An de grasce 1461

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Re: An de grasce 1461

Message par andaine le Ven 28 Juin 2013 - 18:01

18/06/1461 En chemin vers une indépendance durable ?

Arras (AAP) – À l’heure où la France est le théâtre de confrontations entre brigands et comtés/duchés, où le Domaine Royal semble même se déchirer de l’intérieur, il est un comté dont on parle peu et qui mène sa vie de façon débonnaire à l’extrême nord du Royaume de France. Le comté d’Artois s’est proclamé indépendant depuis la guerre du Ponant et même si cette indépendance a subi quelques déséquilibres, elle semble aujourd’hui acceptée par tous (ou presque) et est entrée dans les mœurs.

Si Vidara, l’actuel comte d’Artois, reconnaît que cette indépendance a été une décision de guerre avant d’être une décision issue d’une volonté populaire, elle est aujourd’hui le fruit d’un colossal travail structurel. Blanche Demalay, chancelière d’Artois, relate le grand travail réalisé par les différents conseils se succédant, qui a vu la naissance de toutes sortes d’institutions locales comme la hérauderie d’Artois, la cour suprême d’appel d’Artois, mais aussi la révision complète de sa constitution revue et ré-écrite petit à petit par une équipe de juristes. Beaucoup de projets sont encore en cours mais d’ores et déjà les bases d’un comté indépendant sont posées.

Aujourd’hui c’est à la question cruciale de la reconnaissance à laquelle se heurte l’équipe diplomatique d’Artois basée à Saint-Vaast. Même si le comte d’Artois se veut optimiste pour la suite, il est important de rappeler que la chancellerie royale a interdit catégoriquement tout échange avec l’Artois depuis son auto-proclamation d’indépendance et n’a jamais revu sa position depuis lors. Même si le travail sera de « longue haleine », comme l’a décrit la chancelière d’Artois, elle affirme qu’elle possède une équipe déterminée déjà présente un peu partout et que si « Rome ne s’est pas faite en un jour », il en sera de même pour l’Artois.

Cependant, il semble difficile de voir en interne un retour en arrière sur cette question. L’Artois, par le biais de son comte, appelle encore et toujours à voir son indépendance reconnue en assurant n’avoir aucune intention belliciste et en expliquant que c’est là la seule issue pour renouer des liens avec le Royaume de France sur des bases « saines et solides ». L’équipe diplomatique d’Artois déplore l’arrêt net des conversations et réclame une nouvelle audience avec la Couronne.

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Re: An de grasce 1461

Message par andaine le Ven 28 Juin 2013 - 18:05

22/06/1461 Décès du roy Eusaias

Paris (AAP) - Dans la nuit du 17 au 18 juin de l'an 1461 s'est éteint Eusaias de Blanc-Combaz, Roy de France élu en novembre 1460.

Ainsi sonne le glas des sept mois de règne de celui qui fut sans doute le roy le plus controversé de cette dernière décennie, adulé par les uns, honni par les autres.

Plusieurs annonces sont venues faire état du décès. Le Louvre tout d'abord en informe officiellement la population le 18 juin, sans expliciter les causes de ce trépas. Le lendemain, l’Église aristotélicienne romaine se félicitait, dans une annonce, de ce décès interprété par eux comme un signe de victoire. Le Dauphin, Sancte Iohannes von Frayner, contacté par l'AAP, raconte que le Roy, blessé, est arrivé considérablement amoindri à Toulouse, où il fut forcé d'entrer en retraite pour tenter d'être soigné. Les moines, cependant, n'ont pu lutter contre l'affaiblissement de ses forces, et c'est donc en la capitale toulousaine qu'il expira, et non auprès de ses armées qu'il avait jusqu'alors toujours suivi au combat.

Une déclaration datée du 16 juin confie la régence à Sa Majesté la Reine, Agnès de Saint-Just, qui prend donc la tête du Royaume jusqu'au dénouement des prochaines élections, d'ores et déjà lancées.

Enfin, une dernière annonce, placardée dans les rues de Paris, informe les Français que les funérailles auront lieu à la basilique Saint Denis le 25 juin, après une procession dont le départ est fixé au Louvre.

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Re: An de grasce 1461

Message par andaine le Ven 28 Juin 2013 - 18:06

24/06/1461 L'Église Aristotélicienne de France, deux mois après.

Bordeaux (AAP) - L'Église aristotélicienne de France gagne la Guyenne selon une annonce officielle de Lilya Rogy de Belloy, duchesse de Guyenne, datée du 19 Juin de l'an de grâce 1461.

Le 22 Avril 1461, Sa Majesté Eusaias de Blanc-Combaz instaurait dans une annonce intitulée « L'Après Rome - Premières Fondations » la désormais connue « Église aristotélicienne de France ». Moins de deux mois après, la duchesse de Guyenne, dans un communiqué proclame le « désir de lier durablement la Guyenne à l'Église aristotélicienne de France ». Ce-faisant, elle fait rejoindre au duché qu'elle dirige le nombre croissant des provinces affiliées à l'EAF.

Après l'ensemble du Domaine Royal, c'est en Bourgogne, en Touraine, en Guyenne et au terme de négociations, peut-être aussi en Bourbonnais-Auvergne que l'Église aristotélicienne de France officie. Approchant ainsi la dizaine de provinces en à peine deux mois, l'institution a prouvé sa capacité à rallier, mais bien d'autres preuves restent à faire. La prochaine étape décisive à laquelle sera confrontée la nouvelle Église aristotélicienne, suivie par de nombreux croyants, sera le dernier hommage rendu au souverain Eusaias de Blanc-Combaz. Là où, quelques mois auparavant, l'Église aristotélicienne Romaine refusait au roy légitime des funérailles digne de son rang et interdisait la mise en terre consacrée, l'EAF aura à charge l'inhumation du défunt monarque, et beaucoup guettent donc le déroulement de la cérémonie au demeurant sacrée.

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Re: An de grasce 1461

Message par andaine le Dim 14 Juil 2013 - 14:48

10/07/1461 Le Berry indépendant ?

Bourges (AAP) – Le 4 mai 1461, le duc George, dict le Poilu, a déclenché le processus d'indépendance du Berry. Conformément à la loi berrichonne, il se déroule en trois étapes : tout d'abord un vote au conseil, puis une consultation de l'assemblée de la noblesse berrichonne et enfin un référendum populaire.

La proposition en a été faite par Sa Grâce Alleaume de Niraco, duc d'Argenton, en clôture d'une séance du conseil, et à quelques jours des élections ducales. L'indépendance du Berry est régulièrement évoquée et largement revendiquée par les deux partis au pouvoir (FIER et BAB, constitué majoritairement de transfuges du FIER). Pour l'occasion, les portes du conseil ont été ouvertes afin que les Berrichons puissent assister au débat et au vote.

La première phase a pris fin le 19 mai, et sans surprise le conseil a voté pour l'indépendance, ouvrant ainsi la voie pour la suite du processus. Les débats publics se sont révélés plutôt mous, en raison notamment de l'absence de contradiction. Parmi les arguments avancés par les pro-indépendantistes venait en tête l'accession au trône d'Eusaias, clairement considéré par une part des Berrichons comme hérétique. Par ailleurs d'aucuns ont témoigné qu'en d'autres temps les Berrichons avaient été évincés des offices royaux, quand d'autres ont démontré que l'appartenance au Royaume n'était pas une protection contre les ambitions des voisins et rappelé le sort fait aux amis angevins.

L'opposition était représentée par dame Ysabeau de Tabarka, qui a argué que les roys passent, et que la place du Berry ne saurait être ailleurs qu'au cœur du royaume de France, pour des raisons autant historiques que stratégiques ; et de façon plus surprenante par messire June Sidjéno, ancien chancelier du Berry, et jusqu'à il y a peu, président du FIER, qui, bien qu'indépendantiste, a appelé à attendre des conditions plus favorables.

La consultation de l'assemblée de la noblesse, dont le scrutin s'est tenu en public après des débats à huis-clos, a abouti au même résultat en faveur de l'indépendance (96 % des suffrages exprimés), sans surprise puisque beaucoup des nobles berrichons ont leur carte au FIER ou au BAB. Interpellé sur l'appartenance historique du Berry à la France, le Duc a pris le contre-pied et argué que c'était la Couronne qui avait délaissé le Berry, l'obligeant à être autonome de fait, et que seul un « lien fictif » les unissait encore.

Le débat qui a précédé le référendum (après avoir fait lui-même l'objet d'un débat, puisque non prévu par les organisateurs) a permis de voir un peu plus d'animation, même si opposants et partisans de l'indépendance n'étaient que peu nombreux à s'exprimer. Les mêmes arguments revenaient, avec la liberté et la fierté en (guise de) fer de lance pour les pro, auquel s'opposaient plus platement les anti, arguant que le Berry n'était pas prêt à assumer son indépendance et ses conséquences. Quant à savoir si le trépas d'Eusaias et l'élection du futur souverain devait avoir une influence, les anti-indépendantistes étaient d'avis de reporter le référendum, le temps de jouer le jeu diplomatique et d'écouter, sans crédulité, les propositions des candidats ; les pro-indépendantistes, échaudés par les trahisons passées, n'espéraient plus rien des élections royales.

Le scrutin lui-même, qui se tenait à moitié à main levée, à moitié par correspondance, a été clos par le Duc le 6 juillet 1461, avec une première estimation de la participation autour de 30 %, qui devrait permettre de valider le référendum, un quorum de 25 % étant requis. La proclamation des résultats ne devrait plus tarder, même si les opposants ont déjà évoqué différents recours pour les contester.

L'indépendance, véritable serpent de mer en Berry, sera peut-être d'ici quelques heures devenue une réalité.


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Re: An de grasce 1461

Message par andaine le Dim 14 Juil 2013 - 14:49

12/07/1461 [Royales] Entretien avec Nicolas de Firenze

AAP : Tout d'abord, qu'est ce qui vous a donné envie de postuler ?

Nicolas de Firenze : Comme lors de ma dernière candidature, c'est l'absence de prétendant royaliste qui m'a poussé à sauter le pas. Par royaliste, je n'entends pas fanatique écervelé prêt à cautionner tous les abus de pouvoir pourvu qu'ils viennent d'une tête couronnée, mais partisan d'une monarchie forte parce que juste, respectée parce que respectable. Hélas, la seconde sorte d'individu recherche rarement la renommée ou le pouvoir, et peine par conséquent à faire entendre sa voix. J'ai décidé de porter cette dernière.

AAP : Quel est votre sentiment sur le Royaume de France actuel, sur sa situation ?

NdF : Mauvais, bien sûr. Si les choses se poursuivent au même rythme, il y aura bientôt plus de provinces en rupture d'allégeance que de provinces vassales. Même la guerre contre le Ponant n'avait pas autant divisé le Royaume ! C'est ce qui arrive quand un monarque se prend pour le Très-Haut lui-même et s'affranchit de tout ce qui pourrait faire obstacle à sa folie.

AAP : Qu'est-ce qui caractérisera votre règne, si jamais vous atteignez le trône ?

NdF : Le dialogue. Un dialogue qui a été rompu depuis trop longtemps et dont l'absence menace aujourd'hui l'existence même du Royaume. Ce règne a montré ce qui se produisait quand les menaces et la force remplaçaient les négociations et l'écoute...

AAP : Avec quelles entités le dialogue constituera votre priorité pour l’intérêt du Royaume ?

NdF : Avec l'ensemble des provinces et avec l'Église, pour commencer. Mais j'envisage le dialogue comme une façon de régner, pas seulement comme quelques négociations promptement expédiées pour mettre un terme au conflit en cours.

AAP : Plusieurs provinces ont proclamé ou cherchent à proclamer leur indépendance, quelle seront votre position et vos réactions à ce sujet ?

NdF : Comment leur jeter la pierre ? Auraient-elles dû endurer docilement mensonges, injustices et mépris ? La Couronne n'a rien fait pour mériter leur fidélité. La seule chose que je leur reproche est d'avoir choisi la fuite au lieu de faire front et de se battre pour changer les choses de l'intérieur. Si je monte sur le trône, je leur fais confiance pour saisir ma main tendue et participer à la reconstruction du Royaume. L'indépendance n'est pas une solution durable.

AAP : Quelle réaction envisagez vous vis à vis des provinces indépendantistes réfractaires à toute réintégration au Royaume ?

NdF : Elles ont démontré qu'elles ne pouvaient être contraintes, il faudra donc les ignorer en attendant qu'elles reviennent à la raison.

AAP : La guerre fait rage à propos de l’Église, entre fidèles de Rome et fidèles de la Couronne, envisagez-vous de mettre un terme à ce conflit ? Comment ?

NdF : Navré de vous détromper mais la guerre ne fait pas rage entre fidèles de Rome et fidèles de la Couronne. Elle oppose les partisans du défunt Eusaias et ceux de la Curie. J'ose espérer qu'après la mort du premier, la seconde sera disposée à mettre de l'eau dans son vin. Il conviendra de définir clairement les prérogatives respectives du temporel et du spirituel, afin que ce genre de crise ne se reproduise plus.

