte locaux du nom de saints, il les plaça sous la bénédiction des éléments fondamentaux tels que l'air ou le feu. C'est aussi à Rodez que naquit sa légende, puisque quand Pépé Kaly fut élu Comte du Rouergue, et qu'il fut excommunié par la Curie Romaine, Odoacre le somma de démissionner et - devant son refus - le destitua de son propre chef et s'auto-proclama Comte-Évêque du Rouergue, ce que contestera alors le camerlingue Aaron en le destituant arbitrairement de son épiscopat. Une décision qui sera d'ailleurs cassée ultérieurement, le camerlingue n'ayant pas respecté le droit canon.

Suite à l'annulation de sa destitution, Odoacre put être élu évêque de Périgueux. Là, il se rendit célèbre dans toute l'Europe suite à la publication de son "Traité de Théologie Pratique" dans lequel il soutint notamment l'idée que le cannibalisme pouvait être une solution à la pauvreté matérielle et spirituelle. Cette idée fut largement critiquée et, de nombreux paroissiens l'accusant de faire cuire de la viande humaines dans les églises et de la donner en communion, l'évêque fut mis en procès pour hérésie par la Curie Romaine.

Au cours de ce très long procès, mené par le cardinal Lorgol, qui se tint publiquement à Rome, monseigneur Odoacre et son avocat Constant Corteis réussirent à prouver, en se basant uniquement sur le livre des vertus, que les thèses d'Odoacre ne constituaient aucunement une hérésie, puisqu'aucun théologien ne réussit à prouver qu'elles en étaient. Finalement, le tribunal força l'évêque à abjurer, ce qu'il fit, même si personne ne comprit vraiment ce qu'il abjura, puisqu'il ne cita jamais son livre. D'autant qu'en guise de pénitence, il fut condamné à devenir Inquisiteur, alors qu'il aspirait à cette charge depuis longtemps et que ses frasques le lui avaient interdit jusqu'alors.

En tant qu'inquisiteur, il passa de longs mois en Guyenne. Province où il tenta de réparer les dégâts causés par l'archevêque de Bordeaux, Aurélien Maledent de Feytiat qui avait laissé se développer à Montauban une communauté réformée dirigée par Sancte Iohannès. S'il échoua dans cette tâche, il en fit porter la responsabilité à l'archevêque de Bordeaux, qui avait tout fait pour lui mettre des bâtons dans les roues, notamment par l'entremise de Monseigneur Bardieu, évêque de Cahors.

Il finit par se présenter aux élections primatiales, afin de justement renverser l'archevêque de Bordeaux, qui occupait ce poste depuis plusieurs mandats, et pour lequel il ne cachait pas son mépris. Il remporta les élections, avant de devenir archevêque de Rouen. Au cours des mois qui suivirent, il s'employa à promouvoir l'indépendance des évêques par rapport à la Curie Romaine, ce qui se concrétisa à travers le premier concile épiscopal français à Tours, à l'issue duquel furent adoptés des statuts conciliaires contestés par la Curie. (notamment concernant l'obligation de la pastorale et la légalité des pastorales faites dans les ordres religieux)

Lorsque sa majesté Levan III abdiqua, il chercha parmi les candidats en lice qui incarnait le mieux les valeurs de l'aristotélisme. Ayant choisi Beatritz, et ayant appelé tous les fidèles à voter pour elle, il réussit à la faire élire Reyne de France, ce qu'il n'hésita pas à lui rappeler par la suite.

Pourtant, c'est suite à cette série de succès que tout se gâta pour monseigneur Odoacre. Arrivant en Normandie pour enfin prendre possession de son archevêché, dans lequel il n'avait pas encore eu le temps de se rendre, il fut attaqué et laissé pour mort par les armées ducales. Il ne dut la vie qu'à la dévotion du père Lotx, son assistant, qui le cacha et le soigna en secret. Pendant ce temps, nul à Rome ne s'émut du sort réservé au primat par une armée normande, et certains commencèrent même à profiter de l'absence d'Odoacre pour comploter et récupérer le pouvoir primatial.

Il revint juste à temps pour empêcher le vote d'une motion de censure à son encontre. Mais, sortant à peine de sa convalescence, cette crise institutionnelle fut de trop pour lui. Obligé de se retirer, il expira quelques jours plus tard dans son sommeil.

Des élections furent rapidement organisées, et le nom de son successeur fut connu le 24 mai dernier en la personne de Monseigneur Cyril Kad d'Azayes, qui était d'ailleurs vice-primat de Monseigneur Odoacre.
avatar
andaine
Maitresse des lieux
Maitresse des lieux

Messages : 1510
Date d'inscription : 14/10/2010
Age : 584
Localisation : Sent Bertran de Comenge

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: An de grasce 1459

Message par andaine le Jeu 21 Juil 2011 - 17:16

29-05-2011 Publication du Testament de Monseigneur Odoacre

Paris (AAP) - Quelques jours avant sa mort, craignant de le voir disparaître entre les mains de quelque rival indélicat, Monseigneur Odoacre - qui avait autrefois travaillé au sein de l'AAP - a transmis au rédacteur en chef une copie de son testament, qui se voit donc retranscrit ici dans son intégralité :

En ce Onzième jour d’Avril de l’An I de mon Archiépiscopat, moy Odoacre de Corinthe, par la grâce de Dieu Primat de France, Archevêque de Rouen, et vrai Grec de sang, déclarant être sain d’esprit, fais connaître les décisions testamentaires suivantes.

Désigne pour mes exécuteurs testamentaires mon neveu Hannibal de Corinthe, le prêtre Lotx ainsi que pour tout ce qui relèvera de son pouvoir, Son Eminence Kad D’Azaye. Un complément testamentaire sur la répartition de mes biens et sur la proclamation de mon testament politique, qui sont dans les deux autres rouleaux, relèvent cependant de la discrétion et de l’exécution exclusive de mon neveu Hannibal et du prêtre Lotx.

# En premier, que mes obsèques soient célébrées de manière très publique et pour l’édification des âmes non en la Basilique Saint Titus mais sur la place d’Aristote, sans en fermer l’accès à personne car c’est sous le Ciel au regard direct du Soleil et sur cette terre naturellement consacrée de la Création que se fera la liturgie funéraire de mon voyage solaire.