AAP : De même, une vague de brigandage, menant aux règnes brigands et au pillage de Bourgogne et du Poitou, lourdement condamnés par le défunt Roy, s'est abattue sur le Royaume. Comment comptez-vous réagir face à ces organisations brigandes militarisées ?

NdF : Lourdement condamnés par le défunt Roy ? Qui les utilisait contre ses opposants ? Ne me faites pas rire. Il a cru qu'il pouvait les employer à son profit mais n'a pas réussi à les contrôler, voilà tout. Si tant de soldats n'étaient pas mobilisés dans la guerre civile stérile qui ravage le sud, les brigands auraient moins le champ libre ailleurs.

AAP : Un nouvel empereur a été récemment couronné, quelles relations allez-vous entretenir avec l'Empire ? Et avec les autres dirigeants des divers royaumes ?

NdF : Les organisations brigandes que nous mentionnions à l'instant vont rendre nécessaire une coopération plus étroite avec nos voisins. Puisque ces bandes opèrent à travers les frontières, elles doivent être combattues dans tous les pays où elles ont réussi à s'implanter.

AAP : En ce sens, soutenez vous la réaction armée vis à vis de tout pays allié des brigands, à l'image du contrôle militaire impérial de la citée de Genève ?

NdF : Oui. On ne peut pas vivre en bonne intelligence avec un voisin qui offre l'asile aux pillards.

AAP : Quelle sera votre première action une fois élu ?

NdF : La cessation immédiate des hostilités dans le sud.

AAP : Vous proposez dans votre programme de redéfinir les prérogatives des différentes chambres et assemblées conseillant le monarque, et de remettre à l'honneur l’institution de duels remplaçant les "interminables procédures judiciaires". Pouvez vous préciser votre pensée ?

NdF : La Curia regis prend le Domaine royal pour son bac à sable, la Pairie n'a plus ni représentativité, ni pouvoir, le salon des Grands feudataires est une coquille creuse où on croise toujours les trois ou quatre mêmes âmes égarées. Le souverain n'a plus de conseillers, seulement des courtisans ! Afin d'y remédier, il faudra envisager la création d'une assemblée unique compétente pour tout ce qui relève de la gouvernance du Royaume, où chaque province aura le droit et le devoir de faire porter sa voix. Les modalités d'organisation de ce projet ne pourront être issues que de négociations avec l'ensemble des feudataires, comme auraient dû l'être toutes les modifications de la Charte fondamentale passées en douce depuis sa rédaction.

Quant aux duels, je pense surtout aux affaires mineures qui dérivent inévitablement en débats sans fin, comme tout ce qui touche aux insultes et à la diffamation, par exemple. Au lieu de monopoliser les tribunaux, ces différends devraient se régler en lice.

AAP : Vous condamnez la gestion actuelle des fonds de la Couronne. Une fois au pouvoir, quelles seront votre principales mesures économiques concrètes à ce sujet ?

NdF : Il est difficile de la condamner puisque je ne sais absolument rien dessus. Depuis l'abdication de Levan III, plusieurs centaines de milliers d'écus ont transité par les caisses royales. Vers où ? Pour quoi faire ? Je suis duc d'Alençon, ma province verse un impôt à la Couronne toutes les deux semaines et je n'ai aucune idée de l'usage qui en est fait. On peut évidemment supposer qu'une partie, au moins, a servi à financer quelque dispendieux conflit, mais j'espère que des choses un peu plus durables et utiles ont vu le jour. Si je devais monter sur le trône, je commencerais donc par lancer un large audit dont les résultats seraient transmis à l'assemblée sus-mentionnée.

AAP : Vous évoquez le possible soutien de la France aux aventuriers désirant conquérir au nom du Royaume des richesses et reliques cachées dans les châteaux de pays négligeant. Quels lieux cette proposition cible-t-elle ? S'agit-il d'un possible appel à des organisations mercenaires ?

NdF : Ma foi, les lieux qu'elle cible sont assez explicites. Quant aux organisations mercenaires, ne reproduisons pas l'expérience malheureuse d'Eusaias. Si c'est pour qu'elles retournent leur veste à la première occasion, il est plus sage de s'en tenir à distance.

AAP : Historiquement, ces organisations ne se sont que très rarement retournées contre les cités et provinces qui les accueillaient, leur prêtant parfois même main forte. Les repousser, n'est-ce pas exposer la France à leur hostilité ?

NdF : Allez dire ça aux Béarnais, dont le castel vient de tomber aux mains de la Memento Mori qu'ils pensaient leur alliée ! Un mercenaire ne se bat que pour lui-même et ceux qui l'oublient finissent invariablement par avoir une mauvaise surprise. Les intérêts convergents ne sont pas toujours durables.

AAP : Comment décririez-vous votre équipe de campagne ? Quels sont vos soutiens ? Pensez vous que la situation actuelle vous est plus favorable qu'il y a 6 mois, et si oui, pourquoi ?

NdF : Mon équipe est très diversifiée, j'ai été ravi de constater qu'autant de gens étaient prêts à s'investir en faveur d'un candidat rejetant aussi fermement le favoritisme et les passe-droits. Il en va de même pour mes soutiens, nettement plus nombreux que l'hiver dernier. Je crois que les dérives du dernier règne ont ouvert les yeux à beaucoup de gens.

AAP : Allez-vous organiser des festivités lors de votre règne ? Bals, joutes, festivals ?

NdF : A défaut de les organiser-moi même, je compterai sur la Maison royale pour s'en occuper. Voilà trop longtemps que le Louvre n'a pas accueilli autre chose que des réunions d'état-major !

AAP : Un dernier mot à nos lecteurs ? Un mot doux à notre rédactrice en chef ?

NdF : Les élections royales ont une influence directe ou indirecte sur la vie de la plupart des sujets du Royaume, car le monarque dispose d'un pouvoir considérable. Il est de l'intérêt de tout un chacun de veiller à ce qu'il soit utilisé à bon escient. Alors pensez à voter ! Pour moi, de préférence. Quant à la rédactrice en chef, elle recevra ça sous pli discret.


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Re: An de grasce 1461

Message par andaine le Dim 14 Juil 2013 - 14:50

12/07/1461 [Royales] Entretien avec Merlin

AAP : Tout d'abord, qu'est-ce qui vous a donné envie de postuler ?

Merlin_dit_Dozilus : la raison est des plus simples, un besoin de rendre service, de donner aux autres ce que j'ai à offrir. Je suis un homme qui aime donner sans jamais avoir le besoin de reprendre en retour, un homme qui aime avant tout le partage et le service, il était donc logique pour moi d’offrir ma candidature.

AAP : D'après nos informations, des champenois vous raillent vis-à-vis de vos compétences, quel est votre sentiment à ce propos ?

MdD : cela est seulement un sentiment ou plutôt une impression. Après avoir discuté avec certains des prétendus ricaneurs, il m'ont solennellement félicité pour mon implication et mon courage. Il ne faut pas s’arrêter à quelques mots échangés mais connaitre le fond réel. Ce ne sont que quelques petits pics pour me préparer, une préparation digne des grandes élections.

AAP : Quel est votre sentiment sur le Royaume de France actuel, sur sa situation ?

MdD : en quelques mots : délicate, fragile, il veut la tranquillité et surtout un souverain juste ! Il veut simplement retrouver son âge d'or sans forcément payer par de lourds tribus. Le royaume de France attend son bon père de famille comme j'aime me le dire souvent.

AAP : Qu'est-ce qui caractérisera votre règne, si jamais vous atteignez le trône ?

MdD : il n'est jamais facile de dire exactement comment va être le temps demain, mais pourquoi ne pas placer cette couronne sous le signe de l’écoute avant les coups de marteau, de la générosité et surtout de la réunification couronne/église, peuple/couronne. Mais bien sûr le chemin sera long et périlleux et cela ne dépend jamais d'une personne, dans un conflit il y a toujours le défenseur et l'offensive. Tout reste a faire.

AAP : Plusieurs provinces ont proclamé ou cherchent à proclamer leur indépendance, quelle sera votre position à ce sujet ?

MdD : pour avoir parlé avec l’Armagnac, ma position reste la même, je pense que tout va se jouer autour d'une table. Je ne suis ni pour ni contre pour le moment tout cela sera discuté au cas par cas, une séparation c'est toujours délicat et je pense que personne au fond n'y gagne. De toute façon, s'il y a indépendance on ne demandera pas la permission puisque généralement c'est en rapport direct avec un litige ou une opinion différente qui l'anime. Dans mon cas il est certain que l'on ne laissera personne sur le banc.

AAP : La guerre fait rage à propos de l’Église, entre fidèles de Rome et fidèles de la Couronne, envisagez-vous de mettre un terme à ce conflit ? Comment ?

MdD : bien entendu que je veux y mettre fin. Comment? l’Église et la Couronne est une histoire de je t'aime moi non plus, un vrai acte de saltimbanque, les conflits entre couronne et église romaine ne doivent plus être un choix pour le reste du royaume de France. Certains ont profité pour régler leurs comptes, je trouve cela dommage, je ne pense pas avoir ce souci de conflit perpétuel, je veux avant tout chercher la cohésion,
chose qui bien entendu ne sera pas évidente. Encore une fois la discussion sera en avant, avant toute forme de combat sanguinaire même si cela doit durer tout le long de ma vie royale. Chaque point et opinion seront étudiés mais j'ai la ferme conviction que les mauvais jours sont derrière nous !

AAP : De même, une vague de brigandage s'est abattue sur tout le pays, comment comptez-vous réagir ?

MdD : il est certain que le brigandage est un fléau pour tout le royaume et certaines idées ont vu le jour : les portrait des fugitif, etc. Pour les grosses guildes de brigands comme fatum où la majorité sont à Genève, je serai moins tolérant et la justice sera une épée et une balance où le point de leur culpabilité sera jugé. Nous rendrons écu par écu le prix de leurs attaques. Comme on dit dans le jargon : œil pour œil, dent pour dent,
un coup pour un coup. Je serai sans pitié pour les grands groupes de brigands, les armées qui à l’époque faisaient croisade pour des choses futiles ont de l'avenir devant elles.

AAP : Un nouvel empereur a été récemment couronné, quelles relations allez-vous entretenir avec l'Empire ? Et avec les autres dirigeants des divers royaumes ?

MdD : je me suis rendu il y a peu de temps en Sacrum Romanorum Imperium Nationis Germanica où j'ai eu l'occasion de croiser la route de la Reyne elle-même, j'ai même été sous un de leurs oriflammes. Nous avons eu la chance de partager quelque mots sur les attentes de chacun des royaumes et la réponse ou plutôt la solution elle me l'a soufflé entre deux traits d'une chopine : Roy honnête fera l'affaire, un régime respectueux et sans langue de bois. Les attente ne sont pas difficiles et le royaume sait à quoi se tenir avec son voisin. Entre nous les royaumes voisins attendent donc avec grand intérêt le nom du futur Roy de France. Il ne faut pas croire que le royaume voisin soit constamment une menace puisque il est ouvert à toute discussion.

AAP : Quelle sera votre première action une fois élu ?

MdD : la discussion avec l’église aristotélicienne romaine et enfin la suppression de dettes qui je le rappelle au passage était inscrit dans le programme du feu Eusaias. La suppression des dettes des domaines est à ce jour une chose qui me tient à cœur
pour une raison simple : ces dettes ne pourront jamais être remboursées et cela ce n'est pas un secret, j'estime que cela plombe l’économie générale du royaume de France et que pour repartir sur des bases saines, rien de tel que de commencer avec des fondations solides. L’économie du royaume repose essentiellement sur l’économie général des domaines et si l’économie de ces mêmes domaines est dans le vert alors les caisses du royaume le sont aussi. Tout est question de moral, un homme qui se sait couvert de dettes ne produira jamais plus qu'un homme qui gagnera la totalité du
bénéfice de son travail.

AAP : Comment décririez-vous votre équipe de campagne ? Quels sont vos soutiens ?

MdD : déterminée à être honnête, elle se compose de nombreux statuts sociaux. La compétence est une priorité avant d’être le rang social ou l'on est. Mon soutien aussi d'ailleurs il n' y a pas si longtemps de cela : Son Éminence Vincent Diftain d'Embussy, Cardinal Romain, Chancelier de la Sainte Inquisition, Archevêque de Sens, m'a chaleureusement fait part de son intérêt. J’apprécie particulièrement les opinions qu'il souhaite me faire partager. Je dois admettre que ma candidature a été spontanée et certains n'ont pas hésité à m'offrir leur soutien, ce dont je les remercie.

AAP : Allez-vous organiser des festivités lors de votre règne ? Bals, joutes, festivals ?

MdD : oui !! Mais je ne veux pas tout dévoiler pour laisser un peu de suspense. Par contre, j'avais laissé entendre qu'un trône serait mis en place, les détails ne sont pas encore mis en place mais l'idée a reçu un franc succès puisque, les jours qui ont suivi, une horde de pigeons frappait les fenêtres de l’auberge où je loge, félicitant cette idée. Couper un enfant en deux me rappelle l'histoire d'un roy du nom de Salomon. Bon bien sûr je n'irai pas jusque là mais le concept est le même. Résoudre les petits tracas fait je le pense partie d'un devoir essentiel. Le Roy de France doit être proche de son peuple
et cela sera le cas.

AAP : Un mot sur les réformes principales que vous allez entreprendre ?

MdD : les réformes principales sont principalement sur la justice, certaines lois sont obsolètes ou voire contradictoires, je pense donc faire un grand coup de nettoyage. Je dois admettre qu'il y a du boulot, je ne pense pas que de tout modifier aussi soit raisonnable mais il faut que cela reste dans le domaine du respectable.

AAP : Un dernier mot à nos lecteurs ? Un mot doux à notre rédactrice en chef ?

MdD : elle est mignonne la rédactrice en chef ? dommage je sois marié à une jeune et belle femme aussi. Je voudrais simplement remercier toute personne qui me soutient dans cette aventure. Puisque ma candidature n'est pas la seule, je souhaite juste aux autres candidats bonne chance et souligne l'importance de l’honnêteté avant et
après les élections.

AAP : bonne chance.

MdD : on verra le résultat mais je ne m'en fais pas, l'important est d'avoir participé.


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Re: An de grasce 1461

Message par andaine le Dim 14 Juil 2013 - 14:52

13/07/1461 [Royales] Entretien avec Félix Auguste de Chéroy

AAP - Tout d'abord, qu'est-ce qui vous a donné envie de postuler ?

Félix Auguste de Chéroy - Je dirais que c'est la situation du Royaume, avant tout. Le précédent règne s'est écoulé dans un schéma particulièrement désastreux, rythmé par le conflit entre la Couronne et l'Eglise, incitant plusieurs provinces autrefois paisibles à aujourd'hui s'insurger contre le pouvoir royal. Ce conflit a également imposé à beaucoup un choix pratiquement impossible. Je pense pouvoir me porter garant d'une idéologie prônant la paix, à l'écoute de ses sujets. C'est en ce sens que j'ai décidé de me présenter en tant que candidat.

AAP - Quel est votre sentiment sur la situation actuelle du Royaume ?

FA - Désastreuse. Les différents conflits sont allés beaucoup trop loin et ont coûté énormément de sacrifices à toutes les couches de la population. Il est temps de reconduire le Royaume vers la paix et la sérénité en abordant les prochaines éventuelles discordes avec calme et cette volonté qui me caractérise à vouloir réellement rassembler et pacifier.

AAP - Qu’est ce qui caractérisera votre règne, si jamais vous atteignez le trône, en dehors de cette écoute de vos sujets ?

FA - C'est, selon moi, une réelle volonté d'accroissement des pouvoirs provinciaux pour raffermir les liens entre la Couronne et ses vassaux. L'abnégation à instaurer la paix, tout en préservant les intérêts d'un Royaume éclatant. Car une France forte, c'est avant-tout des vassaux satisfaits de leurs conditions, et non soumis à un quelconque diktat royal allant à l'encontre de leurs propres desseins. Mais c'est la pacification du Royaume, qui va caractériser très certainement mon règne, en prônant le dialogue plutôt que les armes.

AAP - Plusieurs provinces ont proclamé ou cherchent à proclamer leur indépendance, quelle sera votre position à ce sujet ?

FA - En effet. Certaines sont liées au conflit précédent du règne de feu Eusaias, et d'autres plus anciennes datant de la Guerre du Ponant. Ma position reste la même, celle ouverte au dialogue. Même si je suis conscient qu'avec certains, ce sera rude. Mais j'ai confiance. Le but sera d'instaurer des discussions bilatérales constructives avec ces provinces, dans l'optique d'arriver à des accords positifs pour tous. Cela demandera une écoute plus approfondie de la Couronne envers ces provinces, tout en recherchant constamment à préserver l'unité du royaume.

AAP - La guerre fait rage à propos de l'Eglise, entre fidèles de Rome et fidèles de la Couronne, envisagez-vous de mettre un terme à ce conflit ? Si oui, comment ?

FA - Le conflit cessera de lui-même avec mon éventuelle élection. Les fidèles de Rome n'auront pas à combattre un Roy Aristotélicien. Rome sera invitée pour des discussions visant à instaurer un nouveau concordat royal. Il est à noter que la conversion du précédent monarque s'est déclarée peu avant son élection au trône. Il a démontré clairement à plusieurs reprises sa volonté de ne pas retourner auprès de l'EAR afin d'instaurer un "Renouveau" pour la France, en matière religieuse. Le conflit étant né d'Eusaias, il cessera si j'accède au trône.

AAP - Vous croyez vraiment que les partisans de l'EAR cesseront toutes revendications ?

FA - Les partisans de l'EAR, ou plutôt la majorité, savent qu'ils trouveront en moi un interlocuteur disponible et à l'écoute.

AAP - De même, une vague de brigandage s'est abattue sur tout le pays, comment comptez-vous réagir ?

FA - Dès mon accession au trône, je vais directement arrêter le Ban royal en vigueur depuis des années. Ceci permettra aux provinces de voir leurs soldats de retour. Je suis certain que ceci aura une incidence sur le contrôle de cette même vague de brigandage. En outre, je pense que l'arrêt des conflits permettra aux prévôtés provinciales d'établir de réelles collaborations entres elles. Tout ceci ne peut qu'être bénéfique.

AAP - Un nouvel empereur a été récemment couronné, quelles relations allez-vous entretenir avec l'Empire ? Et avec les autres dirigeants des divers royaumes ?

FA - La France est en paix avec le Saint Empire Romain Germanique, l'évolution logique des circonstances amène à vouloir améliorer la coopération entre nos deux nations. C'est ma vision des choses. En outre, la France dispose d'une bien piètre image auprès de certaines nations voisines, un effort sera fourni afin d'engager de réelles coopérations pour consolider les différents liens existants.

AAP - Quelle sera votre première action une fois élu(e) ?

FA- L'arrêt du Ban Royal.

AAP - Comment décririez-vous votre équipe de campagne ? Quels sont vos soutiens ?

FA - Dynamique, motivée, et riche d'expérience, amenant des personnes d'horizons différents. Certains sont dotés d'une longue carrière provinciale, et d'autres ont servi le Royaume jusqu'en les plus grandes instances. C'est ce qu'il faut, selon moi, pour établir une équipe de campagne saine. On va dire que je suis bien entouré, des partisans d'entités diverses croient en moi, en mon programme et en mes idéologies. Je suis confiant.

AAP - Allez-vous organiser des festivités lors de votre règne ? Bals, joutes, festivals ?

FA - Des joutes, oui. C'est ce qu'il faut, selon moi, pour satisfaire les esprits belliqueux. Lorsque j'étais plus jeune, il m'était arrivé d'assister à certains Festivals de la Couronne, qui étaient organisés par feu le Comte Urbs de Valorl. Mais plusieurs festivités seront prévues, autant pour les nobles de France que pour le peuple. Des rencontres également en certaines provinces

AAP - Un mot sur les réformes principales que vous allez entreprendre ?

FA - Au niveau du conseil des feudataires, principalement. Lui donner plus d'importance. Et diverses révisions de certaines institutions royales. Tel que décrit dans le programme.

AAP - Un dernier mot à nos lecteurs ? Un mot doux à notre rédactrice en chef ?

FA - Je leurs dirais simplement qu'ils sont aujourd'hui confronté à un choix crucial, et ils ont toutes les cartes en main pour entreprendre correctement l'avenir qui leur sied. En outre, je remercie l'aimable rédactrice en chef pour sa patience, et ses questionnements éclairés. Et je conclurai en un : "Le bon choix ? Voter F-A !" Merci !

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Re: An de grasce 1461

Message par andaine le Dim 14 Juil 2013 - 14:53

14/07/1461 [Royales] Entretien avec Lanfeust de Troy

AAP : Tout d'abord, qu'est ce qui vous a donné envie de postuler ?


Lanfeust de Troy : Depuis quelques temps à présent, j'ai intégré les Institutions Royales, le Secrétariat d'Etat, la maison royale et la Hérauderie. J'ai ainsi été plongé dans le monde de la cour et des affaires royales, d'autant plus depuis que je suis Premier Huissier de France, car finalement on est au coeur des affaires en salle du plaid. La France va mal, elle se morcelle, elle se divise et j'ai souhaité apporter une vision différente de la politique actuellement menée qui a pour moi des bons côtés mais aussi des mauvais.


AAP : En toute objectivité, quelle est votre sentiment sur le Royaume de France actuel, sur sa situation ?


LdT : La situation du Royaume de France est dans une phase de transition et de division, notre défunt Roy a fait des choix vu les circonstances et l'Eglise n'a rien fait pour calmer le jeu, pire elle a lancé une croisade entre aristotéliciens... D'un côté il y a ceux qui veulent réformer l'ensemble et écarter Rome, de l'autre il y a ceux qui veulent garder Rome et se déclarent indépendants. Il y aurait des neutres aussi... Mais qu'est ce qu'être neutre actuellement? Les guerres en Anjou et en Bourgogne sont finies, le Sud c'est plus compliqué car il y a trois provinces dont le Languedoc qui se sont déclarées indépendantes et dont la guerre fait rage actuellement. Une situation qui ne va pas pouvoir durer éternellement.


AAP : Qu'est-ce qui caractérisera votre règne, si jamais vous atteignez le trône ?


LdT : La première chose sera de faire cesser cette division religieuse et politique par la diplomatie.Mais des efforts devront être fait de part et d'autres. Il faut que la foy ne serve pas les enjeux politiques. Je ne serai pas un Roy qui acceptera tout et n'importe quoi, qu'on se le dise. Ensuite je souhaite que soit réglé le problème des provinces qui se disent indépendantes depuis longtemps, en dehors de la religion, elles ne peuvent plus impunément se servir de la France quand bon leur semble et refuser d'en faire partie. Enfin la paix permettra de soulager un temps toutes les provinces, le domaine royal et les ordres royaux. Par la suite c'est au niveau de la gestion du Domaine Royal et des relations avec les provinces vassales que je souhaite agir. Le Domaine Royal doit pouvoir être réformé suivant les besoins et les provinces vassales doivent retrouvées ce qui est bénéfique à rester au sein du royaume de France. Il nous faut également des Institutions Royales performantes et qui ne restent pas bloquées sur des principes passés ou des nominations dénuées de sens : la compétence, le dynamisme sont très importants. Il y a énormément de choses à faire durant un règne, voilà pourquoi j'ai essayé de faire un programme assez complet.


AAP : Plusieurs provinces ont proclamé ou cherchent à proclamer leur indépendance, comment comptez-vous régler la situation sachant que certaines provinces comme l'Artois se sont pourvues d'Institution confortant cette dite indépendance et qu'il est impensable qu'elles fassent un retour en arrière?


LdT : Je distingue celles liées au schisme religieux, qui je pense pourraient revenir dans le giron de la France par la diplomatie et celles qui sont des sécessionnistes antérieurs et chroniques. Proposition sera fait à la seconde catégorie pour revenir dans le giron de la France tout en étudiant la possibilité de mettre en place des spécificités, après tout Orléans en a bien une. Si toutefois elles refusent obstinément et bien nous proposons un isolement complet, pourquoi la France devrai-elle traiter avec des provinces qui ne prennent que ce qui les arrange ? Des sanctions comme spécifiées dans notre programme seront mises en place. Pour la première catégorie, j'ai grand espoir...que j'espère non utopique...que si certains problèmes et conflits se règlent, elles reviennent également reformer une unité française. Mais je crois qu'il faut plus de souplesse dans la gestion des provinces vassales, la féodalité est un échange mutuel.


AAP : Vous pensez réellement que les sanctions que vous proposez concernant les provinces indépendantes de la seconde catégorie seront efficaces ? A savoir un isolement économique.


LdT : Il n'est pas questions d'isolement économique uniquement mais total. Les frontières seront fermées, les habitants de ses provinces conviées à rentrer chez eux, au sein de leur "Royaume auto-proclamé" qui n'a pas besoin de la France. La protection du suzerain sera ôté, autorisant n'importe quelle province à leur faire la guerre et les annexer. Vous me direz que la protection du suzerain a souvent fait défaut, mais moi j'attache une grande importance au serment qui est fait entre un suzerain et un vassal. La diplomatie se sera terminé, le commerce aussi, les nobles seront de simples roturiers à nos yeux, il y a tout un éventail possible de sanctions à appliquer. Bien sûr cela devra être national, mais je pense que les provinces préféreront ce genre de solutions à de nouvelles guerres. Bien sûr la guerre il peut y avoir si elles menacent la Couronne et les autres provinces comme l'Anjou l'a fait. Ne trouvez vous pas drôle que l'Anjou se déclare indépendant et envahisse le domaine royal ? Enfin drôle...j'entends par là illogique, ils ne sont pas si détachés que ça de la France au final.


AAP : La guerre fait rage à propos de l'Eglise, entre fidèles de Rome et fidèles de la Couronne, envisagez-vous de mettre un terme à ce conflit ? Comment ?