# En deuxième, je souhaite que Son Éminence Kad préside la cérémonie et qu’il soit assisté par le prêtre Lotx ainsi que par les sœurs et les frères lescuriens qui le souhaiteront, à l’exception de Monseigneur Vanwolk que j’ai toujours cru très médiocre et inapte, ainsi que par les clercs de mon archidiocèse qui le souhaiteraient, comme feu Monseigneur Hardouin s’il s’était caché, Monseigneur Honoré de Saint Cyr, LE Bombadil, Rehael, Ingeburge, Monseigneur Aranwae etc, je ne peux tous les citer. Il est certain frères évêques pour qui j’ai toujours eu une affection particulière et il est naturel que soient associés celles et ceux qui le souhaiteraient, tant pour célébrer que pour s’exprimer. Cependant, il en est certains que je veux citer et que je refuse absolument de voir concélébrer ou de s’exprimer, ainsi les cardinaux Aaron, Diftain, Tully qui déshonorent chacun jour que Dieu fait l’intelligence humaine et la foi aristotélicienne, et il est inutile que j’évoque l’archevêque de Bordeaux et ses créatures.

# En troisième, je souhaite que la liturgie funéraire s’articule autour de la Création, des éléments et de l’éther et que Monseigneur de Rodez y joue un rôle en rappelant ce que fut mon Œuvre à Rodez comme évêque.
En quatrième, je souhaite que soit lue l’incantation qui suit durant la cérémonie, et qu’elle soit proclamée par tout le royaume.

"Moy, Odoacre de Corinthe Archevêque de Rouen et depuis mon cathèdre, je fulmine l’interdit sur tout le territoire Normand et lui inflige une malédiction extraordinaire et spéciale.

Le crime indicible de ses dirigeants qui sont des assassins d’apôtres sont absolument maudits. Qu’aucun sacrement ne soit plus administré et qu’aucune messe publique ne soit célébrée sur tout son territoire, qu’on ferme à la population les portes des églises et qu’on célèbre la Sainte Messe dans les sanctuaires vides.

Que les pires plaies physiques et spirituelles s’abattent sur ces terres et sur ses habitants jusqu’à ce que soient lavés très extraordinairement le crime odieux qui fut perpétré.

Que se massent alors les défenseurs de la Foi et soit délivré depuis le paradis solaire où je serai si cette incantation est rendue publique une indulgence plénière qui lave tous les péchés de celles et de ceux qui, prenant les armes, se réuniront en Sainte Croisade contre le duché de Normandie pour faire expier leur crime abominable aux Normands.

Que cela soit fait, en mémoire de moi,

In Majorem Dei Gloriam

Odoacre de Corinthe, archevêque de Rouen"

# En cinquième, que mon corps soit momifié selon les rites familiaux de Corinthe que je soit inhumé dans un Mausolée mémorial à bâtir sur et sous la place d’Aristote de manière à ce que les fidèles du monde entier puissent venir vénérer ma dépouille et me prier afin que je délivre des grâces divines depuis le paradis solaire et provoque des miracles pour la plus grande gloire de Dieu.

Un testament qui même préparation de son inhumation à haines personnelles, notamment celle envers les autorités normandes qui ont tenté de l'assassiner mais aussi envers d'autres prêtres contre lesquels il entretenait des griefs trop nombreux pour être récapitulés ici, mais qui proviennent soit de leur impéritie supposée, soit des bâtons qu'ils ont voulu lui mettre dans les roues.

Par ailleurs, le ton orgueilleux et impavide de ce testament, en particulier les dernières volontés relatives à son mausolée sur la place publique, pour idéalistes qu'ils soient, prouvent bien l'originalité de ce testament, dont au final
la teneur est fidèle au caractère de son auteur : excentrique.

Cependant, même s'il n'a jamais accédé à la pourpre romaine, Odoacre était un prince de l'église, infatigable défenseur de la foy et pourfendeur de l'hérésie, extrême dans ses convictions et son comportement, il a aussi bien incarné le pire que le meilleur de l'aristotélisme. Même ses détracteurs - et pas seulement ceux avec qui il partageait la foi en Dieu - sont forcés de reconnaître que son décès est à marquer d'une pierre blanche dans l'histoire de l’Église Aristotélicienne moderne.

De sorte qu'une question finit par se poser inévitablement : doit-on canoniser Odoacre ? Imaginons un saint Odoacre, protecteur de la charcuterie et des bonimenteurs.

Nicolas Eymerich, pour l'AAP
avatar
andaine
Maitresse des lieux
Maitresse des lieux

Messages : 1510
Date d'inscription : 14/10/2010
Age : 584
Localisation : Sent Bertran de Comenge

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: An de grasce 1459

Message par andaine le Jeu 21 Juil 2011 - 17:17

02-06-2011 Décès du Pape Eugène V

Rome (AAP) - Sa Sainteté le pape Eugène V est décédé le 30 mai 1459.

Le 30 May de l'an de grasce 1459, la mort de Sa Sainteté Eugène V a été annoncée en place d'Aristote à Rome par Son Éminence Clodeweck de Montfort-Toxandrie, Cardinal Camerlingue, Archevêque de Tours, Cardinal Chancelier de la Congrégation de la Saincte Inquisition. Dans son annonce, il a proclamé la vacance du Siège Apostolique, dont les conséquences sont nombreuses pour l’Église Aristotélicienne.

Le Pape Eugène V régnait sur la vie spirituelle de milliers d'âmes depuis le 1er décembre de l'an de grasce 1453 à la suite du décès du précédent Pape Nicolas V. Le Saint Père nous a quitté ce mardi, rejoignant le Très Haut au paradis solaire selon le rite aristotélicien. La maladie qui le rongeait l'a emporté pour toujours, laissant derrière lui nombre de fidèles en deuil. Deuil qui sera marqué par l'impossibilité de célébrer toutes cérémonies quelles qu'elles soient à l'exception des enterrements et des messes dominicales, et ce jusque l'élection d'un nouveau pape.

En cas de vacance du Siège Apostolique, un gouvernement provisoire se met en place. En fait, la Curie gère les affaires courantes de l’Église Aristotélicienne, et est dirigée de manière temporaire par le Camerlingue et le Doyen, respectivement Son Éminence Clodeweck de Montfort-Toxandrie et Son Éminence Aaron de Nagan. Les décisions prises par cette Congrégation Générale n'ayant de valeur que pour la durée du mandat du Camerlingue, soit jusqu'au 31 Aout de cette année. La situation peut être comparée, au niveau temporel, à celle d'une régence.