LdT : Je souhaite qu'une table ronde avec Rome soit ouverte, une délégation française sera nommée avec notamment, en tout cas je le souhaiterai, des représentants de provinces sécessionnistes qui pourront témoigner d'eux -même des échanges qui restent plutôt troubles jusqu'à présent, chacun y allant de son point de vue. Il faut un texte qui lie la France à Rome mais pas dans les conditions précédents qui ont clairement montrées leur limite, si Rome veut rester le guide spirituel de la France, elle doit faire des concessions et notamment cesser ses agissements politiques ou le chantage comme l'a dénoncé récemment la Guyenne. Les religieux sont censés être des personnes avec une moralité exemplaire, à eux de le prouver, je ne vois pas en quoi cela serait acquis. De plus la France n'a pas à subir les dissensions au sein de la Curie, qu'ils règlent leur problème sans que cela nous cause du tort, leur crédibilité est aussi en jeu, d'ailleurs les religieux bénéficiaient d'une immunité, ça aussi c'est à remettre en question, ce sont des Hommes qui peuvent faillir un jour ou l'autre. Certaines choses de l'Eglise de France sont également à reprendre je pense comme donner plus de poids aux religieux français dans certaines décisions, les menaces d'excommunications de la lointaine Rome ont perdue toute valeur aux yeux de beaucoup de monde, ce n'est pas un outil politique, ils l'ont oublié complètement. Le conflit doit cesser par le consensus et si Rome dit non, je pense que leur soutiens disparaîtront au fur et à mesure. N'est-ce pas à l'Eglise de montrer le droit chemin ?


AAP : Une vague de brigandage s'est abattue sur tout le pays, comment comptez-vous réagir ?


LdT : Le brigandage est un problème récurrent qui ne disparaîtra jamais à mon sens. Toutefois nous avons pu voir qu'une coopération entre plusieurs provinces voir des étrangers se montrait bénéfique. Je pense qu'il faut continuer dans cette optique, lutter contre les regroupements armés de brigands qui finalement sont plus des rebelles que des brigands. Ils cherchent à s'emparer de provinces complètes. La coopération avec la Provence, la Bretagne et l'Empire dans ce domaine est un atout majeur, on l'a vu à l'oeuvre, il faut persévérer.


APP : Un nouvel empereur a été récemment couronné, quelles relations allez-vous entretenir avec l'Empire ? Et avec les autres dirigeants des divers royaumes ?


LdT : Je souhaite que les relations soient très bonnes, il faut que ce soit des partenaires privilégiés, nous n'avons aucune utilité à nous faire la guerre ou à déclencher des tensions. Avec l'Empire, nous avons une frontière commune très grande, la coopération économique, la lutte contre le brigandage ce sont des points importants. Avec la Bretagne, il faut poursuivre également car il y a un passé douloureux et pas si lointain, la paix et l'amitié, la coopération militaire et maritime sont les axes principaux. Enfin la Provence, que la France a enfin reconnu comme entité à part entière, et bien là aussi il faut construire nos relations, les développées, j'ai moi-même été ambassadeur du Bourbonnais Auvergne en Provence pendant plusieurs années, je n'ai pas de doute pour que les relations soient fructueuses.


AAP : Quelle sera votre première action une fois élu(e) ?


LdT : Embrasser mon épouse qui a été un soutien très important durant cette campagne.


AAP : Comment décririez-vous votre équipe de campagne ? Quels sont vos soutiens ?


LdT : Mon équipe de campagne est essentiellement familiale en vérité. Tous se sont mis à contribution et je n'aurais pas pu rêver mieux. Mon épouse m'a accompagné à pratiquement tous mes déplacements ce qui est très appréciable. Les enfants, les cousins se sont montrés dynamiques et m'ont soulagé de plusieurs tâches, j'ai pu ainsi me consacrer à répondre aux questions. Je dirai donc un seul mot : indispensable. Quant aux soutiens, j'en ai reçu beaucoup, certains inattendus, mais je ne révèlerai rien, même sous la menace.


AAP : Allez-vous organiser des festivités lors de votre règne ? Bals, joutes, festivals ?


LdT :Un règne n'est pas digne de ce nom s'il ne rayonne pas dans ce domaine là, nous avons une Maison Royale qui ne demande que cela, alors en avant ! J'ai songé à un voyage royal à travers la France, un bal pour les célibataires de la noblesse de France, les joutes c'est quelque chose qui devrait être davantage organisées au niveau royal, il y aura peut-être des évènements familiaux durant le règne, de quoi donner des raisons d'en organiser par exemple.


AAP : Un mot sur les réformes principales que vous allez entreprendre ?


LdT : Les réformes se feront en concertation, trop ont été faites autoritairement et cela ne provoque généralement rien de bon. Le domaine royal avec l'ouverture d'Etat Généraux, la Hérauderie afin de la rendre plus accessible, faire en sorte que ceux qui gèrent les Institutions soient compétents et dynamiques, les règles concernant la levée de ban et de la souplesse avec les provinces vassales. Je ne vais pas m'étendre plus vu que pas mal d'idées sont développées dans le programme.


AAP : Et quid de la Pairie et de la Curia regis?


LdT: La Pairie doit être plus représentative du Royaume qu'actuellement. Il faut que toutes les provinces aient au moins un Pair car bien souvent on y trouve toujours les mêmes. Peut être qu'ainsi certaines se sentiront moins isolées et plus écoutées. Pour la Curia Regis, et bien cela revient à ce que j'ai dit plus tôt : faire en sorte que ceux qui gèrent les Institutions soient compétents et dynamiques.


AAP : Comment jugez-vous le bilan du défun Roy Eusaias?


LdT : Le bilan de notre défunt Roy a pour moi du bon et du moins bon. Il a su rester ferme dans ses décisions, dans ses choix et s'est pris en pleine face une croisade dont les causes revendiquées par Rome sont plutôt floues et franchement guère conséquentes. Une histoire de reconnaissance d'un feudataire alors que faite par son prédécesseur assez étrange pour commencer... Mais bon ce que je regrette c'est l'attitude peut être un peu trop guerrière dans certains choix. Les règnes sont trop courts en ce moment, nos Roys partent trop vite pour voir un bilan sur le long terme.


AAP : Un dernier mot à nos lecteurs ? Un mot doux à notre rédactrice en chef ?


LdT : Vous avez l'avenir de la France entre vos mains, allez voter, faites votre choix, le bon ! Je me mets au service de la France, à votre service. Je salue la rédactrice en chef et la remercie pour la publication.


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Re: An de grasce 1461

Message par andaine le Sam 10 Aoû 2013 - 10:47

15/07/1461 [Royales] Entretien avec Agnès de Saint Just

AAP : Tout d'abord, qu'est ce qui vous a donné envie de postuler ?

Agnès de Saint Just : Avant tout, nous tenons à souligner que la formule utilisée est malheureuse. Le trône n'est pas un poste. C'est une fonction sacrée. Mais ce point de détail mis à part, c'est sans aucun doute le désir d'une cohérence et d'une continuité dans la politique royale qui a motivé notre candidature devant le peuple de France. Après un règne si fécond à plus d'un titre, nous ne désirons pas voir balayé d'un revers de manche le travail de beaucoup, les sacrifices de certains et la nécessaire souveraineté de la Couronne par quelques arrivistes qui n'ont, malheureusement pour la plupart, pas la moindre notion de ce qu'est de régner et gouverner un Royaume.

AAP : Quel est votre sentiment sur le Royaume de France actuel, sur sa situation ?

ASJ : Mon sentiment est celui que de nombreux sujets de France doivent partager : une grande lassitude de la guerre que nous subissons avec des vagues plus larvées que d'autres depuis la fin du règne de Béatritz mais aussi de l'espoir, car dans les difficultés qu'a traversé le Royaume nous avons pu voir une nouvelle entraide se former et des solidarités insoupçonnées émerger de l'abîme.

Bien sûr, nul n'ignore que la situation du Royaume est sensible et pénible pour tous. Nous sortons d'un règne qui dès le premier jour a été placé sous le signe de la guerre et depuis la Couronne n'a cessé de devoir défendre son Domaine, de venir en aide à ses vassaux, d'employer à bon escient son autorité et défendre l'intégrité du Royaume face à des ennemis aux visages nombreux, aux formes diverses, et qui ne disent pas toujours leur nom.

C'est pourquoi dans cette campagne, tous les candidats n'ont que le mot "paix" à la bouche. La paix, évidemment, comme tout un chacun, nous y aspirons du fond du cœur. Mais il est profondément naïf et puéril de penser qu'il suffit de prononcer le mot pour avoir la chose. Malheureusement, et nous le verrons, quel que soit le prochain Monarque, que la paix n'apparait pas par magie au seul motif qu'on la désire.

Les velléités d'indépendance sont nombreuses et nous ne pouvons que les regretter, mais pour la plupart d'entre elles, elles ne datent pas d'hier, et c'est précisément pour les prévenir que la Couronne a tout mis en œuvre durant son règne pour accomplir au maximum de ses capacités ses devoirs de Suzerain. Dès lors, lorsque l'incompréhension et la tension est à son comble, la rupture de serment peut être aperçue comme la seule voie possible, mais nous continuons à croire en les avantages qu'offre la Couronne de France à ceux qui lui rendent hommage, et il ne fait aucun doute à nos yeux que les provinces qui ont fait sédition ne tarderont pas à s'apercevoir que loin de corriger les problèmes, leur repli sur soi n'aura fait que les déplacer, voire les aggraver.

AAP : Qu'est-ce qui caractérisera votre règne, si jamais vous atteignez le trône ?

ASJ : La stabilité dans l'idéologie et la continuité dans l'action.
Mais aussi la concertation et la discussion, pour peu que ceux qui veulent parler aient quelque chose à dire et soient disposés à entendre ce que l'on a à leur répondre.
Le pardon, enfin. Envers la sincérité du repentir.

AAP : Plusieurs provinces ont proclamé ou cherchent à proclamer leur indépendance, quelle sera votre position à ce sujet ?

ASJ : Ces dossiers ne m'intéresseront que le jour où les dirigeants et/ou les peuples de ces provinces auront décidé de faire un pas sérieux et motivé vers la Couronne, qui devra alors faire de même pour que la concorde soit possible. C'est le prérequis nécessaire pour ne serait-ce qu'effleurer une issue favorable à cette vague de revendications qui hélas, sert avant tout les intérêts de la petite oligarchie aux manettes dans ces territoires, mais très rarement le peuple, qui face à cette nouvelle tyrannie, ne saurait plus avoir aucune forme d'arbitrage ou de recours, puisqu'ils s'en voient privés.

En attendant, comme nous l'indiquons dans notre programme, nous rappelons que face aux provinces dont les régnants ont fait sécession, la Couronne durant ce règne n'y a jamais mené de guerre personnelle, mais protégé coûte que coûte aussi bien son Domaine que ses vassaux menacés. Cette politique perdurera, car ce que l'allégeance offre, ce sont des droits aussi bien que des devoirs, pour chaque partie en cause. Or, si nous soutiendrons toujours les sujets du Royaume exprimant leur fidélité au Monarque, ce que le régnant se défaussera de devoirs en ne formulant pas son allégeance ou en rompant son serment, il le perdra d'autant plus en droits & avantages. Sous le dernier règne, les forces de la Couronne ont à chaque fois été mobilisées dans la seule défense de ses vassaux loyaux au nom du respect de son serment. Sous notre responsabilité, il en sera toujours ainsi.

AAP : La guerre fait rage à propos de l’Église, entre fidèles de Rome et fidèles de la Couronne, envisagez-vous de mettre un terme à ce conflit ? Comment ?

ASJ : Je vous en prie. Soyez sérieux un instant. La guerre ne fait pas rage entre les fidèles de Rome et fidèles de la Couronne. Rome a attaqué le Royaume de France, lui déniant la volonté des peuples à se choisir leur souverain, qu'il s'agisse du Roy, ou d'un Régnant d'une province vassale.

L’État théocratique de Rome a dès lors délibérément violé le territoire de France au nom d'une croisade récupérée par tous les mécontents de la Couronne depuis Levan, les va-t-en-guerre qui ne vivent que par le sang, les pillards qui ne savent rien faire d'autre que profiter du chaos, trop heureux, tous, de profiter de l'aubaine d'un combat qui est le leur bien avant d'être celui de Rome. Les péripéties de Namaycush dans le Sud l'illustrent à merveille. La Couronne, face à cette inacceptable ingérence dans ses affaires temporelles et à la coupable attaque des croyants du Royaume de France par quelques illuminés vieillissants de la Curie Romaine, s'est ardemment défendue et a fait le choix le plus éclairé pour les sujets du Royaume de France.

Ce choix, a été l'offre d'une alternative faite aux provinces, au travers de la formation d'une Église Aristotélicienne dépouillée des perversions de la Curie Romaine et d'une organisation cléricale qui ait à cœur les problèmes, interrogations et besoins des fidèles, qui les connait personnellement, et qui soit proche d'eux. L’Église Aristotélicienne de France a pour vocation de répondre à ces objectifs au sein de chaque province vassale qui le désire. Libre à elles, en revanche, de poursuivre leur partenariat avec Rome sur la question spirituelle.

Il n'a donc jamais été question d'ordonner aux vassaux de choisir entre la France et Rome. En revanche, il est évident que Rome a exigé des sujets du Royaume de choisir entre leur foy et leur Roy. Nous assistons une fois encore un formidable processus d'inversion accusatoire. Ceux qui n'offrent qu'une domination spirituelle aux ambitions temporelles tyranniques et absolutistes, à savoir Rome, nous accusent de despotisme quand au contraire, nous offrons à nos vassaux l'option d'une alternative apaisée. Sur ce sujet, vous voyez bien que la mauvaise foi de nos détracteurs est sans limite.


Ainsi, pour vous résumer la chose :

Il n'y a pas de conflit.
Rome est en guerre, nous ne le sommes pas.
Nous nous défendons de ceux qui nous attaquent, au même titre que n'importe quel groupuscule étranger qui s'immiscerait dans la politique de la Couronne de France et qui chercherait à morceler l'unité du Royaume.
Nous avons ôté l'écharde qui nous infectait et l'avons substituée par un baume apaisant.

Pour finir, le conflit a donc déjà trouvé un terme à nos yeux car une solution lui a été trouvée. Libre aux provinces sages et éclairées de l'adopter.

AAP : De même, une vague de brigandage s'est abattue sur tout le pays, comment comptez-vous réagir ?

ASJ : Le brigandage est le tissu rapiécé dont est faite la traîne ensanglantée de la guerre. Il n'y a pas vingt façons de traiter les exactions des bandes plus ou moins organisées de brigands. Les provinces doivent pouvoir compter sur leurs forces vives et la coopération avec leurs voisins. La Couronne doit pouvoir se projeter efficacement et rapidement partout où elle peut aider. Concrètement, cela revient à poursuivre ce qui se fait déjà, et plutôt avec succès d'ailleurs au regard de la multiplication des opportunismes qu'enfante traditionnellement le chaos.

AAP : Un nouvel empereur a été récemment couronné, quelles relations allez-vous entretenir avec l'Empire ? Et avec les autres dirigeants des divers royaumes ?

ASJ : Notre époux, feu Sa Majesté Eusaias de Blanc Combaz a scellé un traité de Paix avec l'empire et l'empereur Ludwig Von Frayner. Nous nous voyons mal aller contre un renouvellement d'alliance auquel nous avons grandement consenti et contribué. Nous avons d'ores et déjà avec l'Empire des échanges particulièrement fructueux sur la traque de brigands qui sévissent à nos frontières respectives et il est entendu que nous poursuivrons la collaboration de nos deux États dans le cadre de cette amitié retrouvée qui n'aurait jamais dû se rompre. Enfin, en ce qui concerne les relations avec les autres dirigeants des divers royaumes, nous avons des contacts florissants avec nombre d'entre eux grâce à une ligne diplomatique ouverte sur l'extérieur que nous poursuivrons et une équipe d'ambassadeurs royaux forte, réactive et compétente, ce qui est un petit miracle compte tenu du délabrement dans lequel nous avons récupéré cet Office aux lueurs du dernier règne.

AAP : Quelle sera votre première action une fois élu(e) ?

ASJ : Notre politique étant placée sous l'auspice de la continuité, une fois élue, nous poursuivrons donc à traiter les affaires en cours. La question prioritaire étant l'extrême tension sévissant dans les provinces du midi et la mobilisation du ban, il conviendra de consulter tous les acteurs qui se sentent concernés et d'entrevoir une issue favorable à tous, sous l'évidente contrainte des réalités qu'il serait idiot de prétendre nier.

AAP : Comment décririez-vous votre équipe de campagne ? Quels sont vos soutiens ?

ASJ : Il ne sera pas surprenant pour vous d'apprendre que notre expérience à la gouvernance du Royaume nous a offert le soutien de nombre de Grands Officiers, de Pairs de France, mais aussi de gens connus ou inconnus qui ont à cœur la sauvegarde d'un Royaume de France loyal et souverain.
Car nous ne promettons à ceux qui nous entourent rien d'autre que ce que nous promettons à la France. Nous ne promettons ni poste, ni la faveur du Souverain, ni titres, grâces, et autres passe-droits en cas de victoire. Après avoir été au pouvoir, croyez-en, on ne saurait promettre n'importe quoi, et encore moins à n'importe qui. Nous n'avons à nos côtés que des hommes intègres et sûrs qui connaissent la valeur du sacrifice et de l'engagement.

AAP : Allez-vous organiser des festivités lors de votre règne ? Bals, joutes, festivals ?

ASJ : Si le contexte du Royaume s'y prête, la réponse est : assurément oui. En revanche, l'organisation de ces festivités relève déjà d'Offices bien particuliers. Nous comptons donc sur leur compétence et leur sens de l'initiative pour mener ces missions à bien. Pour notre part, à titre personnel, nous avouons sans mal être davantage sollicitée par les rigueurs de l'exercice du pouvoir que l'agrément qu'il peut susciter. On nous excusera donc le caractère frugal de notre réponse sur ce point.

AAP : Un mot sur les réformes principales que vous allez entreprendre ?

ASJ : Bien sûr. Notre ambition première est de consolider ce qui aura été mis en œuvre durant ce règne. Pour ce qui relève de nos réformes principales, elles concernent le ravitaillement des armées, le développement du Domaine Royal, l'élargissement des prérogatives des Feudataires, la modernisation de la hérauderie, et enfin la redéfinition du rôle de la Chambre des Pairs de France. Tout est détaillé dans notre programme, que je vous invite naturellement à consulter: http://rr.orandin.fr/royal/programme/candidat-Gnia

AAP : Un dernier mot à nos lecteurs ? Un mot doux à notre rédactrice en chef ?

ASJ : Je finirais cette entrevue par un appel au bon sens du peuple de France, en l'invitant à se méfier grandement de ceux qui lui promettent la lune à peu de frais, quand on connait la place qui est la sienne dans le Livre des Vertus. Le Royaume se trouve aujourd'hui dans une période charnière particulièrement cruciale. Il ne pourra conserver son intégrité ni dans le mensonge ni dans les vaines promesses guidées par les intérêts particuliers. Du sérieux, du solide, du vrai. Pour un avenir motivé par la justice et la dignité, votez GNIA !


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Re: An de grasce 1461

Message par andaine le Sam 10 Aoû 2013 - 10:48

15/07/1461 [Royales] Entretien avec Alexandre de Demessy

AAP - Tout d'abord, qu'est ce qui vous a donné envie de postuler ?

Alexandre de Demessy - J'ai longuement réfléchi à le faire ce qui explique ma candidature parmi les dernières. Je me suis dit que je ne pouvais pas rester sans rien faire. Il est temps de ramener la paix et d'apaiser les tensions, de rendre sa splendeur au Royaume de France
Si j'ai été contre feu Eusaias, j'ai aussi des reproches envers Rome. Je suis donc ni dans l'un ni dans l'autre des deux camps.Et surtout je n'ai pas l'intention de faire vengeance mais de discuter avec chacun. Nous avons trop vu brandir les armes sans avoir même mené une discussion.


AAP - Quel est votre sentiment sur le Royaume de France actuel, sur sa situation ?

AdD - Dans le dernier conflit qui a opposé feu Eusaias à Rome, le peuple de France s'est trouvé divisé. On lui a demandé de faire un choix impossible entre sa foy et son roy. J'ai vu des gens souffrir, des amis devenir ennemis.
Beaucoup de provinces ont décidé de se déclarer indépendantes parce qu'on ne les écoutait pas. La violence et les armes n'ont jamais rien solutionné.
Aujourd'hui le Royaume est plus que jamais dans un état lamentable après des années et des années de conflits.
Le peuple de France aspire à la paix au sein du Royaume. Il faut le rassembler et non le diviser.

AAP - Comment comptez vous rassembler ?

AdD - La situation ne peut perdurer. La division n'a que trop duré. Le dialogue n'a jamais été de mise durant ce dernier règne. J'ai l'intention d'écouter ce que chacun des représentants des provinces pense de la situation. C'est d'un Royaume uni dont nous avons besoin. Rien n'y fera sans un dialogue responsable.

AAP - Qu'est-ce qui caractérisera votre règne, si jamais vous atteignez le trône ?

AdD - Les Institutions Royales sont vues comme un pouvoir au dessus des Régnants des provinces qu'elles soient du DR ou Vassales, parfois intolérantes et exigeantes. Je parle de leur fonctionnement et non pas des Officiers Royaux qui fournissent un travail important et fastidieux.
Pour moi, les Institutions Royales, selon leur domaine, sont au service des provinces et de leur Régnant et pas l'inverse. Ainsi elles gagneront en image et en reconnaissance.
Par ailleurs, je mettrais fin au cumul des fonctions car nous avons trop vu des personnes n'ayant pas le temps de faire leur travail dans les délais, et trop vu de copinage. De ce fait beaucoup de personnes ne peuvent accéder à des postes dans les institutions royales.
Je ferai aussi connaitre ces institutions qui ne peuvent plus rester en leur bureau du Louvre en attendant que les informations leur soient transmises.

AAP - Par quels moyens les ferez vous connaître justement ?

AdD - Par leur présence de proximité. Un certain nombre d' institutions royales se doivent d'être présentes en province auprès des Régnants et de leur peuple pour les aider s'ils le souhaitent et faire connaitre leur travail. Ainsi nous verrons des gens s'intéresser à celles ci autrement qu'en y voyant une contrainte royale trop souvent décriée.

AAP - Plusieurs provinces ont proclamé ou cherchent à proclamer leur indépendance, quelle sera votre position à ce sujet ?

AdD - Nous avons vu que la guerre ne ferait pas revenir ses provinces dans le Royaume si rien ne changeait. J'ai donc l'intention de discuter avec chacune et de comprendre leurs attentes, mais aussi de leur montrer que les choses peuvent changer.
Vous savez rien ne sert d'obliger quelqu'un à faire ce qu'il ne veut pas. Il vaut mieux lui montrer où est son intérêt, si il le voit il reviendra à la maison. Si faire partie d'un Royaume impose des contraintes, il doit aussi apporter quelque chose à ceux qui en font partie.


AAP - La guerre fait rage à propos de l'Eglise, entre fidèles de Rome et fidèles de la Couronne, envisagez-vous de mettre un terme à ce conflit ? Comment ?

AdD - Bien sur, c'est mon premier engagement. Ce conflit ne mène à rien, il n'existe que parce qu'il s'agissait de feu Eusaias. Les armées royales devront quitter les provinces du Sud en signe d'apaisement et il sera demandé à Rome de démobiliser ses armées. Parallèlement des entretiens seront menés avec Rome et les provinces du Sud.

AAP - De même, une vague de brigandage s'est abattue sur tout le pays, comment comptez-vous réagir ?

AdD - *rit* Le brigandage a toujours existé et je crois que cela a bien aidé feu Eusaias à garder son trône. Au lieu de faire la guerre au peuple de France, les armées royales se joindront aux armées des provinces pour traquer ceux qui pillent nos provinces et villages.

AAP - Un nouvel empereur a été récemment couronné, quelles relations allez-vous entretenir avec l'Empire ? Et avec les autres dirigeants des divers royaumes ?

AdD - Je n'ai pas de raison de vouloir la guerre à un Empire ou à un Royaume dans la mesure où il respecte le nôtre. Donc ce seront des relations amicales dans la mesure du possible.

AAP - Quelle sera votre première action une fois élu(e) ? La fin du ban royal ?

AdD - Je vois que vous lisez dans mes pensées.*rit*En premier lieu l'arrêt du conflit actuel dans les provinces du Sud et mettre fin à la levée de ban royale qui n'a pas de sens.

AAP - Comment décririez-vous votre équipe de campagne ? Quels sont vos soutiens ?

AdD - C'est une équipe motivée et rapprochée qui m'apporte tout son soutien, ses avis et son expérience.

AAP - Quels sont vos soutiens principaux ?

AdD - Mon entourage et des contacts que j'ai depuis longtemps avec qui j'ai beaucoup échangé pendant ces derniers temps sur la situation. Je ne suis pas homme d'un groupuscule qui veut une place au soleil.

Allez-vous organiser des festivités lors de votre règne ? Bals, joutes, festivals ?

AdD - Oui bien sur, la guerre n'étant plus, il convient de prendre un peu de plaisir. La cour de France devra maintenant pouvoir se divertir et festoyer. J'ai l'intention également de me déplacer avec celle ci afin que le peuple puisse rencontrer son Roy.

AAP - Un mot sur les réformes principales que vous allez entreprendre ?

AdD - Je les ai abordées dans une de vos questions précédentes. Elles porteront essentiellement sur la réforme du fonctionnement des institutions Royales afin d'en changer l'image.

AAP - Un dernier mot à nos lecteurs ? Un mot doux à notre rédactrice en chef ?