Autre conséquence, tous les dicastères - c'est à dire les ministères religieux - doivent être rendus. C'est à dire que les Congrégations et Office romains sont placés sous le contrôle direct de la Congrégation générale, et ses dirigeants remerciés. Seuls les Camerlingue et Doyen conservent leur charge, puisqu'ils assurent la transition jusqu'à l'investiture du nouveau Pape.

Un nouveau Pape qui, si tout va bien, devrait être connu dans quelques semaines, puisqu'un conclave se tiendra entre le 15 et le 20 du mois de juin, et aura pour but de nommer le nouveau Souverain Pontife. Les cardinaux devront se réunir en comité afin de procéder à l'élection du nouveau dirigeant de l’Église. Cette assemblée des Cardinaux est bien évidemment secrète et dure tant qu'un nom n'a pas eu la majorité. Autant dire que ça peut durer longtemps.

Un autre enjeu se profile. En effet, si aucun Pape n'est élu d'ici au 31 août, le futur Camerlingue sera alors élu pour diriger l’Église Aristotélicienne jusqu'à ce qu'un Pape soit enfin désigné. L'actuel Camerlingue a d'ailleurs fait part de son hésitation à se représenter, sa décision n'étant pas encore prise.

Selon le dogme aristotélicien, l'âme est guidée via un arc en ciel lunaire vers les archanges. Durant son périple, elle est soumise à la tentation des Princes Démons. Vint alors la rencontre avec Le Très Haut.

Livre des Vertu : Livre de l’Éclipse - Chapitre VIII - 3 a écrit:3 Dieu me dit: “Maintenant, le temps est venu pour toi de faire ton choix. Tu peux décider d’accepter la mort. Dans ce cas, je jugerai toute ta vie, les moments où tu as su œuvrer pour la vertu et ceux où tu t’es détourné d’elle. Si, alors, Je juge que tu le mérites, tu rejoindras les élus pour une éternité de joie et de bonheur. Mais si Je juge alors que ta vie n’a pas été assez vertueuse, tu connaîtras une éternité de tourments en Enfer. Mais, si tu penses que ton temps n’a pas encore été accompli, que tu n’as pas encore fait tes preuves devant Moi, tu peux décider de revenir à la vie.”

Elisabeth Stilton de Lasteyrie pour l'AAP
avatar
andaine
Maitresse des lieux
Maitresse des lieux

Messages : 1510
Date d'inscription : 14/10/2010
Age : 584
Localisation : Sent Bertran de Comenge

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: An de grasce 1459

Message par andaine le Jeu 21 Juil 2011 - 17:20

21-06-2011 Chroniques judiciaires de juin 1459

Paris (AAP) - La nomination d'un nouveau chancelier, de nouvelles têtes à la Cour d'Appel, la démission des membres controversés : autant de mesures qui laissent présager une relance de l'appareil judiciaire royal.

Retour sur les événements passés. Depuis janvier 1458, aucun relaxé de la CA n'était remboursé et ce à cause d'un problème d'application des verdicts. En effet, rien n'était prévu ni par le Royaume ni par les Duchés et Comtés pour résoudre ce problème. C'est pourquoi, les officiers de la CA, menés par leur président Hugo de Cornedrue-Angillon s'étaient mis en arrêt en juin.

Après quatre mois d'attente, la Cour reprit ses activités par la nomination d'un nouveau corps magistral, ainsi que par la publication de la Charte de Bonne Justice œuvre de l'ex-juge Xollir d'Enparlëor. Parallèlement, sous l’impulsion de la Comtesse Adrienne de Hoegaarden, alors vice présidente, la Chambre des Exécutions fut créée et confiée au Vicomte Mc Legrand, alors Grand Audiencier.

Après cinq mois de tranquillité, et deux nouvelles présidentes, la Comtesse Adrienne de Hoegaarden puis la Vicomtesse Lafred Van Artevelde, la foudre retomba sur l'office. En effet, le Chancelier, Grégoire d'Ailhaud, dict Thegregterror et la Reyne de de France, Béatrice de Castelmaure-Frayner désavouèrent publiquement leurs officiers et un conflit opposa dès lors la CA aux instances supérieures.

En fait, ce fut la nomination en tant que procureur adjoint du très controversé Bazin, personnalité connue pour ses nombreux procès et ses toutes aussi nombreuses relaxes en Cour d'Appel, qui provoqua cette crise institutionnelle.

Alors les événements s’enchaînèrent, le chancelier révoqua Bazin tout comme le Procureur Général, Jason de Prie-Montpoupon, Baron de Sainte Maure, et imposa que toute nomination en Cour d'Appel soit validée par ses soins, procédure qui allait à l'encontre des statuts de la Chancellerie.

Une saisine fut alors déposée à l'encontre du chancelier par le procureur général, immédiatement suivie par une lettre de la Reyne, dans laquelle elle critiqua le travail des officiers de la CA remettant en cause leur bon sens. Elle leur reprocha de ne pas avoir vérifié les antécédents du Sieur Bazin, et d'avoir agi avec négligence mettant ainsi le Royaume de France en danger. Ainsi, la Reyne plaçait le Chancelier de France au dessus des lois royales, l'autorisant à des actions que le propre droit royal interdit, en vertu de l'adage "qui peut le plus peut le moins".

Pour toutes ces raisons, Xollir d'Enparlëor et Lafred Van Artevelde démissionnèrent de leurs postes respectifs de juge et de présidente de la Cour d'Appel.

Quelques jours après, les Grands Feudataires du Rouergue, d'Alençon, de Bourgogne, d’Armagnac et Comminges, du Limousin et de la Marche, d'Orléans, de Champagne, de Normandie, du Languedoc, du Poitou, de Touraine, du Maine, de l'Anjou, de Guyenne, du Lyonnais Dauphiné, et du Béarn, firent paraître une lettre ouverte, notamment aux officiers de la CA, dans laquelle ils remettaient en cause la légitimité de celle ci. Paradoxalement parmi les signataires se trouvaient Salebete de Kreneg-Montfort, pilleuse de la ville de Mayenne dans le Maine, Comté du Domaine Royal, et Alizarine d'Everlange, ancienne procureur de la CA qui n'a jamais fini le procès dans lequel elle plaidait.