AdD- Je leur dirai qu'il est temps que la paix revienne en notre Royaume et de mettre fin à cette guerre de religion. Le temps de la discussion et de la compréhension mutuelle est arrivé. En votant pour moi ils peuvent être certains que je ferai mon devoir de mettre tout en oeuvre pour y arriver.
*sourit à la dernière question*
Un mot doux ? Voyons voyons... J'aurai aimé vous rencontrer avant le dernier jour de vote...

AAP - Les résultats viennent de tomber, 6,4% pour vous, Gnia et Nicolas de Firenze au second tour. Une réaction sur ces deux faits ?

AdD - *Prends connaissance des résultats et sourit*
A vrai dire, je m'attendais à moins de 6.4%. C'est un très bon score lorsque l'on sait que je ne suis soutenu ni par Rome, ni par les organes parisiens.
Je n'ai à dire par contre sur le choix fait par ceux qui ont voté. J'espère simplement que celui qui deviendra Monarque saura rétablir la paix. Je leur souhaite bonne chance.
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Re: An de grasce 1461

Message par andaine le Sam 10 Aoû 2013 - 10:48

16/07/1461 Résultats du premier tour de l'élection royale


Résultats du premier tour de l'élection royale :

Nom Pourcentage
gnia 31.03 %
nicolas.df 27.23 %
felix_auguste 19.75 %
lanfeust86 13.57 %
alexandre* 6.4 %
geoffroy 1.47 %
merlin_dit_dozilus 0.56 %

gnia et nicolas.df accèdent au second tour.
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Re: An de grasce 1461

Message par andaine le Sam 10 Aoû 2013 - 10:49

17/07/1461 Un conseil sans régnant

Toulouse (AAP) - Le nouveau conseil toulousain ne réussit pas à nommer son régnant. En date du 24 juin, les résultats des élections comtales tombaient, donnant une majorité relative au parti Avenir avec 54% des voix. Cependant, le nouveau conseil réunit autant de membres de ce parti que du parti adverse TPJ. Les deux têtes de liste, Jean de Cetzes, héraut de Toulouse en charge de tout ce qui a trait à la noblesse, et Eric Aymercah (Eric.mrk), vicomte de Lordat et seigneur de Roquecourbe, ont porté leur candidature au trône.

Toutefois, l'égalité des voix pour la nomination du comte subsistant, il fallait trouver une solution. D'un côté, les membres Avenir clamaient que les résultats leur donnaient la majorité et ainsi que le nouveau régnant se devait d'être Eric. De l'autre, TPJ était prêt à accorder ses voix à Eric au lieu de Jean sous trois conditions.

La première : la promesse d'une allégeance à la couronne de France au travers de la régente Agnès de Saint Just dicte Gnia sans condition. La seconde : demander à l'armée du comte Riwenn de Castel Vilar de La Duranxie de quitter le comté et d'agir en conséquence en cas de refus. La dernière : la démission de la félonne de France Amellyne Von Ferradler et son passage devant le tribunal. En somme, "respect de la Grande Charte du Royaume de France et respect de l’intégrité du territoire Toulousain et de ses frontières."

Le vicomte a alors répondu qu'il ne pourrait agir ainsi qu'une fois sur le trône, réponse que le héraut a trouvé "insatisfaisante". Depuis, les deux camps insistent sans relâche sur les points mis en avant. S'ajoutent à ceux-ci entre autres la saisine déposée par la conseillère Catherines à la pairie concernant l'éligibilité d'Amellyne, l'annexion de Muret au profit de Toulouse, la traîtrise passée du conseiller Logann, les postes de chef de port et de Commissaire aux Mines vacants et la démission de la régente Louise. Au final, aucun ne semble vouloir faire de concession.

À cette allure, il reste à se demander si un régnant toulousain sera nommé avant le résultat des prochaines élections qui aura lieu dans moins de quarante jours.

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Re: An de grasce 1461

Message par andaine le Sam 10 Aoû 2013 - 10:52

20/07/1461 Rubrique Contes et Légendes contemporains

France (AAP) - Rubrique Contes et Légendes contemporains

La Légende dorée de 1265 est un ouvrage rédigé en latin par Jacques de Voragine 1228-1298. Il raconte la vie de plus de 150 saints et personnages sacrés. A travers cet article, voici la vie de Saint-Georges de Lydda, pourfendeur de dragons et glaive de la foi.


Saint Georges combattant le Dragon, par Paolo Uccello (ca. 1456).

« Un jour, Georges arriva dans une ville de la Libye nommée Silène (Silcha). Or, dans un étang voisin de la ville vivait un dragon redoutable qui, maintes fois, avait mis en déroute les armées envoyées contre lui. Parfois, il s'approchait des murs de la ville et empoisonnait de son souffle tous ceux qui se trouvaient à sa portée.

Afin d'apaiser la fureur du monstre et l'empêcher d'anéantir la ville entière, les habitants convinrent de lui offrir chaque jour deux brebis. Bientôt, les brebis vinrent à manquer et les habitants durent se contraindre à les remplacer par des jeunes gens tirés au sort. Aucune famille ne fut exemptée du tirage et le jour de l'arrivée de saint Georges, le sort désigna pour victime, la fille unique du roi.

Georges arrive ce jour où, la jeune princesse attachée à un rocher près de l'étang, va être victime du dragon. Monté sur son destrier, il brandit bien haut son étendard et se jette bravement sur le monstre avec une fougue telle qu'il le renverse au sol. Il dit alors à la princesse : « Mon enfant, ne crains plus et place ta ceinture autour du col de ce monstre ! ». La princesse fit ainsi et le dragon, se redressant, se mit à la suivre comme un petit chien qu'on mènerait en laisse. La bête fut ensuite conduite par la princesse jusqu'à la ville où elle fut décapitée. »

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Re: An de grasce 1461

Message par andaine le Sam 10 Aoû 2013 - 10:52

21/07/1461 [Royales] Bientôt la fin !

PARIS (AAP) - Lundi soir à 22H00 seront affichés les résultats du second tour des élections Royales secouant la France ces dernières semaines.

Au terme du premier tour, Agnès de Saint Just (Gnia) et Nicolas de Firenze (Nicolas.df) avaient obtenu suffisamment de voix pour avoir à se partager toute la semaine les votes du second tour. Afin de faciliter le travail des parieurs avec leurs pronostics, l'AAP a contacté tous les candidats perdants du premier tour par courrier, afin de savoir où allaient leurs préférences de vote. Voici ce qui en est ressorti.

Félix Auguste de Chéroy, ayant récolté au premier tour 19.75 % des voix, a appelé à voter pour Nicolas de Firenze.
Alexandre de Demessy, avec ses 6.4 % de voix au premier tour, a appelé à voter pour Nicolas de Firenze.
Merlin_dit_Dozilus quant à lui, a également appelé à voter pour Nicolas de Firenze, avec ses 0.56 % de voix.

Concernant les deux autres candidats, Geoffroy (1,47 %) étant en retraite spirituelle n'a pu exprimer son avis à la rédaction. Lanfeust de Troy (13,57 %), n'ayant pas daigné répondre aux courriers de la rédaction n'a pas non plus exprimé au journal et à ses lecteurs sa préférence en matière de vote. La rédaction remercie ceux pour qui les élections ont encore de l'importance et qui ont consentis à donner leurs avis.

Si les reports de voix laissent à imaginer une majorité pour Nicolas de Firenze, rien n'est moins sûr. Chacun des deux candidats encore en concurrence sait que ce calcul des votes est une science inexacte, comme l'histoire l'a déjà prouvé avec l'élection de feu Sa Majesté Vonafred au détriment du précédent règnant, Sa Majesté Eusaias de Blanc-Combaz. Les votants ne sont plus les mêmes, les sommes dépensées en conséquence changent également et alors que beaucoup se désintéressent des élections après la défaite de leur candidat favori, d'autres regagnés par l'espoir ou motivés par d'autres raisons votent davantage. Ainsi, jusqu'au dernier instant, tous les pronostics faits quant à la victoire d'un candidat peuvent basculer... Ou au contraire, demeurer tels quels.

Est-ce que l'histoire se répétera en faveur de l'actuelle régente et reyne de France ? Est-ce que son adversaire l'emportera dans les règles de l'art comme l'estiment certains ? Lundi soir, la France aura un nouveau régnant.

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Re: An de grasce 1461

Message par andaine le Sam 10 Aoû 2013 - 10:53

23/07/1461 Vive le Roi Nicolas de Firenze !

Paris (AAP) - Les résultats sont tombés !

Après deux semaines de campagne, un nouveau roi vient d'être élu en la personne de Nicolas de Firenze.

Le candidat a battu par 60,48% son adversaire Agnès de Saint Just dicte Gnia, épouse du défunt roi Eusaïas de Blanc-Combaz.

Le roi est mort, vive le roi !

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Re: An de grasce 1461

Message par andaine le Sam 10 Aoû 2013 - 10:53

23/07/1461 Résultat du second tour de l'élection royale

Résultat du second tour de l'élection royale

nicolas.1er est devenu le nouveau souverain de Royaume de France avec 60.48 % des voix !
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Re: An de grasce 1461

Message par andaine le Sam 10 Aoû 2013 - 10:55

27/07/1461 Rubrique Contes et Légendes contemporains

France (AAP) - Rubrique Contes et Légendes contemporains

Jean d’Arras (XIVe siècle) est un écrivain français qui est l'auteur du roman en prose écrit en 1393 La Légende de la Fée Mélusine, fondatrice de la famille des Lusignan. Mélusine est une fée des sources et des rivières mais aussi une fée bâtisseuse. C'est une fée mi-femme mi-serpent.


Mélusine surprise par son époux, par Julius Hubner (1844)

Après avoir enfermé son père Elinas, le roi d'Ecosse dans la montagne magique de Northumberland, sa mère Présine lui jeta un sort pour la punir : tous les samedis tu seras serpente du nombril au bas du corps. Mais si tu trouves un homme qui veuille bien te prendre pour épouse et promettre de ne jamais te voir le samedi, tu suivras le cours normal de la vie. Toutefois si ton mari vient à percer ton secret, tu seras condamnée à retourner au tourment jusqu'au jugement dernier.

Raymondin, neveu du Comte de Poitiers et fils du Comte de Forez, tue accidentellement son oncle en forçant un sanglier féroce. Aveuglé par la douleur, il chevauche dans la forêt et à minuit, rencontre à la fontaine de Soif trois femmes dont Mélusine. Elle le réconforte et lui propose de l'aider et de faire de lui un très puissant seigneur, à condition de devenir sa femme. De plus, elle lui fait jurer de ne jamais chercher à la voir le samedi. En gage, elle lui offre deux verges d'or qui « ont moult grand vertu ».

« La prospérité comble le couple. Mélusine en est l'artisan très actif, défrichant et construisant villes et châteaux forts, à commencer par le château de Lusignan. Ils ont aussi beaucoup d'enfants, dix fils dont plusieurs deviennent rois par mariage, tel Urian, roi de Chypre, Guion, roi d'Arménie, Renaud, roi de Bohême. Mais chacun a une tare physique au visage, comme Geoffroy à la grande dent, le sixième. »

Cependant, un samedi, alors que Mélusine et Raymondin vont à Mervent, le comte de Forez, frère de Raymondin, leur rend visite et s'étonnant de l'absence de Mélusine, l'accuse de déshonorer son mari ou d'être « un esprit faée ». Aveuglé par la colère et la jalousie, Raymondin perce de la pointe de son épée la porte de la salle où sa femme est enfermée et la voit en train de se baigner dans une grande cuve de marbre « qui estoit jusques au nombril en figure de femme et pignait ses cheveux et du nombril en aval estoit en forme de la queue d'un serpent ».

Comme il garde le secret de sa découverte, Mélusine peut encore rester avec lui comme avant. Raymondin, empli de remords, chasse son frère en le menaçant et disculpe Mélusine. Peu après, Geoffroy à la grande dent brûle l'abbaye de Maillezais et son frère Fromont qui était moine. Raymondin, furieux, s'emportant contre Mélusine, lui reproche publiquement d'être « une très fausse serpente » responsable des tares et des méfaits de sa progéniture.

Mélusine, dont la nature est dévoilée, doit quitter le château. Après des adieux émouvants et des recommandations prophétiques, elle s'envole par la fenêtre, se mue en serpente et va survoler la tour poitevine de Lusignan en poussant des cris déchirants. Elle reviendra pour s'occuper de ses enfants nuitamment et à l'insu de tout le monde (excepté les nourrices) et pour annoncer, trois jours avant, la mort d'un des siens.

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Re: An de grasce 1461

Message par andaine le Sam 10 Aoû 2013 - 10:56

05/08/1461 Rubrique Contes et Légendes contemporains

France (AAP) - Rubrique Contes et Légendes contemporains

La Licorne ou unicorme est une créature mythique. On dit qu'elle serait la monture des dieux et peut vivre jusqu'à mille ans. C'est l'emblème de la chasteté, de la pureté d'âme et de l'amour honnête ; et le symbole de la puissance, de la force et de la beauté. Elle est souvent représentée comme étant un cheval blanc et élancé avec une barbiche de bouc, arborant une corne spiralée sur son front qui constitue sa principale caractéristique, comme dans la célèbre tenture composée de six tapisseries datant du XVe siècle.