Au même moment, une annonce du Grand Maître de France actait la démission de Grégoire d'Ailhaud de la Chancellerie. La justice royale se retrouvait donc sans chancelier et sans président, bien que l'intérim à la tête de la CA fut assurée par la vice présidente, Terwagne Méricourt. Un nouveau Chancelier fut nommé le vingt-cinq mai en la personne du Vicomte Mc Legrand, ancien candidat à l'élection royale, mais surtout Grand Audiencier de la Chancellerie depuis plus d'un an.

Les premières mesures prises furent la promotion de la Vice Présidente à la présidence de la Cour d'Appel et un remaniement en son sein : trois juges furent remerciées, les Dames Linon et Rochelle* ainsi que le Vicomte Cerberos d'Armantia, tandis que Messires Bazin et Jason de de Prie-Montpoupon, présentaient leur démission - forcée - de leurs charges respectives. Parallèlement, furent nommés au poste de juge, Monseigneur Godgaby, dame Bettym et messires Gregoire d'Harlegnan et Jehan de Proisy-Fortunat, puis au poste de procureur adjoint, Dame Melisende560, Messire Gaultier de Ravart dit Geulederat ou GdR et Messire Ysaoth. Cependant, un retard considérable est à constater, en effet, près d'une quarantaine de dossiers sont en attente d'audience.

En sus, la Haute Cour de Justice reprend aussi vie par le lancement de deux procès, celui de la Duchesse Maltéa Wagner concernant la prise du Château de Reims du 12 décembre mille quatre cent cinquante-sept, et celui du Comte Bbred de Lortz pour non respect des lois du Languedoc concernant la nomination des conseillers comtaux.

Désormais, il n'y a plus qu'à attendre pour voir si la Chancellerie surmontera la crise institutionnelle qu'elle vient d'affronter.

L'Aurore pour l'AAP
avatar
andaine
Maitresse des lieux
Maitresse des lieux

Messages : 1510
Date d'inscription : 14/10/2010
Age : 584
Localisation : Sent Bertran de Comenge

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: An de grasce 1459

Message par andaine le Jeu 21 Juil 2011 - 17:21

26-06-2011 Du mouvement chez les Avocats du Dragon

Paris (AAP) - Après de nombreuses années sans grands changements, l'Ordre des Avocats du Dragon a élu un nouveau bâtonnier et ses locaux se sont agrandis.

Le départ imprévu de Nicolas de Firenze dans un monastère a poussé l'ordre à se doter d'un nouveau bâtonnier. Le 16 juin, la nomination d'Elisabeth Stilton de Lasteyrie est annoncée. Selon les anciens elle est la première femme à obtenir ce poste.

Des lors, de grands changements s'annoncent au sein de l'Ordre. Les statuts et le code de déontologie sont en réécriture et une revue des troupes est en cours. L'Ordre veut se doter d'avocats actifs prompts à répondre aux demandes des justiciables de France.

De plus, une bibliothèque a vu le jour afin de réunir, outre les lois locales, la jurisprudence de la Cour d'Appel et celle des Cours Locales.

Parmi les autres projets, on peut compter des rapprochements avec l'Empire ou la Bretagne. En effet, alors que l'Université accueille des étudiants français, bretons, impériaux et du marquisat, seulement la reconnaissance de l'ordre n'est valable que pour le Royaume de France. Aussi celui-ci veut l'étendre afin que tous les étudiants profitent de cet avantage.

Enfin, l'ordre a créé sous l'impulsion de Xollir Emparlëor et en l'honneur d'un de ses anciens bâtonniers, un centre de formation et de discussion autour du droit. Ce centre est destiné aux magistrats locaux et à toute personne prouvant sa motivation. Il a pour vocation d'aider les magistrats à être mieux formés en droit, d'être un lieu où des points de droit pourront être éclaircis, un lieu qui permettrait de montrer aux juridictions locales de se défaire d'éventuelles faiblesses dans leurs textes, mais aussi un lieu de proposition de loi en direction de la Pairie.

Elisabeth Stilton de Lasteyrie, pour l'AAP
avatar
andaine
Maitresse des lieux
Maitresse des lieux

Messages : 1510
Date d'inscription : 14/10/2010
Age : 584
Localisation : Sent Bertran de Comenge

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: An de grasce 1459

Message par andaine le Jeu 21 Juil 2011 - 17:29

14-07-2011 Mort de Sa Majesté Béatrice 1ère

PARIS (AAP) – La Reyne de France, sa majesté Béatrice 1ère, vient d'être assassinée.

La nouvelle est tombée il y a quelques jours à peine, la reine de France a trouvé la mort dans une embuscade le huitième jour du mois de juillet, alors qu’elle traversait Fontainebleau pour se rendre en la capitale après une longue convalescence. Sa disparition - quelques jours à peine après le décès de son mari, Sa Majesté Guise von Frayner - est aussi soudaine qu’inattendue et laisse un royaume dans l’attente, portant le deuil durant une période de six jours à compter du douze de ce mois.

Le décès de Sa Majesté Béatrice de Castelmaure-Frayner a plongé le royaume de France dans une période de flottement. Le trône laissé vacant a été confié à la dauphine, Icie de Plantagenêt, qui assurera la régence le temps que le peuple désigne un nouveau monarque lors des élections royales se profilant à l’horizon. Le nom du prochain couronné sera dévoilé au début du mois prochain. Plusieurs candidats à la succession de la souveraine assassinée se sont déjà fait connaître. Leurs programmes sont consultables dans toutes les sénéchaussées du royaume.

Si le peuple français attend de connaitre le nom de la future tête couronnée, il attend également que justice soit faite. Deux individus ont été interpellés lors de l’attaque du coche royal. Actuellement enfermés dans les geôles du Châtelet, ils attendent d’être passés à la question. Il semblerait qu’un complice ait eu le temps de prendre la poudre d’escampette avant l’arrivée du guet sur les lieux du crime. Tous les moyens seront mis en œuvre pour le retrouver.

La Gribouille, pour l'AAP
avatar
andaine
Maitresse des lieux
Maitresse des lieux

Messages : 1510
Date d'inscription : 14/10/2010
Age : 584
Localisation : Sent Bertran de Comenge

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: An de grasce 1459

Message par andaine le Jeu 21 Juil 2011 - 17:35

18-07-2011 Sic Transit Gloria Reginae

Paris (AAP) - L'effervescence est de mise à Paris quelques jours après la mort de sa majesté Béatrice I; entre funérailles et campagne électorale, les habitants de la capitale ne s'ennuient pas.

Cela fait à peine une semaine que le successeur de Levan III, sa majesté Béatrice, est décédée et, à peine la période de deuil achevée, l'agitation s'empare des rues de la capitale. En effet, alors qu'au Louvre et à Saint-Denis se préparent les funérailles de la Reyne, dans les salons et les alcôves privées, les candidats à sa succession élaborent leurs plans de conquêtes du pouvoir.

Ainsi, depuis le 14 juillet dernier, le corps de la défunte souveraine est exposée dans la chapelle royale du Louvre, afin que ceux qui le désirent puissent lui rendre un dernier hommage, ainsi qu'à son époux - sa majesté Guise von Frayner - décédé quelques jours avant son épouse. Le corps sera ensuite amené à la basilique Saint-Denis - dernière demeure traditionnelle des régnants français - où auront lieu les funérailles.

Pendant ce temps, les futurs prétendants au trône de France fourbissent leurs arguments, collectent des fonds et retendent les liens avec leurs relations. En effet, comme lors de la précédente élection, le futur souverain du royaume de France sera élu par un collège de grands électeurs, tous occupant des fonctions politiques et religieuses en France, ainsi que par tout artisan capable de payer le cens, de sorte que le gagnant sera probablement celui qui saura s'attirer les faveurs de l’Église Romaine et des Conseils provinciaux.

A l'heure où paraissent ces lignes, six candidats se sont pour l'instant déclarés : Dragonet, Flex, Icie, Mclegrand, Nebisa, Sancte et Yolaine. L'AAP prépare d'ores et déjà des entretiens avec les candidats, afin que chacun puisse voter pour le candidat qui correspond le mieux à ses idées.

Nicolas Eymerich de Tramecourt, pour l'AAP
avatar
andaine
Maitresse des lieux
Maitresse des lieux

Messages : 1510
Date d'inscription : 14/10/2010
Age : 584
Localisation : Sent Bertran de Comenge

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: An de grasce 1459

Message par andaine le Dim 7 Aoû 2011 - 13:55

24-07-2011 D'un bout du monde à l'autre.

Cill Chainnigh, comté de Laighean en Irlande (AAP) – L'Irlande a un nouveau Roi, Sir Saamnn. Ce dernier a accepté de rencontrer l'AAP.

AAP: Votre Majesté, félicitations pour votre belle élection. Est-il vrai que vous êtes l'oncle de Lady_li, la duchesse de Macédoine ?

Saamnn: Oui, j'ai eu le plaisir de voir que de nombreux membres de la famille Melodos ont prospéré au cours de ma vie. Lady_li est l'un de ces membres, ma douce nièce, qui a été élue duchesse de Grèce à de nombreuses reprises. Il y a d'autres membres célèbres. Je ne citerai que Spyrosm. Lady_li et Spyrosm ont été élus duchesse de Macédoine et duc du Laighean le jour même de mon élection comme Roy d'Irlande.


AAP: Pourriez-vous vous décrire en quelques mots ?

Saamnn: J'ai vécu en Angleterre pendant presque deux ans, en Grèce un an et en Irlande pendant deux ans et demie. J'ai fait une carrière politique, ai fondé le parti «The Brotherhood», puis l'ai laissé pour fonder «Peacemakers». J'ai donc eu l'honneur d'être un Peacemaker et un Melodos. J'ai entre autres été élu duc de Macédoine et du Laighean. J'ai aidé plusieurs membres des Peacemakers à accéder au conseil du Laighean, à être élus maire ou duc. Mais ce dont je suis le plus fier, c'est d'avoir fondé la famille Melodos. Je n'ai jamais cessé d'en aimer chaque membre.

Un autre détail de ma personnalité est que j'aime le Restina, ce vin produit en Grèce.


AAP: quels sont vos objectifs pour les prochains mois?

Saamnn: Plusieurs personnes m'ont suggéré de faire de grandes choses pour l'Eire. D'autres de réaliser de petites choses. J'ai jusqu'à présent plutôt suivi les seconds. Mon objectif pour les premiers mois de mon règne est de poser les bases pour qu'un futur roi de l'Eire soit accepté par tout son peuple. Pour avancer dans cette direction, je limite mes ambitions à la signature d'un traité de non agression par les trois provinces de l'Ile, incluant un droit de voyager en sécurité pour les représentants officiels des trois duchés, le Roi et ses représentants.


AAP: comment envisagez vous les relations internationales de l'Irlande?

Saamnn: Ce n'est pas à envisager. Je vais sans aucun doute renforcer nos contacts internationaux par tous les moyens à ma disposition, mais ce ne sera une aide pour l'Eire que si le futur roi est accepté par tous ses sujets.

Harpège, pour l'AAP.
avatar
andaine
Maitresse des lieux
Maitresse des lieux

Messages : 1510
Date d'inscription : 14/10/2010
Age : 584
Localisation : Sent Bertran de Comenge

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: An de grasce 1459

Message par andaine le Dim 7 Aoû 2011 - 13:56

02-08-2011 Entretien avec le Grand Ecuyer de France

Paris (AAP) - Des projets et des nouveautés sortiront bientôt des Ecuries Royales. Cependant, le deuil de la Reyne Béatrice Ière empêche, par respect envers la défunte souveraine, de les communiquer dès à présent. Malgré tout, le Grand Ecuyer de France, Guillaume de Jeneffe a accepté de répondre aux questions de l'AAP.

AAP : Bonjour Votre Grandeur, pouvez vous présenter ?

Guillaume de Jeneffe : Je suis Guillaume de Jeneffe, actuellement Chevalier de l'Ordre royal de la Licorne, Vicomte de Marchiennes, en Flandre, seigneur de Wavrin, vassal de la comtesse de Lille Deedlitt de Cassel d'Ailhaud. Voila pour mes titres de noblesse. De façon plus précise, j'ai rejoint les Flandres il y a de nombreuses années, à l'époque où elles étaient encore soumises au pouvoir artésien. C'est en Flandre que j'ai conduit la majeure partie de ma carrière, principalement au sein de l'Ost flamand. L'autre versant de ma personnalité s'est exprimée dans le service direct au roi, par l'intermédiaire de l'Ordre royal de la Licorne, dont je fus Grand Maistre.

AAP : Pourquoi et comment avez vous postulé pour le poste de Grand Ecuyer de France ?