La dame à la licorne - La vue ( XVe siècle, laine et soie ) - Artiste inconnu

On raconte que la licorne était dotée d'un pouvoir magique : sa corne transformait les eaux polluées en eau potable et elle détectait les poisons. Voilà sans doute pourquoi l'on racontait qu'une licorne qui trempait sa corne dans un étang d'eau empoisonnée la purifiait aussitôt ; ou que la poudre de cette corne protégeait contre le poison et beaucoup de maladies ; et parfois même, pouvait ressusciter les morts.

la Licorne combattait violemment pour sa vie et contre la méchanceté des hommes qui la chassaient. Néanmoins la Licorne pouvait être apprivoisée par le contact d'une vierge. Ainsi, une jeune femme pure se rendait dans les bois et s'installait sous un arbre. Puisqu'elle était attirée par la pureté, la Licorne ne pouvait résister à l'appel de l'amour pur : et venait étendre sa tête sur les genoux de la vierge. Celle-ci chantait pour l'endormir. Une fois la Licorne apprivoisée, les chasseurs surgissaient alors pour la capturer et malheureusement aussi, l'abattre.

En fin de compte, n'importe qui pouvait s'approcher d'une Licorne, qu'il soit homme ou femme. Il suffisait de prendre contact avec la licorne, dans un but complètement désintéressé. Les licornes étaient à même de savoir qui pouvait les approcher et qui elles devaient fuir, puisqu'elles lisaient dans les rêves et les pensées. Voilà donc en réalité pourquoi les licornes étaient réputées être insaisissables. Car en fait, même bien intentionnés, la plupart des humains qui tenteraient d'entrer en contact avec une licorne le ferait avec une arrière-pensée pour en tirer un quelconque profit.

Ceci étant dit, désabusée par la cruauté et l'indifférence de l'Homme, la licorne a finalement fait choix de quitter la Terre. Mais il paraît néanmoins qu'elle demeure à l'écoute des êtres au cœur pur ; et qu'elle consent parfois à aider certains d'entre eux à réaliser leurs vœux. Car elle connaît bien les désirs du cœur. Elle ne reviendra vraiment visiter notre monde que lorsque la paix régnera à nouveau parmi les Hommes.

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Re: An de grasce 1461

Message par andaine le Ven 20 Sep 2013 - 18:46

12/08/1461 Rubrique Contes et Légendes contemporains

France (AAP) - Rubrique contes et légendes : Hagiographie de Saint Bocom, saint patron des hommes bafoués et protecteur de lui-même.

On sait peu de choses sur l'enfance de Saint Bocom, mais d'aucuns murmurent que ce dernier serait en réalité Artésien par sa mère et Normand par son père, ce qui devait déjà prédisposer son futur caractère. Échoué à Tournai, en Flandres - le hasard, diront certains, la volonté divine diront les autres - il montra très tôt son penchant pour ce qui sera l'une des majeures passions de sa vie : la nourriture. En effet, lors d'une collecte pour la fête d'Allo Ouine, tradition locale flamande, il s'avère qu'alors que son camarade Slystaline réclamait des bonbons, Bocom demandait du lard, sans doute le prémisse à l'institution de ses petites poignées d'amour.

Le Flamand d'adoption fut ensuite ouvert aux questions religieuses par le côtoiement de Sainte Cindy, jeune martyre de l'amour étant restée pendue toute une journée en taverne sans que personne ne puisse la décrocher. C'est dans le but de suivre son exemple qu'il décida de vouer sa vie entière à devenir un modèle pour ses pairs, et jugea que le meilleur moyen pour y parvenir était de s'autoproclamer saint. Se posa alors la question de son patronage, et, selon la légende, c'est sur une suggestion de Finn d'Pommières que s'imposa alors à lui cette idée : il serait le saint patron des hommes bafoués.

Diverses anecdotes étayent ce choix. Katina Choovansky, Flamande merveilleusement bien coiffée et bottée, explique que Saint Bocom souffrirait d'une malédiction se décomposant en trois étapes. Dans un premier temps, il semblerait qu'il agisse comme une sorte d'aimant à dévergondées (l'histoire retiendra notamment une bande d'Artésiennes), puis que celles-ci tentent courageusement d'extraire la veuve et les orphelins de ses braies, et que finalement, face à son refus, elles se retrouvent à lui lancer des cailloux. Quant aux femmes respectables, il suffit de sauter les deux premiers stades pour arriver directement à la lapidation, conséquence de nerfs échaudés par l'emploi par trop fréquent du mot "femelle" pour les désigner.

Conscient de son statut d'homme canonisé de son vivant, Bocom aime à parcourir les routes de France pour convertir les masses à son culte, aussi risquez-vous de le croiser un jour ou l'autre en taverne. En ce cas, rappelez-vous de ce conseil primordial : prière de ne pas le nourrir, sans quoi il se changera en troll.

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Re: An de grasce 1461

Message par andaine le Ven 20 Sep 2013 - 18:51

16/08/1461 Rubrique Contes et Légendes contemporains - 5

France (AAP) - Rubrique Contes et Légendes contemporains

le Roman de Renart (XIIIe siècle) n’est pas un roman. le roman était la langue que l’on parlait entre le latin et l’ancien français. Les textes de l’époque étaient écrits soit en latin, soit en roman. Ces derniers étaient d’abord appelés romans en références à la langue utilisée. Il se rapproche plus d'un recueil puisqu'il est composé d'un ensemble de récits rédigés en vers, le plus souvent en octosyllabes et avec des rimes. Il n'y a pas moins de trente auteurs qui mettent en scène des personnages tels que Renart, le héros qui est un goupil, Ysengrin, le loup qui est l’oncle et l’adversaire du héros, Tiécelin, le corbeau, Chantecler, le coq, Noble, le lion, etc.


Renart le nouvel (vers 1290-1300) - Jacquemart Gielee

Renart, Ysengrin le loup et le jambon

Quelques jours après son aventure avec Brun l'ours, Renart rencontra Ysengrin le loup.

- Comment allez-vous, beau cousin. Lui dit-il.
- Traître ! répondit Ysengrin, je vais vous faire payer les blessures de Brun l'ours...

Il tomba sur Renart et lui entama la peau de si belle façon, que le rusé jugea prudent de faire le mort et resta étendu dans la poussière du chemin.

- Dieu ! s’écria le loup, voici que je l'ai tué !

Il commençait à l’arroser de ses larmes, lorsque Renart releva la tête en humant l’air.

- Taisez-vous, pauvre sot ! lui dit-il avec des yeux brillants de convoitise. Je vois s’avancer un paysan portant un gros jambon. Courez vous cacher et laissez-moi faire : le jambon est à nous !

Et il se traîna lamentablement sur le chemin, comme s'il avait les reins brisés. Dès que le paysan l’aperçut, il voulut l’achever à coups de bâton, mais Renart fila vivement. Le vilain le poursuivit, laissant là son jambon qu’Ysengrin saisit aussitôt.

- Eh bien compère, dit Renart en revenant tout essoufflé, ai-je bien joué ce lourdaud ? Mais voyons un peu ce jambon.
- Le jambon ? dit Ysengrin en se pourléchant les babines, je n'en ai fait qu’une bouchée. Tenez, je vous ai gardé l’os...
- Scélérat ! s’écria Renart avec rage, non content de me laisser mort sur le chemin, vous avez dévoré ma part de ce jambon que je vous ai fait gagner !
- Mort, vous ne l’étiez qu’à demi et je puis achever la besogne céans, répondit Ysengrin en montrant ses crocs. Au large, voleur de poules !

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Re: An de grasce 1461

Message par andaine le Mer 23 Oct 2013 - 14:23

27/09/1461 Coup d’œil sur l'Artois

Paris (AAP) - Aujourd'hui, l'AAP lance un coup d’œil sur une région particulière au nord du royaume de France, l'Artois, comté ancien et atypique.

Le comté d'Artois est à ce jour peuplé de 650 habitants, ce qui est modeste, mais plutôt important pour ses 6 seules villes. La capitale est Arras, siège du pouvoir et lieu historique de nombreux épisodes de l'histoire de France. De part sa position et sa culture, l'Artois est depuis longtemps un comté autarcique, vivant et dynamique. De grandes animations sont régulièrement proposées par le fameux cabinet de divertissement d'Artois, appelée plus communément CAB, qui a su traverser les temps et les générations et même en période moins énergique donner un souffle d'air à cette terre. Nombreux sont les visiteurs chevronnés qui d'une halte, décident de poser balluchon dans ce ce comté atypique aux mœurs chaleureuses, bruyantes et endiablées.

D'un point de vue ressources naturelles, Azincourt, Bertincourt et Calais sont en bordure d'eau et possèdent des pêcheurs expérimentés, alors que Péronne détient un grand verger fourni et que l'immense forêt reliant Cambrai à Arras est exploitée pour son bois depuis des décennies.

Aux premières heures de l'histoire de France, l'Artois était alors un grand comté comptant plus de 10 grandes villes et s'étendant des plaines d'Antwerpen à Compiègne ! De sa division naquit le comté des Flandres siégeant aujourd'hui au nord-est de l'Artois et Compiègne devint ville champenoise après la Fronde que mena la Champagne face à la couronne de France en 1456. La ville d'Amiens quant à elle fut rayée de la carte après un terrible accident la rasant presque totalement et obligeant ses habitants à la quitter précipitamment.

L'Artois devint alors un simple comté alors que tant d'autres naissaient et grandissaient, mais dans l'esprit des Artésiens brûle encore cette nostalgie d'une grandeur passée et c'est pourquoi ce territoire est l'origine plusieurs grandes têtes, aimées ou détestées, mais au moins connus du Royaume.

Au bord de la Manche, l'Artois possède 2 ports, respectivement à Bertincourt et Calais et même si il a pris aujourd'hui du retard, il est néanmoins le premier comté à avoir amarré un navire et traversé la Manche pour exporter ses denrées et ses fameux fromages de chèvre.

L'Artois est aujourd'hui un peu plus dans l'ombre, encore dans une position ambiguë envers la couronne de France après la déclaration de son indépendance et ses multiples actions pour la revendiquer. D'ailleurs des festivités résonnent pour continuer à faire avancer ce Comté dans cette direction. Ancienne membre du Ponant, son départ du giron français date de la guerre et de la tentative d'invasion de l'Artois par des troupes royales, celles-ci envoyées pour punir l'adhésion de l'Artois à cette alliance jugée séparatiste. L'Artois n'est plus aujourd'hui membre de grandes alliances comme dans le passé mais entretient de bons rapports avec ses voisins flamands et d'outre-manche.

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Re: An de grasce 1461

Message par andaine le Mer 23 Oct 2013 - 14:26

17/10/1461 Coup d’œil sur la Guyenne

Paris (AAP) - Aujourd'hui, l'AAP lance un coup d’œil sur un duché en plein essor, tant économique que culturel : la Guyenne.

Bordée à l'ouest par l'Atlantique et à l'est par les comtés de Toulouse et du Rouergue, la Guyenne, ancienne possession anglaise, s'étend du nord de la Gascogne jusqu'au sud du Périgord Angoumois. Héritier de la Grande Aquitaine, d'où il tire son nom, (Aquitaine, Aguienne, Guienne, Guyenne) le duché au Léopard, son symbole, fut rattaché à la France après la Bataille de Castillon. Grand nombre de Français vont s'y installer et réformer tout le duché afin d'en faire un territoire pleinement français. C'est désormais 954 Guyennois que compte le duché du Sud Ouest de la France.

Ce duché en plein développement peut compter sur un apport financier et conséquent généré par deux mines d'or, l'une entre Montauban et Agen et la seconde entre Bordeaux et la Teste de Bush. Ces deux mines d'or sont elles-mêmes entretenues grâce à deux mines de fer que l'on trouve au nord de Bazas et au sud de Cahors et à deux carrières situées au sud de Blaye et à l'est de Marmande. Mais ce n'est pas tout, le duché pourra bientôt compter sur un arsenal apte à produire et vendre des navires de guerre afin d'accroître l'enrichissement du Léopard.

Depuis l'annexion de ce duché par la France, la Guyenne a connu une guerre quasi perpétuelle qui a forgé le caractère si dur de ses habitants. Alors que le parti français récemment installé en Guyenne rédigeait lois, chartes et établissait un ordre nouveau, le duché connut immédiatement des pressions bellicistes de la part de ses voisins. L'Armagnac et le Périgord débutèrent les hostilités en attaquant et annexant Agen pour l'Armagnac et Cahors pour le Périgord, mais les Guyennois reprirent leurs bonnes villes et les envahisseurs quittèrent leur territoire. Les Guyennois se souviennent aussi de l'armée franche montée en Béarn et menée par le mercenaire Falco venant défier Bordeaux. Le capitaine de Gascogne du moment, Namaycush, après avoir promis de venir aider la Guyenne, s'allia devant Bordeaux à l'armée franche menée par Falco. Les combats furent rapides et violents, mais le Léopard, avec le seul appui du Rouergue venu prêter main-forte, reprit son droit et chassa les deux armées. L'Histoire n'étant que répétition, le Périgord porta à nouveau le fer aux portes de la ville de Marmande. Maintes fois attaqué, le Léopard sut cependant toujours maintenir son territoire.