GdJ : Lorsque la vacance du poste a été connue, il est apparu évident, à moi tant qu'à plusieurs de mes proches, qu'il ne fallait le laisser inoccupé. La charge de Grand Escuyer n'étant attribuable qu'aux chevaliers non membres du Conseil d'un Ordre royal, je rencontrais tout à fait les exigences. C'est sur les encouragements de ces mêmes proches que j'ai présenté ma candidature à la Grand Maître de France d'alors, Sa Seigneurie Marie Alice d'Alterac. Un processus assez simple, au final.

AAP : Quels sont le rôle et les caractéristiques des Ecuries Royales ?

GdJ : Les Ecuries sont, ainsi que l'indique leur charte, principalement chargées de la bonne santé des montures destinées à servir la Famille royale, ainsi qu'aux officiers de l'Ost royal, de la noblesse du Royaume et du personnel des écuries, ainsi que de présenter les montures et attelages idoines lors des cérémonies que sont, par exemple, les chasses ou les mariages.
Mais ma charge ne se limite pas aux seules Ecuries. Le Haras royal est ainsi chargé de fournir des animaux de qualité à ces mêmes Ecuries, tandis que les Chasses royales sont, comme leur nom l'indique, destinées à organiser les événements cynégétiques demandés par le Souverain et sa Maison. Par ailleurs, je suis également responsable de la bonne marche globale des Ordres royaux de chevalerie que sont, par ordre d'ancienneté, la Licorne, les Dames Blanches, les Hospitaliers et le Saint-Sépulcre.

AAP : Comment définiriez vous la place des Ecuries au sein du Royaume ? Par rapport aux autres offices ?

GdJ : A mon sens, les écuries sont un des offices les plus importants en ce sens que, sans elle, la Cour de France se trouverait dans une situation des plus complexes, puisque privés de montures. Ce qui serait, vos lecteurs en conviendront avec vous, des plus inconvenants. Elles sont donc, avec d'autres, l'une des manifestations de la puissance royale auquel elles confèrent une partie de son assise matérielle autant que symbolique.

AAP : Quelles sont les actualités de l'office ?

GdJ : Avec le deuil qui nous touche en ces jours sombres, l'actualité principale est la participation aux cérémonies funéraires de notre regrettée Souveraine et de son époux. Les Ecuries et le Haras sont ainsi mis à contribution dans le cadre la fourniture des diverses montures nécessaires à cette occasion. Les Chasses royales viennent quant à elles de voir un nouveau Grand Veneur arriver à leur tête, à savoir le vicomte Géraut de Gaudemar, un préalable à de futures activités dont vous serez avertis. Quant aux Ordres royaux, comme toujours, ils aident à défendre le royaume de France, les armes à la main et le conseil à la bouche.

Elisabeth Stilton de Lasteyrie, pour l'AAP
avatar
andaine
Maitresse des lieux
Maitresse des lieux

Messages : 1510
Date d'inscription : 14/10/2010
Age : 584
Localisation : Sent Bertran de Comenge

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: An de grasce 1459

Message par andaine le Dim 7 Aoû 2011 - 13:57

05-08-2011 Résultats du premier tour


Résultats du premier tour :

Nom Pourcentage
nebisa 39.54 %
icie 20.68 %
yolaine 13.05 %
dragonet 11.03 %
mclegrand 8.76 %
sancte 4.44 %
flex 2.5 %


nebisa et icie accèdent au second tour.
avatar
andaine
Maitresse des lieux
Maitresse des lieux

Messages : 1510
Date d'inscription : 14/10/2010
Age : 584
Localisation : Sent Bertran de Comenge

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: An de grasce 1459

Message par andaine le Mer 17 Aoû 2011 - 19:31

09-08-2011 Des suites de l'assassinat de la reine

Paris (AAP) - Le huitième jour du mois de juillet dernier, la Reyne de France, sa majesté Béatrice 1ère, a trouvé la mort lors d'une embuscade alors qu’elle traversait Fontainebleau pour se rendre en la capitale. Mais depuis ce funeste jour, que sont devenus les deux individus qui ont été interpellés lors de l’attaque du coche royal ?

Un homme et une femme ont été appréhendés sur les lieux du crime. Ils ont été immédiatement enfermés dans les geôles du Châtelet, où ils croupissent toujours et sont passés à la question par le guet de Paris, qui cherche à leur estoquer des aveux complets. Si les noms des complices restent encore inconnus, ceux des deux meurtriers interpellés sont Sadnezz Corleone, une brigande au casier judiciaire bien rempli, ainsi qu'un certain Roland, dont le passif reste plus flou.

La Gribouille, pour l'AAP
avatar
andaine
Maitresse des lieux
Maitresse des lieux

Messages : 1510
Date d'inscription : 14/10/2010
Age : 584
Localisation : Sent Bertran de Comenge

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: An de grasce 1459

Message par andaine le Mer 17 Aoû 2011 - 19:31

12-08-2011 Résultat du second tour de l'élection

Résultat du second tour de l'élection

nebisa est devenu le nouveau souverain de Royaume de France avec 59.32 % des voix !
avatar
andaine
Maitresse des lieux
Maitresse des lieux

Messages : 1510
Date d'inscription : 14/10/2010
Age : 584
Localisation : Sent Bertran de Comenge

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: An de grasce 1459

Message par andaine le Ven 23 Sep 2011 - 10:29

21-09-2011 La royauté à l'assaut de l'Artois

Arras (AAP) - Le royaume de France part à la reconquête de l'Artois.

Une armée portant l'agrément royal aurait pénétré en Artois dans la nuit du 14 au 15 septembre et se serait emparé de la mine entre Péronne et Compiègne. D'après les dires des artésiens chassés des lieux par l'envahisseur, cette armée serait commandée Oksana, ancien grand officier royal, et serait composée d'environ vingt-cinq centaines (25 soldats ingame) de soldats.

Cependant, au vu de l'étendard arboré par cette armée, cette attaque n'est pas le fait de la Champagne - qui tenterait depuis quelques mois de maintenir un statu quo avec son voisin artésien - mais celui de sa majesté Nebisa de Malemort, et ferait suite à la récente déclaration d'indépendance du Comté d'Artois, par ailleurs engagées dans les opérations militaires du Ponant dans l'ouest de la France.

Aussitôt, après avoir déclaré la mobilisation générale, l'Artois a dans une annonce manifesté son intention de non seulement reprendre le contrôle de sa mine et de repousser l'armée royale, mais aussi de libérer le duché de Champagne de la "gangrène qu'est le DR"[/i) et de ces "dangereux parasites".

De son côté, la Royauté n'a ni commenté ni tenté de justifier l'attaque de l'une ses armées contre le comté d'Artois.

Nicolas Eymerich, pour l'AAP
avatar
andaine
Maitresse des lieux
Maitresse des lieux

Messages : 1510
Date d'inscription : 14/10/2010
Age : 584
Localisation : Sent Bertran de Comenge

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: An de grasce 1459

Message par andaine le Mer 12 Oct 2011 - 17:14

07-10-2011 Enlèvement du rédacteur en chef de l'AAP

La Rochelle (AAP) - Amateur de sensations fortes, le rédacteur en chef de l'AAP a embarqué inconsidérément sur le navire amiral de la flotte royale. Celui-ci fut aussitôt pris en chasse par trois cogues de guerre bretonnes et flamandes, Duché1 (Trilo), Tiad Ervoas (Grand_sage) et Flanders2 (Toffie). Quelques coups de canon épisodiques furent échangés dans la nuit, à peu près à l'endroit où fut coulé la Dame Rouge quelques jours auparavant, navire ayant transporté une armée bretonne à La Teste de Buch.

On ignore encore si les trois cogues pourchassent le navire amiral en raison de la demande de rançon que l'amirauté a envoyé au Ponant pour leur restituer un rédacteur en chef publiant des articles de propagande, ou si ce dernier effectue une mission suicide permettant de couler ledit navire amiral en renseignant le Ponant sur sa position.

Les promesses de dons sont à effectuer à la rédaction.

Dauphin, pour l'AAP
avatar
andaine
Maitresse des lieux
Maitresse des lieux

Messages : 1510
Date d'inscription : 14/10/2010
Age : 584
Localisation : Sent Bertran de Comenge

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: An de grasce 1459

Message par andaine le Ven 4 Nov 2011 - 10:01

22-10-2011 Un navire irlandais coulé au large de Fécamp

Fécamp (AAP) - C'est dimanche dernier, le 16 octobre, qu'un navire battant pavillon irlandais a été coulé, au large de Fécamp, après avoir subi deux violents assauts d'une caraque de guerre française, La Perle, commandée par l'Amirale Harpege d'Orkney.

Le WS Arcas, une nave génoise de combat en bon état, stationnait à quelques miles des côtes normandes, entre Fécamp et Honfleur, où il avait jeté l'ancre depuis plusieurs heures. A son bord, un équipage irlandais, avec aux commandes, un citoyen du Comté d'An Mumhain, Laighin, boulanger installé à Port Lairge.

Malgré l'absence d'une déclaration officielle émanant de l'Amirauté Royale, une source proche confirme que La Perle a bel et bien sabordé une embarcation irlandaise dans les eaux territoriales du Duché de Normandie. Il se dit que ce bateau était suspecté d'avoir commis plusieurs exactions aux cotés de la flotte ponantaise lors des derniers affrontements.

Quoiqu'il en soit, le navire-amiral ne semblait visiblement pas motivé par l'appât du gain puisqu'à l'issue de l'affrontement, La Perle fila sans perdre de temps vers le sud, en direction du Port d'Honfleur, laissant ainsi l'épave aux bateaux-vautours.

Bonne nouvelle pour leurs familles et amis, tous les membres de l'équipage du WS Arcas ont pu être sauvés.

Reisleider, pour l'AAP
avatar
andaine
Maitresse des lieux
Maitresse des lieux

Messages : 1510
Date d'inscription : 14/10/2010
Age : 584
Localisation : Sent Bertran de Comenge

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: An de grasce 1459

Message par andaine le Ven 4 Nov 2011 - 10:02

22-10-2011 La guerre se déplace au nord du royaume

Tournai (AAP) - Les Flamands sont en émoi depuis que des troupes champenoises et artésiennes ont apparemment décidé de transformer Tournai en champ de bataille.

Ces deux armées s'affrontaient depuis quelques jours en territoire artésien avant que les troupes royalistes, menées par Jezabel d'Appérault Von Frayner d'Azayes, mieux connue sous le surnom de Siva, aient décidé de se replier plus au nord en franchissant les frontières du Comté de Flandres. La légion In Appérault Spero fut immédiatement poursuivie par La Tribu Panachée Artésienne, commandée par le sieur Tiberre, un Arrageois proche du pouvoir comtal.

Immédiatement, l'Ost flamand dépêcha son armée comtale sur place, Les Lions des Flandres, sous la direction du Lieutenant Rosa de Leffe, Vicomtesse de La Motte au Bois, de Lannoy et de Poperinge, et les effectifs militaires affluent maintenant vers la Cité des Cinq Clochers.

Le pouvoir comtal flamand réprouve cette incursion sur son territoire, alors que la Reyne leur avait promis le respect de leur neutralité dans le conflit. Sa Grandeur le Comte Karlheinz de Dampierre a d'abord demandé à la Compiégnoise de bien vouloir démanteler son armée et rejoindre son Duché, trouvant un arrangement avec les troupes artésiennes qui s'engageaient à les laisser passer. A l'heure actuelle, on ne sait si Sa Grandeur la Reyne de France l'entendra de cette oreille.

La ville la plus peuplée des Flandres, frontalière avec Arras et Cambrai, espère encore que le bain de sang n'aura pas lieu dans ses murs. Et cela ne tient qu'au bon vouloir des belligérants, d'autant que nul ne sait où se positionnera la population tournaisienne, connue pour être le fief des Forces Spéciales Flamandes (FSF), actuellement en guerre du côté... du Ponant.

Reisleider, pour l'AAP
avatar
andaine
Maitresse des lieux
Maitresse des lieux

Messages : 1510
Date d'inscription : 14/10/2010
Age : 584
Localisation : Sent Bertran de Comenge

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: An de grasce 1459

Message par andaine le Dim 6 Nov 2011 - 10:49

05-11-2011 Un nouveau front s'ouvre entre la Normandie et l'Artois

Bertincourt (AAP) - Une nouvelle bataille décisive se prépare à la frontière entre l'Artois et la Champagne. Alors que l'issue de la guerre reste incertaine, un nouveau front s'ouvre à Bertincourt et risque de se révéler déterminant pour la suite du conflit.

Il est possible d'affirmer actuellement que la campagne militaire menée par le Ponant en Normandie fut un échec. Les forces coalisées de Bretons, d'Artésiens, d'Irlandais et d'autres soldats provenant de l'alliance de l'ouest, ne sont pas parvenues à profiter de leur avantage initial et ont échoué à faire chuter Rouen. Grâce à leur résistance, les Normands ont saisi l'opportunité de lancer une contre-offensive contre leur voisin artésien.