Cependant, la Guyenne dut faire face également à d'autres guerres, civiles cette fois. D'abord les Renards qui tentèrent de s'imposer par la force, mais qui furent chassés et durent trouver refuge en Berry. C'est pour faire face à ces querelles intestines et l'agressivité des provinces alentour que la Guyenne se tourna vers l'Alliance du Ponant. L'intégration de la Guyenne au sein de cette alliance stoppa net les velléités offensives de ses voisins, qui jusque là considéraient la Guyenne comme un terrain de chasse. C'est ainsi que débuta une ère de paix et de repos pour l'ancien territoire anglais, qui à force de guerre, avait contracté une dette de 150 000 écus. Hélas, lors de la déchirure entre les provinces Ponantaises et la Couronne de France, la Reine Nebisa imposa une régence au duché de Guyenne qui se divisa encore une fois en quittant le Ponant. Cette division entraîna des nobles guyennois à combattre la Régence et le pouvoir instauré par celle-là faisant éclater ça et là, des escarmouches et des révoltes. Cette période noire se termina par une bataille rangée devant les murs de Montauban, symbole de la Réforme en France, qui venait d'être offerte au comté de Toulouse, entre les forces comtales et les forces du Périgord face aux bourgeois montalbanais et leurs alliés.

Dès lors, le visage politique guyennois qui partait pour être figé, se modifia peu à peu sous le règne du Roi Vonafred, entraînant dans cette province de profonds changements qui amenèrent la Guyenne au rang des pays du Sud-Ouest les plus attachés à la Couronne de France, comme en témoigna sa fidélité sous le règne du Roi Eusaias. La vie religieuse, jusque là chaotique et marquée par les conflits entre Rome et les Aristotéliciens Réformés de la cité montalbanaise, se résigna quant à elle à une tolérance apparue comme nécessaire à la bonne marche du duché, et prit même un nouveau tournant quand le conseil de Guyenne répondit aux menaces et aux pressions romaines en se tournant vers l’Église de France.

Aujourd'hui, il semblerait que la Guyenne aspire à devenir l'une des provinces les plus stables du Royaume de France où il fait bon séjourner entre la Garonne et ses vignobles, en intégrant les différentes composantes comme autant d'atouts et de richesses qui lui permettent de se tailler une belle réputation en Europe.


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Re: An de grasce 1461

Message par andaine le Sam 14 Déc 2013 - 17:29

10/11/1461 Coup d’œil sur la Bourgogne.

Paris (AAP) - Aujourd'hui, l'AAP lance un coup d’œil sur un duché qui fut un modèle pour la France : la Bourgogne. 

La Bourgogne, ou la Bregogne en bourguignon-morvandiau, est un des plus vastes duchés de France. Situé entre le Berry et la Franche-Comté, au sud de la Champagne, cet ancien royaume est célèbre pour ses vignobles, son histoire et sa gastronomie. Ce duché tire son origine du royaume de Burgondie et du peuple germanique appelé Burgonde. La Borgogne, autre nom donné à ce duché, est un territoire riche d'histoires et de légendes.

Le duché de Bourgogne, malgré le morcellement important qu'il connut, retrait de l'Artois, de la Flandre, des Pays-Bas (désormais plus) bourguignons, de la Franche Comté, sut garder une économie florissante. Deux mines d'or, deux mines de fer et une carrière apportent quotidiennement leur part de richesse. Le marché de Dijon renommé pour son bétail ainsi que les deux ports fluviaux de Cosne et Nevers sont également sources de richesses pour le duché.

La Bourgogne, un duché de guerre. Après avoir perdu son indépendance, le duché de Bourgogne mené par le régent Goel fut l'un des premiers à suivre le coup d'état de Levan. Quelques années après, le Grand Caedes, bâtisseur de Champagne lança une fronde pour chasser Sa Majesté Levan de Normandie. Le Beau Cardinal, duc de Bourgogne, rallia le champenois, mais quitta le trône ducal afin de ne pas entraîner la Bourgogne dans cette guerre fratricide. De ces guerres fratricides, la Bourgogne en connut plus d'une. Ce fut en 1455 que le Lion de Juda, la compagnie Finefond et plusieurs bourguignons prirent Dijon et son palais. Il faudra plusieurs jours de combats acharnés pour que les bourguignons reprennent leur château. En 1457 le brigand Gmat et la compagnie mercenaire appelée Zoko mirent à feu et à sang le duché. En 1460 un autre bourguignon, Eusaias, déclencha une fronde contre le Roi Vonafred. Sa compagnie se pressa à Dijon suite à un désaccord avec le duc légitime et prit le pouvoir en la cité dijonnaise. En 1461 le Pape appela à la croisade contre la Bourgogne et durant plus d'un mois les croisés assiégeront la capitale bourguignonne. Les armées du Roi alliées aux armées régulières bourguignonnes dirigées par la duchesse du Charolais Angelyque de la Mirandole chasseront les croisés. Cette même année les groupes brigands appelés Fatum et Eldorado prendront Dijon aussi par la force.

Malgré tout cela, la Bourgogne a toujours su se relever, vite et bien. Les institutions de ce duché sont très impliquées à l'image du collège de la noblesse. Suivant de près la politique du duché, le collège nobiliaire est toujours très représenté dans les élections ducales, ce qui sans doute permet une certaine continuité et une certaine stabilité dans le duché de Jean Sans Peur. Une autre institution très implantée est l'ordre de mérite de la Toison d'Or, qui lui est moins politique mais plus militarisé. L'ordre en question fut le plus prestigieux ordre de chevalerie en France avant de devenir un ordre de mérite. Fondé par le duc Philippe le Bon lors de son mariage, cet ordre a toujours attiré à lui les grands de ce monde. Si aujourd'hui, du fait de la perte de son statut de "chevalerie" il a perdu de son prestige, l'ordre regroupe toujours les plus vaillants Bourguignons.

La Bourgogne berceau royaliste. Depuis le retour des élections royales il y a eu à la tête de la France deux bourguignons, Beatritz Castelmaure-Frayner et Eusaias Blanc-Combaz sur cinq monarques élus. De plus, la couronne s'est souvent attachée les services de bourguignons comme feue son Altesse Armoria, Grand Maître de France durant plusieurs années, son Altesse Marie Alice, ancien Grand Maître de France, mais aussi ancien Premier Secrétaire d’État et actuel Grand Écuyer de France. Le frère de cette dernière, le seigneur Enguerrand fut également Connétable de France et Grand Écuyer de France. Son Altesse Ingeburge est l'actuel Roi d'Arme de France, la duchesse Anne a dirigé durant des années le Secrétariat d’État. Le Grand Chambellan n'est autre que Charlemagne Von Frayner, fils de feue la Reine Béatritz. Le Grand Prévôt de France, le Prince Actarius vient également de s'installer en le duché de Bourgogne. La justice est quant à elle confiée à Elisabeth Stilton, elle aussi Bourguignonne. La Pairie a accueilli dans son cénacle : le duc Cardinal, la princesse Armoria, le duc Erikdejosselinière, la princesse Marie-Alice, le prince Actarius, la princesse Ingeburge, et la duchesse Angélyque.

Ancien Bélier de la Foi Aristotélicienne Romaine, la Bourgogne compte aussi parmi les duchés ayant quitté les rangs de l’Église Romaine pour se tourner, à l'instar de la Guyenne, vers une Église de France que les Bourguignons estiment plus honnête et plus juste.

Le Grand Duché d'Occident, son surnom, reste encore et toujours malgré ses évolutions et ses changements, un duché fort et stable.

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Re: An de grasce 1461

Message par andaine le Ven 10 Jan 2014 - 18:10

17/12/1461 Coup d’œil sur le comté de Toulouse

Toulouse (AAP) - Aujourd'hui, l'AAP lance un coup d’œil sur un comté du Sud en plein essor : Toulouse.

Le comté de Toulouse fut créé en 778 par Charlemagne, au lendemain de la défaite de Ronceveaux. Le territoire fut organisé pour défendre le royaume contre les vascons. En 781 le comté de Toulouse fut incorporé au puissant royaume d'Aquitaine tenu par Louis, fils de l'empereur Charlemagne.

Les comtes du Rouergue, possesseurs du comté de Toulouse se le transmettent héréditairement. C'est suite au décès de son frère Guillaume IV en 1094 que le Comté Raymond hérite du comtat de Tolosa. C'est à ce moment que le territoire gagne en puissance. La principauté est confiée au fils du comte Raymond quand celui-ci part en croisade. Ce fut également une croisade chez lui qui fit perdre au comté de Toulouse son indépendance.

An de grâce 1177, Raymond V contacte l'abbaye des Cîteaux, un des plus grands centres spirituels d'Europe basé en Bourgogne et berceau de l'ordre cistérien. Dans sa lettre le riche comte de Toulouse y dénonce la progression des Cathares sur ses terres. En 1208, le légat Pierre de Caselnau est assassiné après avoir excommunié le comte Raymond VI qui refusait de prendre des mesures contre les cathares, éclata alors la croisade des Albigeois. Le royaume de France ainsi que les forces de l’Église Romaine mènent une expédition contre les cathares. La maison Trancavel, le Royaume d'Aragon, le comté de Foix, le comté de Comminges et le vicomté du Béarn s'unissent avec les cathares. Quant au comte de Toulouse Raymond VI, il fut d'abord excommunié ainsi que tout son comté pour avoir refusé d'aider les autorités ecclésiastiques dans sa lutte contre l'hérésie. La mort du légat en 1208 entraînera un changement de position du comte. Celui-ci ayant été accusé personnellement de ce crime n'a plus d'autre choix que de s'humilier publiquement sur le parvis de l'église Saint Gilles. Il s'y fait fouetter alors qu'il n'est vêtu que de chemise et de braies et promet de servir la croisade afin de conserver ses titres et ses terres. Le comté de Toulouse sera quand même annexé par la France peu de temps après cette terrible croisade.

Ce n'est cependant qu'en 1456 que les institutions françaises prennent plein pied en ce comté. Le Roi Levan de Normandie accepta l'allégeance du rusé Knightingale le déclarant par la même : Prime Comte de Toulouse. Le premier héraut du comté fut l'actuel prince d'Andore Natale Dario d'Ibelin. Depuis, vingt-et-un comtes différents ont succédé au "Rusé" le dernier en date étant le Riche Comte Jean de Cetzes dit le Bien Aimé. Parmi ces comtes, les toulousains se souviennent d'Amael Sanche qui vit son baptême annulé car l'évêque était proche du parti opposé. Afin de ne pas être en tort vis-à-vis de la Grande Charte, il dut dénoncer le concordat toulousain, mais ce fut peine perdue et il dut quitter ses fonctions sous la menace. Parmi les destitués, Toulouse compte aussi le vicomte Eric qui fut renversé par les toulousains alors qu'il exerçait une "tyrannie" dans le comté selon les assaillants. Ou encore la comtesse Amellyne chassée de Toulouse par une compagnie de mercenaires menée par Thoros.

Possesseur d'une mine de fer, se trouvant entre Foix et Castelnaudary, d'une mine d'or proche de Toulouse et d'une mine de pierre entre la cité d'Albi et la bonne ville de Castre, Toulouse a dû se doter d'économistes ingénieux afin d'engranger plus de richesses. Toulouse possède également un parlement composé de capitouls, des élus issus du peuple ayant pour but d'assister le maire et le comté, permettant ainsi un brassage important d'idées qui est fort utile au développement. De plus, Toulouse possèdera sous peu un chantier naval important qui lui permettra d'organiser une flotte capable de s'aventurer sur l'océan.

Le comté de Toulouse est un comté "conquérant" qui par le passé n'a pas hésité à annexer plusieurs villes et hameaux comme Montauban ou encore Muret. Sa compagnie d'ordonnance qui fut si souvent décriée doit désormais figurer parmi les armées les plus fortes au sein du royaume de France. Le caractère fort de ce comté a aussi réussi à séduire plusieurs mercenaires bien connus qui s’installent peu à peu en la cité de Toulouse.

Sur un plan religieux, la croisade contre les cathares, l'interdiction de baptême du comte Amael Sanche, l'appel à la croisade contre feu le roi de France, la volonté de prise armée de la cathédrale par l'évêque Bayard, auront fini par briser l'influence romaine sur le comté. Ce fut sous la comtesse Louise que l'archevêché de Toulouse fut placé sous la responsabilité de l’Église de France en la personne du prince de Clichy, Sancte Iohannes. Cependant, toutes les religions y sont accueillies, car Toulouse se veut être une terre d'accueil et de respect.

D'un petit comté souvent malmené, le comté de Toulouse est devenu une province respectée, forte économiquement et militairement. Malgré les épidémies et la chute démographique touchant le royaume, et dont Toulouse n'est point épargné, les centres-villes et les places publiques sont régulièrement bondés et lieu de nombreuses activités.

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