Ainsi, deux armées ont fait mouvement à Dieppe, dont l'une sous la gouverne de la Reyne de France elle-même. Une autre armée a déjà franchi la frontière et a mis le siège devant Bertincourt, prête à en découdre.

L'heure est donc à la mobilisation pour les Artésiens, dont les effectifs sont pour le moment en majorité engagés en Champagne aux côtés de troupes berrichones. Il faut rappeler que l'Artois avait tout d'abord été attaqué par les Champenois, qui prirent une mine et assiégèrent en vain Péronne, avant d'être repoussés jusqu'à Reims, qu'ils défendent toujours actuellement.

Quelle que soit la tournure des évènements, ce nouveau front aura probablement un impact considérable sur l'avenir de la guerre. Une défaite artésienne remettrait totalement en cause les avancées ponantaises en Champagne et ferait basculer l'avantage des forces au nord de la France, pour l'instant plutôt en faveur du Ponant. A l'inverse, une défaite Normande relancerait peut-être les chances de la Bretagne de venir à bout de son ennemi juré. Par ailleurs une victoire ou un échec de la Reyne de France en personne aurait sans nul doute des conséquences sur le moral des troupes.

Le Kozh, pour l'AAP
avatar
andaine
Maitresse des lieux
Maitresse des lieux

Messages : 1510
Date d'inscription : 14/10/2010
Age : 584
Localisation : Sent Bertran de Comenge

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: An de grasce 1459

Message par andaine le Sam 3 Déc 2011 - 14:57

16-11-2011 La Bourgogne dans la tourmente

DIJON (AAP) - Depuis quelques jours, le duché de Bourgogne est aux prises avec le Lion de Juda. Plusieurs voies de communications sont coupées par des groupes procédant à ce qu'ils qualifient de prélèvement de l'impôt léonin.

Le 10 novembre, dans un communiqué public, le consistoire de la secte réformée a revendiqué les agressions couronnées de succès d'Asclepiade, duc de Bourgogne à l'époque, et de la princesse Armoria de Mortain, connue pour son intransigeance à l'égard de l'hérésie réformée. «Nous avons obtenu une partie du financement de cette opération par la force, auprès d'Asclépiade [...] et d'Armoria [...]. Notre guerre asymétrique nocturne n'en est qu'aux préliminaires.» Les deux victimes n'ont pas commenté la nouvelle.

Dans le même temps, une armée menée par Thoros, supposé membre de l'organisation criminelle l'Hydre, a pénétré en Bourgogne, après avoir traversé la Franche-Comté sans autorisation.

La Franche-Comté reproche à Genève d'avoir laissé Thoros monter son armée sans prendre de mesures à son encontre. Le chancelier franc-comtois, Imladris de Voiteur, a claqué la porte de la diplomatie genevoise, gelant les négociations visant à l'établissement d'un traité entre la république lémanique et le royaume de Lotharingie en déclarant : «Nous avons une armée illégale sur notre territoire. Je vais devoir vous laisser. Merci de nous avoir laisser la "défection" à gérer.»

La diplomatie royale a retiré son ambassadeur à Genève. Dans un communiqué paru samedi, elle qualifie l'entrée de Thoros en Bourgogne de crime de la part de Genève, et déclare que la cité «devait prendre des mesures préventives pour protéger les provinces les plus proches.»

Dimanche, l'armée conduite par Thoros est entrée dans les murs de Chalon, tandis qu'un de ses lieutenants a pris le pouvoir à Mâcon. La duchesse Angélyque a déclaré que les autorités bourguignonnes avaient volontairement laissé le champ libre aux brigands. Ces derniers n'ont pas pu mettre la main sur les biens des municipalités. Selon l'Alae Furor IV, trois défenseurs de Chalon, dont la mairesse, ont été laissés pour mort en défendant la ville.

La mairie de Mâcon a été reprise par un maire loyal à Dijon, mais l'Alae Furor IV tient toujours la ville de Chalon, qui a été affranchie de l'administration bourguignonne.

Kartouche, pour l'AAP
avatar
andaine
Maitresse des lieux
Maitresse des lieux

Messages : 1510
Date d'inscription : 14/10/2010
Age : 584
Localisation : Sent Bertran de Comenge

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

An de grasce 1459

Message par andaine le Dim 8 Jan 2012 - 18:19

25-12-2011 Le pape en procès

MENDE (AAP) - Mercredi 21 décembre, le Lion de Juda a revendiqué la prise de la ville de Mende, dans le comté du Languedoc. La ville était sous alerte depuis plusieurs semaines, avec la présence de nombreux membres de l'Hydre et d'autres brigands dans les environs, et avait déjà essuyé une tentative de révolte.

Selon un communiqué publié par l'organisation militaire d'obédience réformée, cette frappe était motivée par la présence du pape dans la ville languedocienne. Un procès a été instruit par le maire révolté à l'encontre de ce dernier. Innocent VIII avait été élu pape par le conclave des cardinaux le 2 septembre dernier. Son prédécesseur, Eugène V, était mort des suites d'une maladie à la fin du mois de mai 1459.

Le Lion de Juda, qui motive son action par des raisons idéologiques, annonce qu'il ne touchera pas aux possessions municipales, d'une valeur de plus de 4000 écus. Le maire légitime de la ville, Summa, est néanmoins persuadée du contraire, déclarant à l'AAP que « [le Lion de Juda] ment quant à ses motivations ». Le curé du village, dans une lettre transmise à tous les habitants, a appelé ces derniers à se révolter.

Le comte a qualifié de nul le procès intenté à Innocent VIII, mais n'a pas pu confirmer ou infirmer que le pape était détenu par les sicaires. Par ailleurs, il est entré en contact direct avec l'organisation réformée pour entamer des négociations avec cette dernière.

Dimanche 25 décembre, la mairie était toujours aux mains du Lion de Juda. Un procès pour trouble à l'ordre public a été lancé à l'encontre du maire révolté par l'autorité comtale.

Kartouche, pour l'AAP
avatar
andaine
Maitresse des lieux
Maitresse des lieux

Messages : 1510
Date d'inscription : 14/10/2010
Age : 584
Localisation : Sent Bertran de Comenge

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: An de grasce 1459

Message par Contenu sponsorisé


Contenu sponsorisé


Revenir en haut Aller en bas

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut

- Sujets similaires

 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum